28/04/2020

Pauvre Mr Daniel Koch et pauvres de nous

S'il vous plaît, Mesdames et Messieurs les journalistes, il est grand temps de rester rationnel, de ne pas trop jouer avec la fibre émotionnel, et surtout de soutenir Monsieur Koch dans sa démarche courageuse.

Dans un premier temps, il a bien fallu pousser la logique de la prudence à l'extrême vu le flou total qui régnait sur la chaîne de transmission et du fait que l'épidémie rentrait dans une phase incontrôlable pour notre pays.

Donc le Conseil fédéral dans son ensemble, et avec l'aide de son bras droit Daniel Koch, a demandé le confinement le plus large possible tout en nous laissant une souplesse d'appréciation quant à nos sorties. Déjà là, il a fait preuve d'une sacrée preuve de confiance et de courage envers la population en lui accordant le droit de s'auto-gérer alors même que nous n'avions pas énormément d'éléments sur ce virus. A côté du Président Macron qui imposait un confinement strict avec des bons de sortie sous contrôle policier, j'ai même trouvé nos sept sages capable de se lancer dans un X'Trême de Verbier... C'est dire qu'ils devaient bien calculé leur coup sans quoi bonjour l'assassinat dans la presse si la stratégie helvète échouait provoquant du coup des mois de prolongation pour le confinement et une économie mise au tapis...

Bravo donc à eux pour avoir osé grâce à...Monsieur Koch et ses contacts qu'ils semblent d'ailleurs protéger pour leur éviter toute pression et critiques médiatiques assassines. C'est tout à son honneur de prendre sur lui et de ne pas se servir d'autres comme couverture si tout se passe mal. Un héros stoïque notre bon Docteur Koch.

Chers journalistes, vous l'avez constaté vous-mêmes, à ce jour seul 117 enfants âgé de 0 à 9 ans ont été contaminé dont 18 ont du être hospitalisés. Cela signifie que 3 enfants par jour, et actuellement sans doute beaucoup moins que 1 enfant par jour, ont été contaminés depuis le début de la pandémie. Et ils n'ont pas été contaminés ni par leurs grands-parents ni par l'école (confinement) puisque les enfants ont été les premiers à être restés à la maison.

Ce sont donc les parents, comme l'a très bien expliqué Monsieur Koch, les contaminateurs presque exclusifs de ces enfants touchés par le virus.

Vouloir mettre en balance la nécessité de plus en plus criante pour nos aînés de pouvoir prendre leurs petits-enfants dans les bras et les risques infimes pour ces mêmes enfants d'être contaminés ou de contaminer leurs grands-parents devient donc d'une grande cruauté émotionnelle de votre part. Monsieur Koch l'a bien compris et c'est pourquoi il a opté, bien qu'il soit le premier responsable de la santé de notre population et donc le premier à réclamer des barrières en cas d'épidémie, pour une stratégie de la délivrance émotionnelle et du droit aux grands-parents et petits-enfants de se serrer dans les bras. D'autres spécialistes du domaine n'auraient pas osé risquer leur position en s'exposant avec une prise de position courageuse. Encore une qui me fait penser à l'X'Trême de Verbier avec un Monsieur Koch, sportif de haut niveau, qui a pesé tous les risques d'avalanche et choisi le couloir le plus abrupte avec ces grands sauts dans le vide... Quel courage encore une fois!

Il faut être clair. Si nous devons attendre le vaccin pour que les grands-parents puissent prendre leurs petits-enfants dans les bras, et ensuite pouvoir les garder vers eux dans quelques semaines sur proposition fédérale, nos aînés vont se laisser mourir littéralement de chagrin, morts qui seront bien réels alors que rien n'indique que nous allons déplorer un seul grand-parent ou enfant mourir du Covid à cause d'une prise d'enfant dans leurs bras.

Je le rappelle ici, moins d'un enfant par jour en Suisse contaminé actuellement. En plus de cela, il est clair que si un seul des parents devait développé des symptômes, les parents ne devraient en aucun cas permettre aux grands-parents de voir l'enfant avant les conclusions du test au Covid-19.

C'est bien par rapport à ce risque théorique infime de transmettre le virus aux aînés que Monsieur Koch s'est déterminé pour le droit aux câlins et non par rapport à un quelconque sentiment de culpabilité envers les aînés abandonnés à leur sort tragique ni par envie de démonstration pour que les enfants retournent à l'école.

Il faut juste se mettre à jour, essayer de lire la stratégie fédérale sans trop chaque fois ramener le risque 0 comme priorité absolue face à Covid-19 parce qu'alors nous n'aurons plus jamais droit à un retour aux libertés essentielles et nous serons soumis à des ordres totalitaires nous imposant des décisions absurdes, ubuesques, et mortelles pour nos sociétés démocratiques.

Merci Monsieur Koch. Je suis dans votre camp et je pense que l'X'Trême de Verbier vous va si bien à vous et Monsieur Berset.

 

 

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