31/03/2020

Les vecteurs de transmission, le cash banni?

Parmi les vecteurs de transmission du Covid-19, le cash, soit le paiement en liquide, semble être accusé de tous les maux.

Si l'argent plastique semble devoir être privilégié pour les raisons que l'on sait en période de pandémie ou d'épidémie, il n'est pas vrai que le cash soit un risque mortel pour l'homme en temps normal. Sinon que dire de la poignée de main alors? Que dire des barres de bus et de métro? Que dire de nos interactions sociales en des lieux confinés? Que dire de nos rapports intimes et amoureux qui ne se limitent pas forcément à un seul et unique partenaire sexuel?

Je m'insurge contre le fait d'utiliser la pandémie pour en réalité tuer la monnaie liquide. Il n'est pas question pour moi, au nom des libertés personnelles, que l'Etat fouineur puisse suivre à la trace tous mes déplacements, tous mes achats, toutes mes dépenses, et éventuellement toutes mes rentrées et sorties d'argent. Cela pour des raisons évidentes de la protection de la sphère privée alors que, dans le même temps et sur le Dark Net, les mafias continuent à déplacer des sommes colossales d'argent sale, que les très riches usent de faux comptes et de couvertures bidons pour cacher une bonne part de leur fortune.

Pour ma part, je suis près à suivre toute initiative populaire qui demandera dans le futur à ce que le cash reste un droit élémentaire de paiement pour les citoyens et citoyennes. Il n'est pas question, à mon avis, que les Etats se servent de la peur des gens pour restreindre encore davantage les libertés du peuple et le contraindre au paiement électronique en toute situation.

Protéger la monnaie, c'est protéger les petites gens contre les tentatives de flicage des puissants tandis qu'eux, les puissants, s'enrichissent en manipulant, en pleine pandémie, les cours de la Bourse (qui devrait normalement s'affoler vers le bas au lieu de remonter la pente si des mille milliards de dollars reçus des Etats ne tombaient pas miraculeusement dans leurs bas de laine...et l'Etat c'est donc nous tous et nous toutes qui allons le payer par une inflation et donc un prix des marchandises partant à la hausse sans compensation de salaire. Vous savez bien la fable des patrons très riches qui répondent aux syndicats que la crise les ont mis au bord de la faillite et qu'ils ne peuvent donc pas vous augmenter bien que les prix augmentent partout. Comme nous, les travailleurs et travailleuses on n'est pas sensé être au courant des aides reçues et pour quel montant nos patrons auront été indemnisés pour eux-mêmes et l'entreprise, on ne pourra même pas contester leurs pleurnicheries avec nos maigres paroles s'envolant dans le vent...

Bref, braves gens, résistez à la tentative de mettre les citoyens et citoyennes au paiement obligatoire par carte. C'est une des dernière liberté pour le maçon ou le peintre ou je ne sais qui d'autres de faire des petits travaux sympas le samedi pour donner un peu plus de pouvoir d'achat à sa petite famille. Quant au pourboire pour les serveurs et serveuses de restaurer, adieu Berthe... C'est pas que cela me touche directement, puisque notre cher patron a institué que les pourboires restaient dans la poche des serveurs dans son restaurant (on sait bien les avantages, pour lui, de cette décision très inégalitaire pour ne pas dire scandaleuse. Pour ceux qui n'aurait pas compris le pourquoi, réfléchissez avec votre tête). Comme je ne suis pas un sale égoïste de cuisinier, je pense quand même aux serveurs et serveuses qui n'auraient plus de pourboire si la carte bancaire devenait l'unique moyen de paiement.

A méditer, chères amies et amis lectrices et lecteurs.

 

 

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