24/05/2020

Toutes et tous rendez-vous avec le chiffre 2020

Un cru exceptionnel l'année 2020.

Non content d'être l'année mondiale du coronavirus, elle est aussi une année qui nous rassemble dans le même nombre commun. En effet, que vous soyez un bébé tout neuf de cette année ou un vieillard de 120 ans, nous avons tous rendez-vous avec le nombre 2020 soit notre année de naissance additionnée de notre âge.

Il paraît que cela ne se reproduit que tous les mille ans seulement selon le site "Opinion Internationale". https://www.opinion-internationale.com/2020/05/20/age-ann...

Ah la mauvaise blague. Il ne faut pas chercher plus loin. C'est juste parce que c'est l'année Corona et qu'il nous faut subir un test de déconfinement de notre cervelle après une quarantaine de fakenews de 64 jours puis une phase de real life où plus rien n'est désormais comme avant. La ville est morte. On dirait qu'elle subit un couvre-feu volontaire dès qu'il fait froid et pluvieux. Les trains et les transports publics urbains sont des véhicules fantômes ou quelques hères plutôt jeunes font leur apparition non masquée. Les CFF doivent se faire un sacré mouron.

Tout cela nous refroidit un peu sur les chances de survie de nos bistrots. Le nôtre, sans terrasse, ne réalise pas le quart de son chiffre d'affaire d'avant crise après dix jours d'exploitation et nos horaires de travail deviennent flexibles à volonté sur décision de notre patron mais pas forcément de la nôtre. Mon patron qui devrait ainsi réussir à éviter de puiser dans son Capital grâce au recours aux RHT. Mais dans trois mois, si tout cela n'est pas fini, il devra peut-être affronter la vrai réalité d'un bistrot de campagne où le patron et la patronne doivent souvent travailler en solo dans le désert du village pour survivre avec l'appui de quelques employés en extra pour les enterrements et les week-ends un peu plus chargé pour fêter les communions et les confirmations ou encore la fête de toutes les mamans. C'est ça un vrai bistrot de campagne. C'est pour cela qu'on les appelle des tauliers dans le jargon populaire. Parce qu'ils sont prisonniers à vie dans leur vieux troquet bringuebalant, ces patrons-là. Le nôtre de restaurant préférera peut-être fermer ses portes sur volonté du boss qui volera sans doute vers une destination balnéaire si les avions volent à nouveau. Lui et son fils ne peuvent pas faire le job de cuisinier ou de pizzaiolo...Ce n'est pas vraiment leur métier de base... A Tenerife, mon boss trouvera de quoi se consoler pour oublier sa misère patronale nous laissant dans la marée haute du chômage attendue pour cette automne. Ce que la lune fédérale pourra alors provoquer comme dévastation et raz-de-marée humain nul ne le sait encore et nous ne pouvons que le supputer. Les vendanges de l'emploi risquent ne pas être tristes en septembre 2020 et comme on ne pourra même pas se souler à celles de Neuchâtel... Septembre noir sans Fête des Vendanges c'est comme une ville en deuil qui ne se relève plus de son malheur.

Enfin voilà. Telles étaient les nouvelles plutôt fraîches ce cette matinale glaciale en ce dimanche 24 mai en Suisse et à notre connaissance.

Bon dimanche à toutes et tous et gardez le moral. C'est mieux pour vous éviter des ulcères à l'estomac.

 

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