20/06/2020

Covid-19: l'erreur suédoise

Plus de mille cas d'infection quotidiens aujourd'hui encore. Un nombre de morts équivalent à l'Italie, l'Espagne et même la Belgique en proportion de sa population. Soit jusqu'à onze fois plus que ses proches voisins.

Le gouvernement suédois est-il coupable d'homicide par négligence au même titre que d'autres gouvernements ou présidents comme au Brésil ou aux USA? A partir de quel moment les prises de paroles et de décisions d'instances dirigeantes peuvent-elles être traduites en justice pour mauvaise gestion d'une pandémie entraînant une mort collective involontaire de citoyennes et de citoyens?

L'expérience suédoise était périlleuse dès le départ. Les dirigeants ont joué avec le feu en espérant éteindre l'incendie sans moyens réels de l'éteindre et en l'alimentant au quotidien par un laisser-faire très inquiétant.

Personne, ou presque, n'a aimé la contrainte du confinement. A tous les niveaux, cela a été une épreuve très pénible et aujourd'hui encore, toutes les personnes qui ont vécu cela redoutent un retour à un confinement dans les prochains mois. Mais grâce à lui, nous avons sauvé des vies et fait preuve de responsabilité et de solidarité.

Quand un ennemi nous attaque, nous devons préparer notre défense. C'est un devoir, pas une option. Un devoir pour protéger nos familles, la population et nous-mêmes. Se montrer négligeant, tenter le diable en se disant que l'ennemi n'est pas si dangereux que ça alors qu'il a déjà tué des milliers de personnes, que cet ennemi progresse partout sur la planète et qu'il y crée des ravages, c'est être coupable d'homicide par négligence.

Trois mois après le début de la pandémie en Europe, la Suisse est relativement tranquille pour vivre un retour à une certaine normalité. La Suède, elle, patauge avec ses mille infections quotidienne, soit près de 100 fois plus que la Suisse pour une population presque équivalente.

La Suède s'est jetée dans le Covid avec désinvolture et trop certaine de sa résistance immunitaire de Viking face à lui. Elle en paie lourdement le prix.

Finalement, on peut dire ce que l'on veut sur l'impréparation de la Suisse et les paroles contradictoires venant de Berne. Si on regarde objectivement les choses, la Suisse a fait, jusqu'ici, un des meilleur parcours de survie au monde que l'on puisse imaginer face à une virus potentiellement mortel et inconnu.

La Suède a trop cru au rêve de son invincibilité. Il est probable qu'un jour ses dirigeants devront en répondre devant la justice de leur pays.

 

 

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