27/04/2020

Déconfinement: déconfiture ou réussite?

Aujourd'hui commence la première phase tant attendue du déconfinement.

Personne ne peut dire qu'il regrettera le temps du confinement sauf les animaux et la planète. Pour les humains, l'épreuve aura été à la limite d'une oeuvre surréaliste qui n'existe que dans la science fiction.

Mais sommes-nous vraiment en train d'effectuer un retour progressif à la normal ou allons-nous rentrer dans un monde où chaque humain est potentiellement notre ennemi du simple fait de sa présence autour de nous?

Quand je regarde du côté de l'Asie, je n'ai jamais aimé ce port du masque qui était à la base une protection contre la pollution extrême de l'atmosphère due aux voitures et à l'industrie. Cela m'a toujours fait penser à un grand hôpital à ciel ouvert avec tous ces gens en sursis susceptibles de tomber gravement malades s'ils ne portaient pas un masque. Un monde effrayant. Quel animal dans la nature porte un masque sur le visage pour survivre lui et sa race? Aucun.

Porter un masque, se laver et se désinfecter sans cesse les mains, garder les distances entre nous, renoncer à visiter grand-papa et grand-maman, abstinence complètes des relations intimes entre les célibataires qui n'étaient pas en couple avant le confinement sans avoir passé par un test de dépistage du Covid-19, tirer un trait sur la vraie vie et devenir une sorte d'humanoïde au travail devant sans cesse faire attention à tout pour se protéger et protéger l'autre de l'ennemi invisible nous imprime au final que l'ennemi c'est l'autre et qu'il faut s'en méfier à tous instants.

Comme tout le monde, j'attends un vrai retour à la normal. Mais pour cela, il faudra des êtres humains qui, après avoir respecté le confinement, devront lâcher peu à peu leur ligne défensive et leur phobie hygiéniste une fois le Covid-19 maté ou en tout cas sous contrôle.

J'ai tout de même la crainte d'un non-retour à l'insouciance, de gens de plus en plus hostiles les uns vis-à-vis des autres, des méthodes de répression de plus en plus vastes et intrusives. Je crains qu'au nom de la grande menace Covid-19, nous devions finalement, nous les Résistants d'un troisième type, organiser des fêtes clandestines dans des endroits très retirés comme quand des clubs clandestins s'amusaient durant la dernière guerre mondiale alors que les bombes pleuvaient sur les villes.

Savoir vivre et s'amuser nous sera-t-il à jamais interdit au nom d'un hygiénisme dominateur et oppressif? Serons-nous jetés en prison et livrés à la vindicte populaire pour désobéissance civile au Grand Ordre Sanitaire Hygiéniste planétaire? Le GOSH.

Oh, my gosh! Les Boche du Covid-19 auront-ils notre peau?

Pensez-y avant qu'il ne soit trop tard sinon le Covid-19 aura de toute façon eu notre peau d'une façon ou d'une autre.

L'exemple vietnamien? Si toutes et tous nous devenons des délateurs au profit du système qui met en prison les gens libres? Si ne compte plus que le travail dans la vie, bouffer, manger, dormir? Même plus faire l'amour par plaisir mais par pur esprit de reproduction après avoir été testés au Covid-19? Plus de concerts, plus de spectacles, sauf celui du bal masqué de toute la population? Plus aucun esprit d'entreprise individuel? Plus aucune alternative autre que dire oui et amen au régime dictatoriale qui nous fixe ces règles au nom du bien de tous? Être embastillé, voir fusillé, pour avoir enfreint la Loi?

Attention! Ce monde-là n'est pas le miens.

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