23/08/2020

L'incendiaire

En musique, recomposer une partition de Mozart ou de Chopin au synthétiseur et au bidouillage électronique a longtemps tenu de l'ordre du sacrilège.

"On n'a pas le droit de transformer une oeuvre et d'en faire du n'importe quoi" hurlaient certains. "Il faut respecter les maîtres" enchaînaient d'autres. Pourtant la musique classique a gardé son socle bien en terre et même "dénaturée" par d'autres artistes elle n'a jamais perdu de sa valeur. Bien au contraire. Les classiques revisités ont ajouté de la plus-value à la valeur originale des grands artistes classiques remixés à toutes les sauces.

Pourtant, dans l'art pictural, on crée encore sur des pincettes. Peur du sacrilège. Peur de dénaturer l'esprit de l'oeuvre et son auteur. Pourtant, c'est le même principe qu'en musique. La liberté de l'art est sans fin. Et puis, ce qui est finalement aimé du public est conservé. Ce qui ne l'est pas est rejeté. L'histoire de l'art fait le tri. Des oeuvres disparaissent. D'autres ressurgissent soudainement.

Alors je reste un artiste libre qui crée selon ses envies et son inspiration. Personne n'est obligé d'aimer ni même d'en parler. Je le fais par pur plaisir et pour donner du sens à ma vie trop solitaire. Et si j'apporte un peu de plaisir, de surprise artistique, et d'introspection aux autres je suis heureux. Sinon tant pis. L'art aura été vain au lien d'être divin.

Les artefacts ci-dessous ont été réalisés à partir d'un tableau original, La fin de l'été, de Jean Roll, décédé en 2015 comme le regretté Hans Erni.

http://www.jeanroll.com/#oeuvres_publiques-anchor

 

 

 

 

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L'incendiaire se met le doigt dans l'oeil

à chaque fois qu'il croit qu'il ne peut rien faire

pour éviter l'incendie.

 

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