15/04/2020

Donald Trump, roi de la fake news

Donald Trump a suspendu la contribution des USA à l'OMS sous prétexte qu'il aurait été mal informé sur le virus et sur ce qui se passait en Chine.

Si ce n'était pas à pleurer à cause du désastre actuel, on pourrait mourir de rire sur l'infantilisme d'un tel président.

Donald Trump nous prend pour des demeurés et sa communication est réservée à son fan club d'électrices et d'électeurs. C'est le plus grand diffuseur au monde de désinformation et de fake news. Comment imaginer, après une telle démonstration de mauvaise foi et d'impossibilité de se remettre en question, l'Amérique en numéro un du leadership mondial?

Pour un citoyen normal qui réfléchit avec sa tête, c'est impensable de faire confiance à Donald Trump. Trop d'erreurs de jugement, trop de revirements, trop de vantardises, trop d'agressivité envers les autres, trop d'incapacité à analyser et à écouter.

Dans sa manière de faire, il pourrait même reporter toute faute commise envers sa propre épouse en affirmant par exemple, et avec un aplomb et un culot hors-norme que lui, Donald Trump, a toujours été irréprochable dans son couple et que c'est elle qui le trompait sans cesse et agressait sexuellement des mâles tellement sa libido était débridée...

Et des gens le croiraient et le suivraient encore jusqu'au bout...

Cette façon de maîtriser la fake news est fascinante mais elle porte un coup fatal à la recherche de la vérité. Elle transforme les citoyens et citoyennes en propres experts de la fake news portée au pinacle pour pouvoir soit se dédouaner de sa responsabilité soit de condamner exclusivement l'autre, le partenaire, la partenaire, avec la plus parfaite mauvaise foi possible. C'est ce qui se passe avec l'OMS.

Donald Trump savait parfaitement ce qui se passait en Chine grâce à ses services d'espionnage et de satellite ainsi que par les rapports de...l'OMS. Il savait que les gens tombaient dans la rue comme des mouches à Wuhan, que d'autres étaient enfermés chez eux par l'armée, et que des dizaines de milliers d'autres étaient aux services des urgences en train de mourir.

Malgré tout cela Donald Trump a continué à dire que la maladie était une grippette sans trop de gravité. Tout cela parce qu'il fallait continuer à garder une croissance économique et ne rien toucher au libre-échange des marchandises et des êtres humains. Quand il a voulu fermer les aéroports américains aux avions chinois et européens, c'était déjà bien trop tard. Le mal était fait.

Nous sommes tous restés dans une forme d'inconscience face à ce virus. Mais les premiers responsables, dont notamment Donald Trump, se sont ceux et celles qui savaient vraiment ce qui se passait en Chine et qui n'ont pas fait le nécessaire pour protéger les autres continents de l'arrivée massive du virus chez nous et sur toute la Terre.

On devait se préparer en s'équipant et en cherchant au plus vite les médicaments et le vaccin. On devait dire à la Chine de rester chez elle jusqu'à aujourd'hui et rouvrir les frontières que maintenant avec elle.

Sans doute, on aurait eu des cas relativement nombreux chez nous mais on aurait tellement mieux pu maîtriser cette pandémie (qui n'en aurait alors pas été une...) avec des outils de détection et une préparation sans faille. On réfléchit toujours mieux après...

Au lieu de ça, tout à foirer à cause principalement de l'économie qu'il fallait à tout prix maintenir.

Donald Trump n'a pas du tout été à la hauteur d'un leadership mondial. Malgré les rapports qui devaient être très nombreux sur son bureau. Malgré les alarmes lancées par les médecins et autres spécialiste en virologie, il a continué à faire comme si de rien n'était.

Aucune excuse pour ce président. C'est un menteur pathologique qui ne saura jamais parler avec un autre langage que celui de l'Economie First et qui du coup met toute la planète en péril avec sa façon de gouverner sans aucune conscience globale et sans la capacité d'analyse nécessaire à la bonne compréhension de cette pandémie.

Donald Trump nous met tous en danger. Il sera vraiment temps de le dégager en novembre.

 

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