10/07/2020

Le business de la mort

Certains pays semblent avoir fait leurs calculs.

A l'image des Présidents des Etats-Unis et du Brésil, ces pays ont opté pour la politique du pire, la politique du mal qui donne cepndant des effets bénéfiques à la pharma et à l'économie (pas de quarantaine, pas de gens qui ne font rien et détruisent, par leur absence au travail, le tissu économique et créent du chômage) tout en rayant de la carte la population vieillissante et "improductive".

Le monde a largement dépassé le cap des 12 millions de contaminés et du demi-million de morts attribués à la covid. Mais celles et ceux qui meurent sont d'abord les plus âgés, ensuite les plus pauvres qui ne peuvent bénéficier d'un traitement médical adéquat où, du moins, qui limite les risques de complications et de mourir.

500.000 morts en 6 mois c'est davantage que tous les morts de Syrie en huit ans de conflit. On a beau vouloir se persuader que la fatalité y est pour beaucoup, en fait il n'en est rien. Les pays asiatiques ont su circonscrire le fléau à sa portion congrue. Il est vrai, les méthodes dictatoriales de certains pouvoirs dont la Chine, ne nous conviennent pas du tout et nous ne voulons pas de ça chez nous. D'ailleurs, l'Europe, après un premier temps de panique du à un manque d'équipement et de méconnaissance de ce virus, se débrouille pour le moment fort bien pour circonscrire et réduire la force de frappe du virus.

La Suisse a connu une alerte la semaine dernière avec une remontée rapide des cas détectés sur le territoire ce qui a abouti au port du masque obligatoire dans les transports publics. La mesure est sans doute un peu trop rigide mais, aux premiers jours de la mesure, elle semble avoir porté ses fruits. Les gens, dans leur grande majorité, portent le masque mais le retirent aussitôt en quittant le véhicule de transport. Et même durant le trajet les gens ont compris qu'ils devaient s'imposer le masque en cas d'affluence et pouvaient le baisser sur le bas du visage si personne ne venait s'installer à moins de 2 mètres d'eux. C'est ce qui s'appelle de l'auto-contrôle et de la discipline communautaire bien comprise. Il ne faut pas être stupide. Si un restaurant peut laisser ses clients mangés en paix sans masque sur le visage alors le danger d'être contaminé n'est pas pire dans un cas comme dans l'autre.

Dans notre pays, nous préférons la prévention réfléchie aux risques de contamination libre. D'autres pays, on choisit de sacrifier une partie de sa population, de lui imposer, par leurs négligences et leur cynisme, non pas le masque mais l'exposition à un virus dangereux. Cela permet au business de faire des affaires comme si de rien n'était et aux pharmas de se remplir encore plus grassement les poches. La question que l'on peut poser à Trump ou à Bolsonaro, entre autres, c'est à partir de quel pourcentage de morts et de dévastation sur l'économie (développement grave de la maladie et populations décimées des plus jeunes au travail) ils décideraient enfin de prendre des mesures sensiblement égales aux nôtres pour enrayer la pandémie.

Mais les journalistes posent rarement les bonnes questions pour ne pas mettre dans l'embarras les chefs d'Etat. En attendant, ce seront donc des millions, voir des dizaines de millions de morts, à travers la planète avant de découvrir un médicament vraiment efficace voir un vaccin qui permettront de nous débarrasser en grande partie de ce virus.

Jugera-t-on un jour ces chefs d'Etat irresponsables, incompétents, et cyniques pour crimes contre l'Humanité? C'est une autre histoire que l'Histoire ignorera sans doute pour préserver la concorde et la diplomatie entre les peuples.

 

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