05/04/2020

Restos, bars, discos, salons roses, banqueroute

Une ville, un village, sans ses petits et grands restaurants, sans ses bars et PMU, sans ses pubs et bars de nuits, et même sans ses salons roses (Pâquis sans ses filles c'est Pâquis mort et enterré) c'est une zone sinistrée qui a perdu le goût à la vie et à la légèreté.

De plus en plus de personnes prônent désormais le port du masque obligatoire sur la place publique.Après avoir martelé durant des semaines que le port du masque semblait inutile, voir dangereux, voilà que de plus en plus de pays prônent pour l'usage systématique du masque.

Hors il existe des domaines où le port du masque devient tout simplement une équation impossible à résoudre. Comment manger et boire en portant un masque? Et même, pour être cru et très réaliste, comment autoriser les filles de joie à reprendre leur job alors que l'on connait fort bien les pratiques et autres spécialités demandés par leurs clients?

S'il est demandé un effort supplémentaire au peuple ces prochaines semaines, sous condition du port du masque obligatoire, pour reprendre le travail malgré la présente de Covid-19 toujours évidente, toute la branche de la restauration et du divertissement diurne et nocturne ne pourront pas reprendre leurs activités.

Et comme personne ne peut prédire quand un retour à la normale pourra être décidé, il est malheureusement certain que la restauration et le monde de la nuit, en fera les frais.

Imposer le port du masque à tout le monde sur la place publique implique que l'on sacrifie nos petits plaisirs et notre joie de vivre ensemble.

Est-ce que l'on est prêt à passer tout un printemps et tout un été sans restaurants, sans bars, sans discothèque en plein air, sans Montreux Jazz, sans Paléo, sans rien parce que tous les débits de boissons et de nourriture seront bannis pour respecter l'ordre de garder son masque sur la place publique?

Personnellement, il me semble qu'il nous faudra raison garder et admettre que dès qu'un retour au travail semble possible, les mesures de distanciations et d'hygiènes seront toujours notre meilleure assurance-vie. Quant à s'amuser, il est certain que le masque obligatoire une fois admis ne pourra que retarder encore plus la réouverture des restaurants et des bars.

La banqueroute comme perspective de plus en plus réaliste sera-t-elle la seule réponse donnée aux restaurateurs, tenanciers de bar et de disco? Et l'argent prêté très rapidement aux patrons de cette branche aura-t-elle été à fonds perdus sauf pour les bénéficiaires? Et que deviendront les professionnel et professionnelles de la branche si la situation dure des mois et des mois?Devront-ils songer à se recycler ailleurs si tant est que cela soit possible vu le chômage terrible qui se pointe à l'horizon?

Quant aux filles de joie indépendantes, il reste à espérer qu'elle auront aussi droit à un chômage technique durable...ce qui n'est pas acquis d'avance vu que s'occuper de ces messieurs n'est pas considéré comme un job honnête par une large tranche de la population.

Personnellement, je ne pense pas que le port du masque obligatoire soit la bonne solution. Cela ne fait qu'augmenter l'anxiété ressentie, nous empêche de garder une certaine légèreté de vivre, nous rend totlament parano par rapport aux autres. Si en milieu médical, il est bien normal que nous l'acceptions, la rue, elle, doit-elle devenir un lieu Covid-19 permanent alors même que la voiture continuera de blesser et de tuer jeunes et moins jeunes, que les motos continueront de se crasher sur les routes, que nous attraperons peut-être un début de cancer dans le cadre de notre travail ou en mangeant des cochonneries alimentaires à la maison, que nous continuerons à mourir de crise cardiaque et de toutes sortes de maladies autres que Covid-19?

Trouver le juste milieu sera la chose la moins aisée pour le Conseil fédéral dans les semaines à venir.

 

 

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