03/07/2020

Va-t-on perdre un nouveau week-end comme en mars?

Berne est-elle en train de commettre une erreur similaire que celle commise au mois de mars?

On s'en souvient. Le week-end précédant celui du confinement généralisé, la Suisse est sortie beaucoup dans les restaurants. Verbier, entre autres communes fort nombreuses, se souvient parfaitement de l'esprit de fête qui régnait alors dans le village de montagne.

Hors, ce premier week-end de juillet, la jeunesse helvète fête les promotions et les départs en vacances. Cela coïncide avec une nouvelle flambée de Covid-19 qui, d'une trentaine de cas par jour au début de la semaine, est passée soudain à une soixantaine pour bondir finalement à 160 puis 117 ces deux derniers jours d'avant week-end.

Pour mémoire, et très étonnamment, le virus touchait une trentaine de personnes dans les tous premiers jours de mars, puis une soixantaine au 8 mars pour bondir le 9 mars à 162 cas puis allégrement dépassé les 300 dès le 11 mars et franchir le cap des 400 le 14 mars juste avant la décision du confinement.

Nous verrons ces prochains jours ce qu'il en est pour le début de ce mois de juillet. Mais une chose est assez certaine. Le virus, une fois lancé, dévore rapidement du terrain. Tout le monde ne va pas chez le médecin dès qu'il tousse un peu et les jeunes comme les moins jeunes tiennent à s'amuser pendant leurs vacances et pas devoir rester strictement confinés chez eux pour une simple toux très légère. On sait que ce virus attaque bien avant les premiers signes de contagion, 5 jours environ, et souvent plus durement une semaine après les premiers symptômes sur la personne, le temps suffisant pour transmettre le virus à de nombreuses personnes sur les plages, dans les clubs, les bars, les magasins et restaurants...en plus des transports publics.

La décision de ne généraliser le masque que dans les transports publics ce lundi qui vient et de laisser libre court à la propagation du virus partout ailleurs semble un risque assez énorme en relation avec ce que nous avons vécu en mars dernier.

L'alarme donnée devait être beaucoup plus ferme dés ce jeudi du moment que la centaine de contamination a été largement dépassée et sue des autorités comme du grand public.

Ne s'en prendre qu'aux usagers des transports publics n'est pas du tout judicieux. ça fâche beaucoup certains personnes conscientes de la situation (dont votre blogueur) alors que beaucoup d'autres se fichent des directives de Berne, ne gardent pas leurs distances, et ne portent pas de masque dans l'espace public quand il y a foule.

Si le week-end prochain, le virus devient incontrôlable dans notre pays, il serait alors bien triste d'écrire que Berne a de nouveau eu un train de retard quant à une prise de décision capitale. Comme aujourd'hui pour généraliser les masques obligatoires dans tout l'espace public où se trouve du monde, restaurants, bars, magasins, plages, centre-villes compris...avec contrôles de police et mises en garde svp...histoire que les jeunes, mais pas seulement, reprennent l'habitude de prendre les choses au sérieux.

Sources statistiques:

https://covid-19-schweiz.bagapps.ch/fr-2.html

P.S. Le vent en raffales qui règne sur la Suisse depuis ce jeudi et ce vendredi est sans doute un bon candidat super propagateur du virus dans tout l'espace public, bien plus que des gens relativement peu nombreux tranquillement assis chacun et chacune dans leur compartiment CFF ou Car Postal, qui ne parlent pas entre eux et qui restent très sages entre elles, ne se prennent pas dans les bras, ne chantent pas, ne hurlent pas, ne rient pas, ne se déplacent pas sans cesse pour donner une accolade à une autre personne...

 

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