08/04/2020

Le marché des bougies s'est éteint

Parmi les mesures les plus excentriques que la Suisse aie pu prendre en cette période d'épidémie, c'est l'interdiction de la vente des bougies et autres essences de parfumerie.

Si, à priori, la vente de bougies n'est pas un bien de première nécessité (on attend le bug électrique pour voir si la Confédération change d'avis mais alors il sera trop tard pour se fournir en bougies...) il est surtout un bien culturel et symbolique inestimable.

La bougie, c'est la flamme, c'est l'espoir, c'est donc la vie.

Dans les églises, elle est omniprésente. Durant les fêtes et les anniversaires, elle tient debout sur le gâteau d'anniversaire. Et savez-vous que chez les Romains le pater familias, le père de famille, le patriarche, était déjà fêté ainsi? "Dans la Rome antique, il semble que l'anniversaire du pater familias était célébré de cette manière. Le fait de souffler des bougies le jour de son anniversaire proviendrait d'une tradition qui, à l'origine, permettait aux personnes les plus âgées de montrer que malgré les années elles étaient encore aptes à cet exercice (et donc en suffisamment bonne santé)." Source Wikipédia. Quelle ironie du sort!

Si on veut bien encore admettre que le rayon bougies ne faisant pas partie d'un étage dédié à des biens de premières nécessités soit interdit d'accès, il devient absurde et grotesque de l'interdire dans un supermarché ou le rayon bougie se tient juste avant la caisse avec les produits ménagers.

Et pourtant c'est aussi le cas. La Coop a fermé tous ses rayons bougies y compris dans les coopératives de village où le rayon bougies est inclus dans les rayons de l'alimentation.

Où comment tuer l'espérance en pleine pandémie...Si nous manquons de bougies comme de masques, on risque de manquer de souffle aussi face à la maladie.

 

 

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