04/04/2020

Les martyrs de la guerre à Sars-Cov2

J.F. Mabut, journaliste de la TdG et blogueur sur la même plate-forme, se demande, comme beaucoup d'autres, si le combat contre Covid-19 est une guerre bien spéciale et si, partant, on peut parler des martyrs de cette maladie puisque toutes les maladies mortelles sont difficilement supportables pour le malade et pour les proches.

Dans une guerre "normale" il y a des héros et des lâches; des maîtres en stratégie et des généraux catastrophiques; des bataillons au combat; des écrivains qui racontent la guerre sous forme de notes ou de roman-réalité; des journalistes qui narrent heure après heure, jour après jour, les avancées ou le recul contre l'ennemi, la comptabilité des morts et des blessés, les vérités et les contre-vérités ou les fake-news, les ordres et les contre-ordres, la posture héroïques de certains soldats touchés morts au front et la douleur des proches qui n'ont pas pu dire au revoir à leurs fils, leur filles, leur père ou leur mère sur le champ de bataille; il y a aussi des hôpitaux de campagne ou de fortune qui sont créés de toute urgence, des navires de guerre hospitaliers, et du personnel admirable qui sauvent des vies ou atténuent les souffrances des blessés.

Si on tient compte de tous ces éléments, alors oui Monsieur Mabut, nous sommes bien dans une guerre contre un ennemi invisible qui déstabilise toute notre Civilisation et qui pourrait même la détruire si nous ne parvenons pas rapidement à le détruire ou au moins à la contenir de façon à ce qu'il ne puisse plus nuire autant à l'Humanité.

Et si demain, nous pourrons nous souvenir de ce temps-là, alors oui, nos morts seront des martyrs comme ceux du 11 septembre ou du 11 novembre tombés subitement sous les actes de terroristes. Médecins, infirmières, ambulanciers, vendeurs, vendeuses, militaires, policiers, ouvriers et ouvrières, et tant d'autres professions se donnant corps et âmes et se sacrifiant pour la survie de la société, mais aussi nos aînés, nos vieux, cloisonnés dans des EMS et condamnés par manque de place dans les hôpitaux et sacrifiés.

Alors oui, sur toute la Terre, nous pourrons tenir dans le monde entier une commémoration du souvenir pour les martyrs du Covid-19. La seule difficulté ce sera de trouver la date mondiale acceptée de tout le monde. Et la meilleure des dates sera celle où la première victime recensé du SARS-COV2 a été officiellement déclarée morte du virus à Wuhan en décembre 2019.

http://jfmabut.blog.tdg.ch/archive/2020/04/03/guerre-d-av...

 

 

Petits délires entre ami-e-s

Il y a toutes sortes de façon de tourner en dérision ce possible futur avec port obligatoire du masque sanitaire.

Je me suis un petit peu amusé dans mon ennui. Que les âmes offusquées qui n'aimeraient pas mon genre d'humour se rassurent. Le masque utilisé dans les clichés ci-dessous est périmé et inutilisable pour le corps médical.

J'ai poussé un peu plus loin le sens du confinement. Après tout mieux vaut rire de la situation qu'en pleurer. Ne trouvez-vous pas?

Et puis il y a le port du masque et, si on inverse le sens des mots, il y a le masque du porc, enfin le masque d'un artiste amoureux.

 

20200404_153551111.jpg

Petite Marmotte au travail cherchant à grignoter ma racine.

 

20200404_1535511111.jpg

Elle a encore faim de la mienne, il y a quelque chose de très rassurant.

 

20200404_15355111111.jpg

Chérie, je suis totalement navré. J'ai envie de toi mais ils m'ont confiné chez moi.

 

20200403_113528888888.jpg

Tu me trouves toujours à ton goût, Petite Marmotte?

 

 

 

 

Les gens se masquent et se ferment

Petit tour ce matin dans mon supermarché de village.

Première constatation. Près d'un tiers des personnes présentes portaient un masque, y compris des masques professionnels normalement réservés au corps médical qui semble en manquer cruellement...

Deuxième constatation. Aux "bonjours" des jours précédents qui semblaient presque tout nouveau pour certaines personnes, a succédé un silence et des regards qui en disent longs: "toi t'approches pas davantage de moi" sans aucune lueur de complicité et d'empathie dans les yeux pour la personne dont le regard est destiné. C'est du très sérieux. Je ne plaisante plus du tout semblent vouloir dire certaines personnes à d'autres personnes.

Le masque en milieu urbain est sans doute la pire chose qui puisse agresser nos anciennes habitudes et nous rendre encore plus atteints moralement face au coronavirus. Nous avons besoin de mettre un visage sur les gens qui nous croisent et avec qui l'on parle. Si certains Asiatiques s'y sont habitués pour lutter contre les maladies des bronches due à une pollution excessive de leurs villes, nous les Occidentaux ne pouvons nous résoudre à le porter ce foutu masque. Même sur une base volontaire, ce geste nous crée un problème psychologique.

Il nous semble qu'avec ce geste anti-rebelle au possible (l'exact geste d'inversion des rebelles anti-systèmes masqués) nous devenons peu à peu et toujours davantage des robots humains obéissants à la Loi pandémique et nous croisons les gens, nos voisins, nos semblables, dans l'indifférence la plus totale. En dehors de notre cercle de contacts habituels, nous voyons les autres non plus comme des individus aimables mais au contraire menaçants et dangereux pour notre propre survie. 

J'espère que le port du masque ne deviendra jamais une obligation décrétée par les autorités pour tout l'espace public en Suisse. Car cela signifierait aussi que nous pourrions dire adieu à nos bars, pubs, restaurants, terrasses. Un enterrement à long, voir très long terme, de la vie sociale et conviviale...

Je demande d'ailleurs à l'émission 120 minutes spécial coronavirus de nous préparer un sketch désopilant autour de cette histoire de bière et d'asperges puisque c'est de saison pour cette dernière. Comment il serait possible de s'enfiler une pointe d'asperge verte au restaurant du coin quand il est interdit de se démasquer dans un lieu public. Une sorte de ceinture de chasteté portée à notre bouche... Je vois le sketch mais il faut le réaliser pour le public.

Et Vous, chères concitoyennes et concitoyens, vous avez déjà réussi à boire une bière ou manger un spaghetti aux palourdes avec un masque et des gants de chirurgien?

On essaye avec le chocolat? La vidéo date du 3 juin 2019. Visionnaire la demoiselle. Cela vaut la peine de prendre le temps de visionner sa vision du masque. C'est assez hilarant.

 

 

 

Résident de Mars

Je me réveille

et c'est comme si le soleil

prenait des airs funestes

en ces temps de peste.

 

Je me lève.

Je fais les cents pas.

Un peu de gymnastique.

Mon corps est vivant

mais la vie est morte

tout autour de moi.

Mon corps n'a plus d'importance.

Mon esprit voyage dans le virtuel.

Les rires et les caresses,

le sexe et les baisers,

se déroulent sur des écrans.

Mais les filles sont ailleurs.

 

Si j'étais résident de Mars

ce serait idem.

Si j'étais perdu dans l'univers

ce serait idem.

Je regarderais la Terre

de là-haut avec ces humains

dont je n'ai plus accès.

Je regarderais mon humanité

du haut de mon Sputnik

perdu dans l'espace,

perdu dans la galaxie.

 

Et j'aurais la fièvre

pour trouver une solution

afin de revenir sur Terre.

Et je n'aurais

qu'une seule idée en tête.

M'échapper de Mars.

Rejoindre mes soeurs et frères humains.

 

Au lieu de ça,

il y a celles et ceux

qui n'ont que la haine dans la bouche.

Au lieu de ça,

il y a celles et ceux

qui restent racistes, égoïstes,

horriblement vulgaires,

et qui restent en plus

sur les plateaux TV

pour garder la gloire

et le succès.

 

Sais-tu que de là-haut

les humains sont invisibles,

réduits à rien du tout,

à de microscopiques choses

qui bougent sur la Terre?

 

Sais-tu que nous sommes

si peu de choses

devant l'immensité du monde?

Sais-tu que tu devrais te taire

si tu ne sais pas parler

alors que l'Humanité est en danger

de disparaître?

 

Tu veux encore ouvrir ta gueule

pour ne rien dire

ou dire des insanités?

Tu veux toujours être le First

alors que tu es si bad et minable

dans ta façon de penser,

de te noyer

dans des propos

qui ensevelissent les gens

sous leurs plus mauvais souvenirs;

des propos qui avilissent

nos coeurs et nos âmes

jusqu'à les faire mourir

de la peste.

 

J'ai pas de leçon à te donner.

Tu devrais avoir été éduqué.

J'ai pas de message à te dire.

Tu devrais connaître le message.

 

Nous sommes tous des êtres humains

habitant la même planète.

Solidarité devrait être

ton maître mot

en ces jours horribles

qui nous plongent dans une obscurité

encore plus grande.

 

Je me réveille

et c'est comme si le soleil

prenait des airs funestes

en ces temps de peste.

 

 

 

 

 

Les cobayes de l'Afrique

Il manquait plus que ça!

Nous avions déjà droit à des "sales Français colonialistes, retournez chez vous avec votre coronavirus. Vous nous apportez toutes vos merdes putes de merde" sur les réseaux sociaux.

Et il a suffi que deux membres du corps médical idiots et cons jusqu'à la fin devisent effectivement avec ce petit air franchouillard et parisien qui ferait de la France le nombril du monde bien au-dessus de toutes les autres nations et continents de la planète pour mettre le feu à l'Afrique.

Une histoire d'expérience autour du vaccin BCG, connu et maîtrisé depuis un siècle tout de même, pour savoir si un renforcement de nos défenses immunitaires pourrait se faire réellement en se vaccinant avec ce vaccin prévu à la base pour lutter contre la tuberculose et d'autres maladies.

Le feu est allumé et ne s'éteindra pas. Les Africains sont au courant à travers les réseaux sociaux et des stars du sport mondial. De plus, de très nombreux enfants de l'Afrique noire sont vaccinés depuis longtemps avec le BCG qui prend du coup des allures d'agent empoisonneur potentiel au sein de populations mal informées et prêtes à suivre les semeurs de haine et de racisme.

L'expérience du BCG est pourtant effectuée en parallèle en Australie, et même en France. Mais quand deux super cons (représentant aux yeux de certains Africains, eux-mêmes très racistes envers les Blancs, tous les Français et toutes les Françaises...) deviennent les protagonistes d'une polémique mondiale, cela doit nous rendre très tristes sur la nature humaine profonde.

Avec ce genre de personnes, nous perdrons la guerre faite au virus. Comme déjà commenté sur ma page Facebook, si le BCG s'avère être une arme efficace et reconnue dans la lutte contre Covid-19, il est relativement difficile à produire à très large échelle. Et comme le BCG est beaucoup produit pour vacciner les enfants africains, une autre polémique géante surviendra si les Européens se font vacciner à tour de bras et que les doses prévues aux enfants d'Afrique ne sont plus distribués à la même échelle là-bas. Ces deux connards ont d'ores et déjà tué une piste prometteuse qui aurait pu nous donner une chance de lutter efficacement contre SARS-COV2. Quant à ceux qui relaient ces propos merdiques pour généraliser et tenir des propos haineux contre les Français et les blancs en général, qu'ils sachent qu'ils ne font pas mieux que ces deux abrutis qui ne devraient plus avoir le droit d'exercer leur job durant un certain temps.

Une sanction pour ces deux imbéciles, Monsieur Macron s'il vous plaît. Ce genre de propos inacceptables et irresponsables de deux personnes du corps médical n'a pas lieu d'être en temps normal. Ils le sont d'autant moins en période de pandémie mondiale.

https://www.lematin.ch/sports/football/afrique-nest-terra...

"Si je ne m'abuse, Pasteur n'avait pas non plus exactement fini les tests de son vaccin quand il inocula la rage à Joseph Meister"

Cette phrase est de Charlélie Couture. Le chanteur a frôlé la mort en contractant la Covid-19. Les vaccins sont le plus souvent des sauveurs s'ils sont bien dosés et administrés. Dans de rares cas, ils peuvent générer des complications. Alors prendre le BCG pour un ennemi créé par des sales blancs pour tuer des cobayes africains est également d'une bêtise abyssale.