28/04/2020

Les nouvelles frontières du réel

Covid-19 est l'agent infectieux le plus nocif jamais engendré pour détruire les droits démocratiques et les droits humains.

En venir à bout est une priorité absolue. Mais pas à n'importe quel prix et surtout pas au nom du risque 0 parce que cela serait la meilleure manière de créer des psychoses définitives et de permettre l'installation de la dictature et de l'arbitraire partout, y compris en Suisse.

Il faut résister à la tentation de vouloir tout contrôler en tout temps, d'imposer aux gens des normes sécuritaires inédites sur une longue durée, de réduire nos libertés à néant.

Une fois sous contrôle grâce à notre confinement et à un traçage bien organisé en attendant un vaccin ou sa disparition pure et simple, il faudra considérer Covid-19 comme une maladie nouvelle qui fait partie intégrante de nos vies, un risque infectieux ordinaire qui nous touche comme un cancer pouvant se révéler foudroyant ou, au contraire, comme une banale grippe passagère dont on se remet assez facilement.

Nous savons désormais que Covid-19 occupe tout l'arc-en-ciel possible des risques courus. Il peut à peine nous atteindre dans notre santé comme il peut carrément nous conduire à la mort en quelques jours, quelques semaines.

Face à cette incertitude, il faut intégrer le fait qu'au pire il va nous tuer, qu'au mieux il ne fera que passer sans nous faire de mal. Une sorte d'assassin mystérieux qui agirait de façon totalement irrationnelle sur ses prochaines victimes.

Au-delà des précautions qui nous seront encore demandées, il sera nécessaire à l'avenir, et dès que cela sera rendu possible par une quasi extinction de l'épidémie chez nous, de se redonner entre nous la joie de vivre et se libérer de nos peurs face à la maladie Covid-19. Sur le Continent africain, les populations vivent avec toutes sortes de terribles maladies infectieuses potentielles sans que les gens aient oublié de vivre, de danser, de s'aimer, de se prendre par la main et de jouer au football.

Mourir un jour est bien la seule chose certaine et absolue dans nos vies. Personne n'a jamais réussi à créer l'éternité et c'est tant mieux pour nos enfants et même pour nous tous. Nous ne sommes pas programmés pour échapper à la mort.

Pour vivre à nouveau dans la joie et l'insouciance, il nous faut intégrer cette nouvelle réalité que Covid-19 est parmi nous et que nous l'affronterons avec courage si jamais il nous touche. Nous savons bien que la maladie grave, l'accident mortel, touchent sans distinction de l'âge des victimes. Nos risques de mourir ou d'être gravement atteint ne se limitent de loin pas à être malade de la Covid-19.

Donc don't worry, be happy, Profites de ces temps difficiles pour combattre les tyranosaures qui veulent profiter de la situation et sois un brave gorille prêt à sauver les droits humains et l'humanité d'un désastre totalitaire bien plus dangereux que Covid-19 pour la survie de notre espèce.

https://www.letemps.ch/opinions/droits-humains-ne-peuvent...

 

 

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Mourir un jour est une fatalité.

Renoncer à se battre contre les inégalités,

les dictatures, et l'ordre imposé,

n'est pas une fatalité.

 

 

 

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