04/06/2020

Barack Obama tente de sauver l'unité du pays

Tandis que le Président actuel, Donald Trump, met le feu au pays par ses paroles irresponsables et son désir de faire intervenir l'armée (ce qui signifierait une quasi déclaration de guerre civile et de tentative de putsch militaire) pour en découdre avec les manifestants et manifestantes, l'ex-président des Etats-Unis fait un grand discours d'apaisement et d'unité en déclarant que les Noirs, la jeunesse noire, comptent et redonnent l'espoir à un pays grâce à leur civisme et leur volonté de changer de cap et main dans la main avec cette jeunesse blanche qui se bat à ses côtés.

C'est un contraste saisissant entre l'ancien Président et le Président actuel. Le premier utilise la rhétorique guerrière de domination d'une entreprise cotée à Wall Street qui veut abattre la concurrence, celle qui menacerait son pouvoir, celle qui risquerait d'être meilleure, plus grande, plus juste, plus solidaire, plus écologique, plus partageuse avec toutes et tous. Le second se sert de l'usage de la paix entre les ethnies intérieures du pays en promouvant cette jeunesse qui veut un réel changement vers un monde capable de survivre à toutes les débâcles de l'ultra-libéralisme en réinventant une autre façon de vivre en société.

Le jusqu'auboutiste et suprématiste blanc destructeur du monde au nom de la certitude mensongère d'avoir raison à tous points de vue quitte à considérer la vérité crue comme une fake news contre le visionnaire  et abolitionniste noir désireux de sortir la société de son addiction et de sa soumission à l'esclavage des dogmes ultra-libéraux et de ses clivages racistes.

Un vent de liberté et de nouveauté s'est levé hier soir en Amérique. Alors que le pays brûle et que les cendres sont encore chaudes de la détresse de femmes et d'hommes qui n'en peuvent plus suite à la énième mort violente et injuste provoquée par un policier sur un citoyen sans défense en difficulté financière et morale suite à son licenciement, Barack Obama a su se montrer à la hauteur de l'Histoire alors que son successeur ne montre que faiblesse, bassesse, déshonneur, lâcheté en promouvant la violence par sa radicalité manifeste.

Si George Floyd avait su que sa mort horrible allait déclencher la plus vaste contre-attaque démocratique  contre le système actuel, il en aurait été le premier heureux, le premier surpris, et extrêmement fier. Il est parti ailleurs. Il n'est pas absolument certain qu'il n'en sache rien pour celui et celle qui croit à une sorte de vie ou de résurrection après la mort. 

On peut dire un immense merci à Barack Obama de revenir dans la course à la...présidentielle même s'il en est écarté au profit de Joe Biden. Il donne ainsi une motivation à la jeunesse qui avait renoncé à voter en faveur d'Hillary Clinton suite à la défaite suspecte de Bernie Sanders aux primaires démocrates. Maintenant que le clan démocrate s'est rassemblé sous la bannière Joe Biden et que Barack Obama semble offrir la garantie d'un vrai changement politique et d'un virage complet de trajectoire, cette jeunesse pro-Sanders, qui avait provoqué la défaite d'Hillary par son abstention dans les urnes, pourrait bien aller mettre son bulletin de vote pour le ticket gagnant Joe Biden.

Donald Trump n'a plus pour lui que le recours à l'armée contre l'avis de la majorité des Gouverneneurs d'Etat et des corps de police constitués pour tenter une opération désespérée de déstabilisation du pays et devenir le premier dictateur des Etats-Unis d'Amérique. Mais l'armée, ou du moins une grande partie d'entre elle, ne désire pas prendre part à cette folie.

Il semble que Donald Trump ait choisi la fuite en avant et que ses chances de réélection s'amenuise jour après jour. L' Amérique amorce un nouveau virage grâce à l'intervention nécessaire et salvatrice de Barack Obama.

L'Amérique n'est plus forcément condamnée à s'auto-détruire par la dévastation et la violence. Un grand vent d'espoir s'est levé du côté de l'Ouest hier soir. Face que l'Amérique se souvienne en novembre prochain que la grandeur d'un pays se mesure à sa justice, son égalité, sa capacité d'entraîner toutes ses concitoyennes et concitoyens vers un projet commun et dans la diversité ethnique  et sociale la plus colorée. Aucune démocratie au monde ne peut se targuer d'être une démocratie sans reconnaissance de tous ses citoyens et citoyennes. Celui qui prétend cela est un faiseur de fake news et Donald Trump est le Général en chef de ses fake news suivant de très près son frère ennemi et ami le Général en chef de la République populaire et démocratique de Corée du Nord Kim Jong-Un.

Obama save America! C'est peut-être l'acte le plus grand qu'un président ait pu accomplir après sa présidence. C'était cette nuit chez nous, hier en fin d'après-midi en Amérique, et cela fait un bien fou en cette période de grand trouble planétaire.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1708999/barack-obama...

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