03/04/2020

A trop vouloir se protéger nous tuons notre système immunitaire

Les virus et les bactéries sont au fondement même de la vie.

Tout le monde le sait. Si nous devons clairement nous battre contre Covid-19 en ralentissant au mieux ses effets dévastateurs grâce aux médicaments et peut-être un vaccin (étonné que la Suisse ne parle toujours pas du BCG de façon officielle pour tenter de lutter contre SARS-COV2), il est cependant un peu fou de prétendre que nous lutterons efficacement contre la maladie en essayant de vivre dans un milieu le plus stérile possible.

Restreindre drastiquement nos contact aux bactéries, ne plus s'exposer aux virus par des désinfections permanentes de tous nos lieux de travail et à la maison, ne renforcent pas nos défenses immunitaires mais au contraire les affaiblissent.

Je rappelle ici le rôle des vaccins. Nous introduisons la maladie, très affaiblie, dans notre corps pour que celui-ci s'exerce et se prépare à combatte contre une charge de l'ennemi (exposition au virus) en développant des anti-corps (notre armée de fantassins qui nous permettra de survivre face à l'exposition à la maladie) d'où la nécessaire prudence et les essais cliniques demandant un certain délai avant l'entrée officielle du vaccin sur le marché. Il ne faut, bien entendu, en aucun cas rajouter du mal au mal. Donc doser et trouver la formule magique qui permettra de lutter efficacement contre un virus tout en restreignant drastiquement les risques de complications chez le vacciné.

Vouloir vivre en milieu aseptisé, se désinfecter sans cesse et à tous moments, ne plus exposer notre corps aux bactéries et virus, ne fait pas de nous des femmes et des hommes plus fortes et plus forts. Au contraire, nous deviendrons peu à peu et au fil des mois des proies faciles pour Covid-19, voir d'autres bactéries et virus, vu notre affaiblissement immunitaire général. Il nous faut absolument garder un juste milieu et ne pas tomber dans la parano du tout désinfecté. Il nous faudra aussi retourner à nos habitudes occidentales, soit oser se serrer la main, se donner des bisous, s'échanger nos microbes et bactéries une fois Covid-19 vaincu tout en respectant les règles d'hygiène de base et essentielles que nous avons développées au fil des décennies.

Pour celle et ceux qui resteraient sceptiques face à mes explications, je vous mets en lien une page des HUG concernant le fonctionnement d'un vaccin. A tout hasard, cela pourrait aussi relancer cette idée de faire un rappel du vaccin BCG sur les personnes à risques, les personnes les plus exposées (médecins, infirmières), ainsi que la population la plus exposée aux complications provoquées par Covid-19. Personne n'est encore certain de l'efficacité à large échelle du BCG contre Covid-19 mais explorer cette piste me semble nécessaire en attendant l'existence d'un vaccin typique contre Covid-19. Nous devons pouvoir retourner au travail, nous divertir, et revivre normalement le plus rapidement possible. Il en va de la survie de notre Civilisation. Les guerres civiles et internationales seront inévitables si la moitié de l'humanité se retrouve au chômage et n'a plus de moyens de survie, que nos économies s'effondrent, et que les "pestiférés" seront chassés du domaine public comme des personnes n'ayant plus droit d'exister.

Nous avons besoin de "soldats mémoire" dans notre corps contre les virus et les bactéries. En désinfectant sans cesse nos mains, en chassant partout bactéries et microbes, nous tuons aussi notre forteresse, nos fantassins intérieurs qui forment notre patrimoine immunitaire.

Il nous faut combattre le virus. L'éviter à tout prix c'est le principe du soldat qui se cache dans son trou et qui finit à la fin mort parce que le virus sera finalement venu le débusquer. Deux ans ou trois ans à nous cacher c'est impossible à tous les niveaux. Affronter le virus en face à face c'est sans doute notre seule chance réelle de survie en tant que Civilisation. Mais pour le combattre au mieux, il ne faut pas y aller à poil à la "suédoise" sans les bons soldats prêts au combat à l'intérieur de notre corps. D'où la nécessité d'un vaccin existant que l'on connaît depuis 100 ans qui pourrait s'avérer, peut-être, la première ligne de défense de notre Civilisation face à ce satané virus.

https://www.hug-ge.ch/node/4986/explication

 

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Jeune sportive romaine au temps d'Octavius Augustus vers l'An 0 de notre ère.

 

 

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