22/09/2020

Cette Amérique qui régresse

Les droits de l'homme et de la femme sont en train de régresser partout sur la planète.

En même temps que l'égoïsme semble primé sur l'altruisme conformément à une pensée ultralibérale qui refuse de céder du terrain et se bat pour augmenter encore les richesses des plus privilégiés, une montée de l'intégrisme religieux envahit l'Amérique grâce à Donald Trump...qui lui ne semble pourtant pas un fer de lance de la religion chrétienne dans sa vie quotidienne...

Quand le monde va mal, les superstitions et les croyances collectives semblent dominer les esprits les plus friables ayant besoin de se rattacher à quelque chose qui bafoue les libertés chèrement acquises. Tout ce qui ne correspond pas au canon classique de la religion, aux dogmes d'origine, est classé systématiquement comme hérétique voir criminel par les plus conservateurs. Le fanatisme peut laisser ainsi libre cours à l'arbitraire et à sa violence au nom de la Foi en Dieu.

Une nouvelle chasse aux sorcières "communistes" semblent vouloir s'installer durablement au sommet du pouvoir politique et de la justice américaine. Cela ne sent pas bon du tout mais hélas ce que les Républicains n'ont pas accordé à Barack Obama, soit l'élection d'un juge suprême peut avant la fin de son mandat, ils veulent l'accorder à Donald Trump pour faire de la Cour suprême des Etats-Unis un nid de conservatisme qui servira plus la religion que les droits de l'homme et de la femme.

La démocratie, une fois de plus, se prend un boulet de canon dans sa forteresse déjà bien lézardée. La religion a souvent soutenu des rois, des empereurs, des tyrans tout au long de l'Histoire. Et c'est le propre aux Lumières et à la Révolution d'avoir réussi à chasser du pouvoir politique et judiciaire les pouvoirs religieux et leur emprise sur les âmes. Il n'en n'ira pas autrement demain en Amérique si Donald Trump parvient à ses fins. Et nul doute qu'au mois de novembre si pour différentes raisons, que Donald Trump s'évertuera à démontrer et à monter en épingle, l'Amérique reste sans présidence après les élections, ce sera à la Cour suprême de trancher et qui donnera finalement son avis de droit pour désigner le président élu... Difficile à croire que Joe Biden ait une chance devant la nouvelle Cour suprême des Etats-Unis d'Amérique.

Ainsi va l'Amérique. Ainsi va le monde et la décadence de nos démocraties.

 

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