08/05/2020

Le grand déconfinement des idées fumeuses

On ne sait si nos stars du petit écran ont des idées pratiques pour changer le monde ni si elles sont en campagne professionnelle pour elles-mêmes.

Ce qu'on sait, en revanche, c'est que devoir se battre au quotidien pour un simple ouvrier afin d'améliorer ses conditions d'existence est de plus en plus réel depuis l'arrivée du divin Covid-19 qui fait le bonheur des GAFA et des actionnaires.

Ceci étant dit, ce n'est pas Bill Gates, sa puce, et son vaccin mondial qui vont réussir à faire de moi un gentil mouton bêlant avec ses congénères.

Pour revenir sur la terre des conditions bien réelles de l'existence immédiate, je n'ai absolument rien appris de neuf, cet après-midi, sur la situation d'après 10 mai pour les employés de la Gastronomie. L'établissement qui restera fermé pourra-t-il recourir aux RHT alors qu'il est sensé ouvrir ses portes à la clientèle? Alain Berset a bien placé une phrase concernant les restaurants qui resteront fermés sans pour autant dire qu'ils pourront recourir aux RHT en prenant cette liberté-là.

Il est vendredi après-midi 8 mai, 17 heures. J'attends toujours un coup de fil de mon patron pour savoir si lundi matin 11 mai 10 heures, je serai à mon poste de travail avec ou sans chômage partiel, ou si je serai aux RHT à temps complet, ou si je serai en vacances annuelles pour trois semaines.

Mais peut-être que le Temps me dira que y'a qu'à téléphoner à Alain Berset ou Guy Parmelin pour savoir ce que la Confédération a prévu comme garantie salariale si le restaurant de mon patron reste fermé lundi matin.

Quand des journalistes triés sur le volet ne posent que des questions au Conseil fédéral relatives aux mesures d'hygiènes et sur le traçage et les moyens de retrouver les clients dans le cas d'une infection au Covid-19 mais n'en posent aucune sur des questions qui mettent ou non en jeu des centaines de millions de francs de la caisse de chômage accentuant du coup l'incertitude de tous les employés de la restauration, comme des patrons, c'est un brin désespérant.

Pour le plaisir de la lecture, je donne le lien de l'article du Temps au sujet des personnalités qui lancent des appels désespérés pour un changement du monde.

Pour ma part, je serais déjà assez content de savoir si je vais retourner au travail lundi matin avec un temps plein, du chômage partiel, pour combien de mois et combien de salaire en moins durant tout ce temps. Cela me permettrait de me mettre dans un état de confinement prolongé quant à mes dépenses personnelles en 2020.

Le retour à nos salaires normaux d'avant Covid-19 n'est pas pour demain dans la restauration...

Mon Grand Soir, ce soir, s'arrête à mon retour ou non au travail et à ma future paie du mois de mai déjà que celle d'avril n'était pas un poisson d'avril mais une réalité bien cruelle.

https://www.letemps.ch/opinions/y-qua-un-penibles-people-...

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