14/04/2020

Peut-on laisser une dernière chance à Macron?

Le discours du Président français de hier soir était à la fois solennel et plein d'espoir quand à une possible révolution sociétale sous Covid-19.

S'il aura fallu qu'une terrible maladie mondiale frappe l'Humanité pour faire bouger les lignes, alors on pourra affirmer dans quelques siècles que mieux que les gilets jaunes, mieux que tous les mouvements révolutionnaires, le microscopique virus aura agi sur les consciences, transformé radicalement les rapports de force, chamboulé la donne, en un mot il aura été le déclencheur nécessaire à une révolution culturelle non seulement française mais planétaire.

On en est de loin pas encore là. De l'intention aux actes, du beau discours à la réalité, il y a un mur quasi infranchissable appelé ultra-libéralisme (la Bourse et la Finance étant ses armes principales de destruction massive du collectif au profit de l'individualisme) et situation réelle de la France et du monde.

Emmanuel Macron voulait déjà faire la Révolution en 2015 dans son livre pré-présidentiel. Il nous a montré de quoi il était capable avec la répression exercée sur les gilets jaunes, ses petites phrases assassines sur les "rien" qui sont dans les gares et les autres qui réussissent. Ces "rien" qui sont éboueurs, chauffeurs de taxis, de poids lourds, aides-infirmiers, infirmiers, ambulanciers, nettoyeurs, vendeurs, toutes professions se conjuguant bien plus souvent au féminin qu'au masculin et qui sauvent aujourd'hui des vies ou évitent la paralysie de tout un pays grâce à leur combat "en première ligne" contre le virus.

Ces "rien" qu'il nomme désormais à satiété et dont il faudrait reconnaître leur statut en leur donnant plus qu'un sucre durant la guerre faite à Covid-19 mais en leurs accordant enfin des salaires dignes bien au-delà d'un smic assez misérable ne permettant pas de vraies vacances et des week-end loin de son domicile pour se ressourcer comme ils disent chez les bobos.

De "rien", d' "invisible", ils sont devenus l'objet de toutes les attentions du Président. On le prend au mot. On verra bien dans la réalité comment les milliardaires réussiront encore une fois à faire de Macron un traître à ses propres discours. Parce que changer radicalement un pays ne plaira pas à ces gens-là. Parce qu'à vouloir faire du Kennedy ou du Marin Luther King, on connaît la fin tragique de l'histoire...

Si Emmanuel Macron fait et réussi cela avec l'aide de son peuple, alors il sera un grand, très grand Président français. S'il échoue dans cette révolution civilisationnelle qui implique aussi l'investissement massif des capitaux dans les énergies propres et renouvelables, alors il n'aura été qu'un beau parleur de supermarché faisant passé un programme pourri et corrompu pour le plus beau respirateur du monde.

Et en ce moment nous avons vraiment besoin d'un grand respirateur du monde qui redonnera sa nouvelle vie au poumon économique dans le respect des gens et de notre belle planète.

Les gilets jaunes vous observent de près, Monsieur le Président Emmanuel Macron. C'est un combat à la vie, à la mort, sur un lit d'hôpital, le combat d'un intubé qui aspire à une dernière chance de survie que vous menez contre vous-même et vos vieilles habitudes de banquier de chez Rothschild.

Hasta siempre Comandante Macron... (mériterez-vous dans l'Histoire cette petite phrase immortelle dont je vous affabule ou ne serait-ce qu'une moquerie supplémentaire que le peuple français vous adressera durant votre crucifixion lors des prochaines élections?

P.S. Ceci est une "Lettre secrète à Paris" Une fille superbe est en train de lire le manuel de survie dans la vidéo ci-dessous.

 

Et une seconde vidéo pour devenir populaire, Monsieur le Président

Populaire
Nathalie Cardone
Si je me fous de la culpabilité des autres.
C'est parce que je me suis toujours donné du temps.
Si je me sens pas nourrie d'un vent de coupable.
C'est parce que je préfère sourire à l'argent.
Hé, hé, je suis vent.
Hé, hé, je suis temps.
Je suis peau.
Je suis air.
Je suis Populaire
J'ai les racines qui traînent par terre.
Je suis Populaire
Ma vie je la regarde jamais de travers.
Oh! Populaire
Si mes ongles étaient souvent noirs, enfant.
C'est parce que j'cherchais mes réponse sous terre.
A force d'y trouver mon compte, ô Maman!
J'y ai souvent senti battre mon coeur.
Je suis Populaire
J'ai les racines qui traînent par terre.
Je suis Populaire
Ma vie je la regarde jamais de travers.
Oh! Populaire
Si je me fous d'envier ce que je n'aurai jamais
C'est parce que je sais très bien qu'au fond.
Sans jamais parler de renoncer
Mon seul nom est une révolution.
Je suis Populaire
J'ai les racines qui traînent par terre.
Je suis Populaire
Ma vie je la dirige jamais de travers.
Oh! Populaire
 
Populaire, Populaire...
 
Je suis Populaire
J'ai les racines qui traînent par terre.
Je suis Populaire
Ma vie je la regarde jamais de travers.
Oh! Populaire

 

 

 

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