03/04/2020

EMS-Secours

J'ai fait un crash-test

pour ma santé.

 

Si longtemps que je n'avais

plus fait une marche d'altitude,

une marche en solo,

une marche pour voir

si le vieux était encore vert,

pour voir si mes vieilles guiboles

pouvaient grimper sans pause

jusqu'au sommet des cimes,

pour voir si le chrono

pouvait être un chrono correct

de jeune marcheur entraîné,

pour voir si mon coeur

était toujours solide,

pour voir si mes poumons

tenaient encore la route.

 

Et ce fut totalement déroutant.

Un parcours de quatre heures

aller-retour,

un parcours sur les chapeaux de roue

réalisé en deux heures dix

comme si de rien n'était.

La forme d'un jeune homme

dans le corps d'un vieux.

 

Je suis apte au combat.

Coronavirus me voilà.

Si tu as besoin de moi

dans ton home,

dans ton hôpital,

je réponds présent.

S'il manque une personne

dans ton EMS

à la cuisine,

au nettoyage,

à la cantine,

je suis ton homme.

 

Ecris-moi sur mon e-mail.

Je te répondrai prêt au combat.

 

P.S. toute personne ayant connaissance d'un manque de personnel dans un EMS (en Suisse) peut transmettre à la direction. Je suis pour le moment en chômage technique, donc disponible très rapidement.

 

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Transmission

 

Tu regardais ailleurs.

Tu semblais avoir peur.

Peur de t'exposer,

Peur de te risquer,

Peur d'aimer,

Peur de mourir d'amour.

 

Parce que l'amour fait mal aussi.

Parce que l'amour blesse aussi.

Parce que l'amour tue aussi.

Tu ne voulais plus

te laisser contaminer

par peur de tout ça.

 

Et puis, tout doucement,

je me suis laissé contaminer

à ton contact, à ton sourire,

à tes lèvres, à ton rire.

Tu as franchi mes barrières.

Tu m'a foutu ton virus aux fesses.

J'ai lâché prise.

J'ai perdu pieds.

Je suis tombé dans ton ivresse

et je me suis laissé pénétrer

par ton virus transmissible.

La contagion s'est disséminée

à tout mon corps.

Mon coeur s'est mis à battre

au diapason de ton coeur.

Ton virus m'a donné

cette force invincible

de me battre dans l'adversité

et d'aller au contact,

de croire à tes mots d'amour,

de croire à mes actes avec toi

malgré le milieu totalement infecté

par le manque d'amour

et le tout dédié au sexe tarifé.

 

Si je n'avais pas accepté

le risque de nous aimer

il n'y aurait pas eu d'histoire

entre toi et moi.

Si tu n'avais pas regardé

pour de vrai

ce type esseulé au coin du bar

il n'y aurait pas eu contact

autre que deux objets sexuels

se donnant du plaisir

pour quelques minutes.

 

Mais le virus est entré.

Peu à peu la fièvre

a envahi nos corps.

Mais le virus est entré

Peu à peu nos coeurs

ont créé une danse virale

donnant son sens et son origine

à notre rencontre.

 

Tu aurais pu passer à côté.

J'aurais pu t'ignorer.

Je serais rester seul au monde.

Tu aurais continuer

à jouer tes tours de passe-passe.

Tu serais seule aujourd'hui

face au danger, face à la maladie,

face à la perte de travail,

face à l'absence d'argent.

 

Tu sais que je suis là.

Je sais que tu es là.

Même loin l'un de l'autre,

même à l'autre bout du monde,

le virus de l'amour tient bon

et ne s'en va pas.

Nous avons développé nos anticorps

contre la perte des sentiments

et les tentations

dues à la longue absence.

Notre mémoire se souvient

de tous nos instants volés.

Nos corps se souviennent

de notre magie ensemble.

Et nous en redemandons encore.

Et nous voulons encore

nous laisser contaminer

par le virus de notre amour.

Nous attendons ce jour

où de nouveau nous prendrons

une nouvelle dose d'amour

par nos corps à corps effrénés.

 

Pour cela, nous devons vaincre

les barrières et les frontières

qui nous séparent aujourd'hui.

Pour cela, nous devons détruire

l'ennemi qui a fermé le bar,

l'ennemi qui tué la vie dans la rue,

l'ennemi qui nous a imposé le confinement

avec nous-mêmes,

l'ennemi qui nous a éloigné,

l'ennemi qui a envahi le monde

semant sa terreur et la mort partout.

 

Ils disent que ce n'est pas une guerre

parce qu'ils pensent qu'une guerre

c'est toujours des bombes,

des chars d'assaut, des avions,

des navires, des soldats

qui se jettent les uns contre les autres.

Ils disent que ce n'est pas une guerre

parce qu'ils pensent que la guerre

c'est des hommes contres des hommes.

 

Mais moi je sais que c'est une guerre.

La plus terrifiante des guerres

qui éprouvent nos âmes,

détruit nos relations humaines,

sèment l'instinct de survie et de destruction

face à nos soeurs et nos frères

sur la planète entière.

Une guerre intime pour que l'amour

l'emporte sur la haine

malgré le risque de mourir;

Une guerre intime pour que la solidarité

l'emporte sur l'égoïsme

malgré les privations et la peur de manquer;

Une guerre intime pour que le savoir circule

et l'emporte sur les brevets

malgré les rivalité et le désir d'être le premier

à découvrir l'arme fatale;

Une guerre intime pour que la vie

l'emporte sur la mort

grâce à une Humanité

qui comprends l'immensité de l'enjeu:

 

Notre victoire fantastique contre l'ennemi commun

ou la disparition programmée de notre Civilisation.

 

Rien de moins. Rien de plus.

 

Alors viens et rentre dans cette danse.

 

Tu regardais ailleurs.

Tu semblais avoir peur.

Peur de t'exposer,

Peur de te risquer,

Peur d'aimer,

Peur de mourir d'amour.

 

Tu es là

même à mille kilomètres de moi.

Tu es là.

Et je te l'écris sur le marbre

pour que tu t'en souviennes:

 

Nous allons gagner cette guerre.

 

 

 

 

 

A trop vouloir se protéger nous tuons notre système immunitaire

Les virus et les bactéries sont au fondement même de la vie.

Tout le monde le sait. Si nous devons clairement nous battre contre Covid-19 en ralentissant au mieux ses effets dévastateurs grâce aux médicaments et peut-être un vaccin (étonné que la Suisse ne parle toujours pas du BCG de façon officielle pour tenter de lutter contre SARS-COV2), il est cependant un peu fou de prétendre que nous lutterons efficacement contre la maladie en essayant de vivre dans un milieu le plus stérile possible.

Restreindre drastiquement nos contact aux bactéries, ne plus s'exposer aux virus par des désinfections permanentes de tous nos lieux de travail et à la maison, ne renforcent pas nos défenses immunitaires mais au contraire les affaiblissent.

Je rappelle ici le rôle des vaccins. Nous introduisons la maladie, très affaiblie, dans notre corps pour que celui-ci s'exerce et se prépare à combatte contre une charge de l'ennemi (exposition au virus) en développant des anti-corps (notre armée de fantassins qui nous permettra de survivre face à l'exposition à la maladie) d'où la nécessaire prudence et les essais cliniques demandant un certain délai avant l'entrée officielle du vaccin sur le marché. Il ne faut, bien entendu, en aucun cas rajouter du mal au mal. Donc doser et trouver la formule magique qui permettra de lutter efficacement contre un virus tout en restreignant drastiquement les risques de complications chez le vacciné.

Vouloir vivre en milieu aseptisé, se désinfecter sans cesse et à tous moments, ne plus exposer notre corps aux bactéries et virus, ne fait pas de nous des femmes et des hommes plus fortes et plus forts. Au contraire, nous deviendrons peu à peu et au fil des mois des proies faciles pour Covid-19, voir d'autres bactéries et virus, vu notre affaiblissement immunitaire général. Il nous faut absolument garder un juste milieu et ne pas tomber dans la parano du tout désinfecté. Il nous faudra aussi retourner à nos habitudes occidentales, soit oser se serrer la main, se donner des bisous, s'échanger nos microbes et bactéries une fois Covid-19 vaincu tout en respectant les règles d'hygiène de base et essentielles que nous avons développées au fil des décennies.

Pour celle et ceux qui resteraient sceptiques face à mes explications, je vous mets en lien une page des HUG concernant le fonctionnement d'un vaccin. A tout hasard, cela pourrait aussi relancer cette idée de faire un rappel du vaccin BCG sur les personnes à risques, les personnes les plus exposées (médecins, infirmières), ainsi que la population la plus exposée aux complications provoquées par Covid-19. Personne n'est encore certain de l'efficacité à large échelle du BCG contre Covid-19 mais explorer cette piste me semble nécessaire en attendant l'existence d'un vaccin typique contre Covid-19. Nous devons pouvoir retourner au travail, nous divertir, et revivre normalement le plus rapidement possible. Il en va de la survie de notre Civilisation. Les guerres civiles et internationales seront inévitables si la moitié de l'humanité se retrouve au chômage et n'a plus de moyens de survie, que nos économies s'effondrent, et que les "pestiférés" seront chassés du domaine public comme des personnes n'ayant plus droit d'exister.

Nous avons besoin de "soldats mémoire" dans notre corps contre les virus et les bactéries. En désinfectant sans cesse nos mains, en chassant partout bactéries et microbes, nous tuons aussi notre forteresse, nos fantassins intérieurs qui forment notre patrimoine immunitaire.

Il nous faut combattre le virus. L'éviter à tout prix c'est le principe du soldat qui se cache dans son trou et qui finit à la fin mort parce que le virus sera finalement venu le débusquer. Deux ans ou trois ans à nous cacher c'est impossible à tous les niveaux. Affronter le virus en face à face c'est sans doute notre seule chance réelle de survie en tant que Civilisation. Mais pour le combattre au mieux, il ne faut pas y aller à poil à la "suédoise" sans les bons soldats prêts au combat à l'intérieur de notre corps. D'où la nécessité d'un vaccin existant que l'on connaît depuis 100 ans qui pourrait s'avérer, peut-être, la première ligne de défense de notre Civilisation face à ce satané virus.

https://www.hug-ge.ch/node/4986/explication

 

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Jeune sportive romaine au temps d'Octavius Augustus vers l'An 0 de notre ère.