26/04/2020

Laisser aux prostitué-e-s le droit d'exercer?

A première vue, une telle question va dégager un tollé d'indignation parmi la population.

C'est compréhensible. Cependant, il faut bien admettre qu'actuellement des milliers de jeunes et moins jeunes femmes se retrouvent sans revenu et, pour certaines, sans aucune chance d'une aide fédérale sous forme de chômage technique.

Elles ont le choix entre crever de faim et prendre le risque de perdre la santé momentanément, le risque de mortalité parmi cette jeune population étant proche du zéro.

Ce qui choque c'est bien évidemment le risque élevé de transmission du virus entre personnes. Mais ce qui choque encore davantage c'est l'abandon de cette frange de la population par la Confédération.

Le choix donner à ces filles, ces trans, ces garçons, est inadmissible. Exercer dans l'interdit le plus total les exposent tous et toutes à des clients rendus tout-puissants qui peuvent exiger, y compris par la violence, toutes sortes de pratiques déviantes jusqu'au viol pur et simple de la personne commis en toute impunité lors du vol de l'argent de la prestation par des salauds sans scrupule.

Il ne faut pas oublier que les visiteurs de ces dames sont dans l'infraction la plus totale, qu'ils méritent donc une sanction des plus sévères actuellement (je verrais bien une amende d'au moins fr.10.000.-- appliquées à ces hommes dangereux possibles transmetteurs de maladie à leur famille). Hors rien n'est prévu. Seule la prostituée paie une amende salée au cas où elle se plaint ou que la police découvre son activité rendue illégale à cause du Covid-19.

Nous pourrions faire autrement d'ici un à deux mois une fois que les cas de contamination descendront sous les 100 par jour. Autoriser à nouveau ces personnes à exercer leur métier dans leur salon en exigeant d'elles qu'elles se soumettent à un test virologique tous les 10 jours, par exemple. En cas de test positif, retour pour 14 jours minimum au confinement et surtout l'obligation de donner tous les numéros de téléphone des clients qui ont eu une relation avec elle durant les deux dernières semaines, par exemple. Pour les clients reçus sans rendez-vous, l'obligation pour celui-ci d'envoyer un sms à la la prostituée pour enregistrer son numéro de téléphone avant toute prestation.

En tous les cas, il est nécessaire de faire quelque chose pour protéger ces personnes devenues extrêmement vulnérables face à une clientèle, parfois gentleman, mais hélas aussi et assez souvent composée d'horribles types qui mériteraient la tôle.

L'appel est lancé. A la Confédération de jouer pour permettre à cette profession de retourner plus ou moins à des conditions normales avec les risques courants existant de toute façon dans ce métier très particulier mais cependant nécessaire et impossible à faire disparaître de la planète.

 

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