12/04/2020

Grippe espagnole, bisous, et poignée de main

Est-ce que la grippe espagnole, la peste, et le choléra, ont eu raison de la bise et de la poignée de main?

Non. Absolument pas. Et le Covid19 n'y arrivera pas non plus...sauf si notre hygiénisme forcené nous a bouffé jusqu'à la moelle.

S'il a fallu des fantassins en premières lignes dans les hôpitaux et les supermarchés, il faudra bien des fantassins du bisous et de la poignée de main, des courageux et des courageuses qui osent se resserrer la main et se refaire des bisous en public.

Quand Covid19 aura largement faibli, que nous aurons trouvé des solutions médicales au Covid19 et un vaccin, nous n'aurons plus vraiment d'excuse pour garder nos distances et notre froideur envers nos familles, nos amis et connaissances, nos collègues de travail. Sauf à devenir des robots au service d'un hygiénisme absolu qui ferait alors froid dans le dos.

Danser, s'amuser, se flirter, et se faire des câlins entre nous font partie intégrante de notre culture. On ne va pas se laisser laver notre cerveau par Covid19 quand même.

Si tu oses faire un bisou à un vieux de la vieille que tu n'as jamais salué et reconnu derrière ses nouilles et ses entrecôtes et qui te fera encore à bouffer même un samedi soir et un dimanche dans ta pizzeria préférée, alors nous aurons peut-être résolu l'histoire des professions à haut risque dont on ne parle pourtant jamais ces jours, j'ai parlé des métiers de la restauration-hôtellerie (inconnus festoyeurs, touristes d'Europe, d'Amériques, de Russie et d'extrême-orient, jeunes, vieux, familles, tous confondus et confinés les uns sur les autres dans un restaurant débordé par son succès).

Côté jardin, des garçons et des filles qui respecteront des nouvelles règles d'hygiène assez strictes (provisoires espérons-le) avec un satané masque sur la gueule et des températures à plus de 40 degrés et 9 heures par jour. Côté cour, des filles et des garçons serviables qui n'auront pas de plexiglas et de distance suffisante entre eux et les clients et qui resteront largement davantage que 15 minutes à table alors qu'une vendeuse ne supporte l'acheteur anonyme guère plus que deux minutes et à bonne distance.

Au passage, un certain Che Guevara sans peur et sans reproche fréquentait les lépreux. Il ne faut pas devenir parano de l'hygiène. Respecter des normes, oui. Mais du moment que des gens referont la fête dans les bars à 50 centimètres les uns des autres et sans masque pour boire leur vin et leurs bières, je ne vois pas ce truc aberrant de se dire que nous ne nous taperons plus jamais sur l'épaule et nous renoncerons à toute bise entre nous. Quant à la drague, je ne vois vraiment pas comment un type pourra se vanter devant une fille: "Viens tirez un coup avec moi, j'ai une bite télescopique 10 fois plus grande que celle d'un Black et le préservatif qui va avec. Je suis l'exception que tu ne retrouveras plus jamais".

Maintenant il faut rire. 

Colle-moi trois bisous s'il te plaît

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Moi, avant et pendant Covid19

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Moi, après Covid19

 

La petite couronne sur mon crâne est une couronne perdue plaquée or

de l'enfant Jésus (je mérite quand même pas l'or intégral. Faut pas exagérer quand même)

 

 

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