20/04/2020

La démission du corps enseignant vaudois

Les enseignants et enseignantes vaudois parlent de résistance et refusent de retourner à la mission que la société leur a confiée en échange de bons salaires, une sécurité de l'emploi quasi assuré, et d'un certain confort social.

Ceci est un très mauvais signal pour la société. Ces personnes luttent avant tout pour leur sécurité personnelle. Les enfants sont un assez gros prétexte étant donné que très peu d'enfants sont tombés malades de la Covid-19 et encore moins de morts parmi eux tous.

Il ne faut pas brader la sécurité de nos enfants. Mais il ne faut pas non plus les prendre en otage dans une sorte de surenchère émotionnelle qui n'a pas lieu d'être. Aucun enfant ni adolescent ne sont morts de la Covid-19 à ce jour dans notre pays. Même pas d'enfants gravement touchés par la maladie.

Que dire de cette démission des profs alors que les parents vont devoir repartir au travail sans aucune garantie que leurs enfants seront assurés d'une bonne instruction et qu'ils devront eux-mêmes assurer cette tâche au moins jusqu'à la fin de l'été si les profs ne reprennent pas le travail?

D'abord que cela dénote d'un manque flagrant de solidarité avec la population alors que les profs sont parmi les personnes les mieux payées de la société et ceci avec l'impôt collectif de celle-ci.

Ensuite qu'ils montrent un très mauvais exemple en prétendant résister alors que lâchement ils laissent tomber les enfants dont ils ont la responsabilité d'instruction, les parents et la société en général qui elle, après les soignants, après les vendeuses, après les gens qui ont continué coûte que coûte le service à la société dans la crainte d'être contaminés n'ont pas bronché et ont été fidèles au poste au nom de la bonne marche du pays.

Je suis assez scandalisé que ces mêmes personnes n'ont jamais résisté en faveur d'un arrêt global prolongé pour tous les travailleurs et travailleuses qui vont reprendre le travail afin que la Suisse reste debout et économiquement viable pour tous. Les vieux comme les plus jeunes vont petit à petit reprendre le chemin des établis, des salons de coiffure, des épiceries, des ongleries, des usines, des bistrots. Ils vont s'exposer à la maladie même avec les précautions d'usage qui ne seront pas possible partout, entre autres dans les restaurants où ces mêmes profs viendront boire des verre et mangeront des petits plats sympas... Là, ils auront peut-être moins peur d'être exposés au virus...

Non, vraiment, Mesdames et Messieurs les profs, je suis personnellement assez déçu de votre peu d'enthousiasme pour aider la société à se remettre du désastre économique et, au lieu d'encourager élèves et parents sur la nécessité de reprendre le cours plus ou moins normal des choses, que vous rajoutiez de la peur à la peur en se servant de l'émotionnel. Parce que nos enfants sont la part la plus sensible de nous tous et nous toutes.

Dommage que la peur du licenciement et de la perte de votre travail ne puissent vous atteindre vous les grands protégés de notre Etat dont vos salaires sont issus... Les centaines de milliers, voir les millions de personnes qui ont perdu une partie de leur petit ou modeste salaire et qui risquent maintenant de perdre aussi leur emploi ne vous diront sûrement pas merci pour votre solidarité. Il n'y aura personne pour vous applaudir aux fenêtres si vous continuez dans la même ligne de conduite avec l'appui puissant des syndicats qui, dans d'autres secteurs, ne cherchent pas la relation conflictuel mais au contraire tentent d'être raisonnables pour le bien de tout le monde.

 

 

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