27/06/2020

La police de la pensée sur Facebook, Twitter...

Facebook a toujours proscrit le nu, sous toutes ses formes y compris artistiques, de sa plate-forme.

Cette interdiction, jusqu'au plus pur puritanisme de son fondateur, Mark Zuckerberg, a soulevé des vagues d'indignation de la part des Internautes. Mais cette interdiction jusqu'à l'absurde n'empêche pas de faux nouveaux profils prétendument féminins de venir faire leur promotion pornographique renvoyant vers leurs sites avant d'être repérés puis effacés par la plate-forme numérique...

Les cercles fascistes, néo-nazis, racistes, sauront toujours utiliser cette plate-forme mondiale pour s'attirer de nouveaux adeptes en édulcorant le message sur Facebook et mettant en ligne des liens qui offriront des portes ouvertes vers leurs sites nauséabonds.

Il ne faut jamais oublier que le Mal trouve toujours des failles pour organiser sa propagande et son profit. Et il n'est pas forcément plus mal, pour la démocratie, d'avoir sous les yeux la possibilité de s'informer directement (entre autres pour les services de sûreté d'un pays) sur le mal qui la ronge que d'interdire la propagation de ce mal tout en sachant que celui qui s'adonne au mal obtiendra d'une façon ou d'une autre les clefs pour retrouver les sites qu'il recherche afin d'inonder son cerveau dérangé de pensées malsaines et obscures.

La police de la pensée sur des plate-formes libérales telles que Facebook est une mauvaise nouvelle pour la liberté de penser. Facebook n'a pas à faire le ménage. Facebook n'est pas la justice. C'est une plate-forme commerciale. Si un citoyen, une citoyenne, diffuse de la propagande condamnable, c'est à la justice du pays où réside l'internaute de se prononcer et d'éventuellement condamner la ou les personnes responsables de la page après le dépôt d'une plainte d'un autre internaute ou d'une association ou d'un collectif. Si la justice du pays en question ne fait rien après le dépôt d'une telle plainte, Facebook peut, ce serait une bonne possibilité, marquer d'un fanion rouge la page diffusant des propos antisémites, racistes, sexistes, fascistes, néo-nazis sur cette page. Ce serait la meilleure solution. Parce que Facebook n'est pas la Justice et parce que les annonceurs ne sont pas la Justice, interdire la liberté de pensée par l'intervention arbitraire du plus grand groupe mondial parmi les réseaux sociaux c'est donner un pouvoir absolument démesuré et gigantesque aux administrateurs de Facebook.

Mark Zuckerberg a raison de rester très prudent avec la censure sur sa plate-forme. Être vigilent et attentif aux propos tenus ne donnent toutefois pas l'autorisation de censurer ce qui déplaît sans le devoir de passer par la Justice pour le faire. Sinon Facebook deviendrait automatiquement une plate-forme politique, de diffusion, et de propagande de la "bonne pensée" et du politiquement correct.

A mon avis, la responsabilité de Facebook serait en fait de participer aux frais de justice et d'avocats de la personne lésée et portant plainte en cas de condamnation de l'accusé parce que tout le monde ne peut pas se payer le luxe de s'offrir un procès. Ce serait là une belle façon d'entretenir une démocratie vivante et juste y compris envers les plus pauvres... Parce que tout le monde ne peut pas se défendre sur le même pied d'égalité avec les plus puissants pouvant se payer le luxe de payer grassement de grands avocats et autres services nécessaire à une victoire lors du procès.

 

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