30/09/2020

Phoney President contre Poney President

Donald Trump c'est du bidon et Joe Biden fait du Biden donc probablement un bide lamentable au final.

L'Amérique n'a tout simplement pas de candidat à la hauteur pour franchir l'insurmontable obstacle de la division interraciale, intercommunautaire, intersociale, et internationale.

L'Amérique est en pleine décadence. Joe Biden ne sera pas respecté, en tant que Président, par les plus conservateurs et les plus à droite de l'échiquier qui ne chercheront qu'à saper son autorité limitée et en acceptant aucun compromis avec lui. Quant à Donald Trump, s'il réussit par le mensonge et le soupçon portés à des hauteurs stratosphériques, il usurpera du trône grâce à la Cour Suprême à force de saper la démocratie et de pourrir le climat électoral par des coups tordus en le transformant en scènes apocalyptiques où son adversaire en est réduit à subir un ouragan d'obscénités et de contre-vérités. A la fin, c'est Goebbels qui gagne...et la propagande violente des fascistes.

Il n'y a rien à retenir du débat télévisé de cette nuit. Si ce n'est que Donald Trump est un phoney President qui détruit la démocratie américaine et que Joe Biden ferait (c'est vraiment le conditionnel qu'il faut employer) un poney President qui n'arrivera jamais à gagner une stature présidentielle suffisante permettant à l'Amérique de retourner à une certaine grandeur et à un calme intercommunautaire retrouvé.

Triste fin d'année en Amérique et une année 2021 qui ne commencera certainement pas sous les meilleures auspices avec un néo-empereur président des Etats-Unis d'Amérique pour des années poutiniennes très longues d'un règne atroce...

 

 

28/09/2020

Avions de chasse: la victoire d'un autre temps

La Suisse s'est divisée en deux ce matin entre celles et ceux qui comptent sur nos avions de combat pour nous défendre contre un ennemi potentiellement imaginaire et un pays qui estime que gaspiller ainsi les deniers publics pour une cause perdue dans une période aussi difficile sur le plan humain, économique, et climatique est suicidaire et rend une partie de la jeunesse soit plus enragée dans sa détermination à lutter contre l'ancien monde en proposant de nouvelles alternatives ou/et quelques grèves et actions de terrain illégales soit démotivée et plus dépressive qu'avant en imaginant que le "no futur" devient de plus en plus évident pour l'espèce humaine.

C'est donc l'équivalent à la population d'un gros village qui a finalement donné la possibilité à l'armée et à ses pilotes de conserver le prestige d'une défense aérienne supersonique et high-tech du pays. C'est dire combien la nation de Tell est divisé sur la question. Nos voisins ne pourront donc pas s'en prendre aux Suisses sur le sujet en écrivant quelques lignes assassines sur ce pays de millionnaires qui comptent sur les autres pour sa défense personnelle du territoire. Les Suisses paieront et, probablement, signeront un très gros contrat avec un voisin européen (probablement lié à quelques avantages sur la question des bilatérales, hé hé,  les diplomates ont une arme fatale de plus pour engager les négociations avec l'Europe et au final les milliards de l'aviation feront bon ménage dans la balance au moment de négocier et de trouver des alliés décisifs sur la question, comme la France à tout hasard...).

L'avion américain semble condamné pour deux raisons. Un, parce qu'il coûte trop cher. Deux, parce qu'un certain Donald Trump semble vouloir faire de l'Amérique une dictature biélorusse sauce Mac Donald...

Les loups pourront continuer à dormir tranquille. Les espèces menacées, sauf homo sapiens, semblent conserver la corde et gagner un gros point en faveur de leur survie. Les papas dignes de leur rôle pourront s'occuper de leur petite famille à 100% à la naissance d'un nouvel enfant. Pour les autres, ils pourront aller fêter durablement au bistrot du coin avec leurs potes l'arrivée de leur dernier rejeton. Quant à la classe moyenne, elle doit se sentir toute marie ce matin de refuser encore et toujours à remettre en question la grille des salaires entre professions hautement diplômée et monde ouvrier et agricole qui demandent des mains costaudes mais pas forcément des cerveaux bourrés de connaissances ultra-sophistiquées développées sur les bancs des universités et autres écoles hautement spécialisées. Allégés le fardeau familial des classes moyennes et alourdir sans cesse la dette des familles condamnées au minimum vital avec 0 propositions de l'Etat pour contrer la perte de salaire désormais chronique dans certaines branches comme la restauration due à la mise en place du chômage partiel provoqué par le coronavirus, ne pouvait donner que l'envie à cette population oubliée (je crois avoir raté toutes les émissions consacrées à la situation du personnel de la restauration mais avoir assisté par contre à des dizaines de petits et grands reportages sur la misère existentielle des patrons de la branche hôtelière) de glisser un non malheureux dans les urnes non par jalousie mais par dépit...

Une journée de votation où finalement les avions de la mort, pareils à des corbeaux de mauvais augure, auront gagné sur un champ de bataille assailli par des dangers bien plus imminents ou déjà réels que l'attaque aérienne par un ou des avions civiles piratés par des terroristes jetés sur nos centrales nucléaires ou nos barrages hydro-électriques. Chez nous, les tours jumelles sont sensiblement plus petites qu'en Amérique et les cibles potentielles relativement plus coriaces et résistantes au crash horrible d'un jumbo-jet plein de passagers ou d'un petit avion de tourisme piloté par un cinglé... Sans compter que pour un pilote militaire honorable, devoir abattre un avion civil serait sans doute la pire des infamies et laisserait un souvenir des plus insupportables qui soit au malheureux ou à la malheureuse chargé-e de la mission.

Wait and See mais les milliards seront dépensés.

 

 

 

27/09/2020

Fête des vendanges...au bistrot

Les gens n'en peuvent plus qu'on leur dise qu'ils peuvent aller travailler mais qu'ils ne peuvent plus s'amuser, rire, s'enlacer, s'embrasser; qu'ils doivent porter un masque comme des pestiférés; qu'ils doivent se désinfecter et se laver les mains à tout bout de champ.

Notre patron en a rajouté une couche personnel en nous interdisant, d'une manière absolue et définitive, d'ouvrir la fenêtre dans la cuisine sous le prétexte que les courants d'air, en hiver, ça donne la crève et que qui dit crève dit absence au taf et test Covid et qui dit Covid dit marche et crève avec un blâme. 

J'ai même renoncé à embrasser ma famille, les personnes les plus âgées parmi elle. Trop de monde dans notre bistrot sans masque parce qu'il faut bien manger et boire et faire un peu la fête avec les amis. Et comment fait-on quand on a connu notre premier cas covid officiel chez la clientèle en pleine fête des vendanges qui n'existe plus? Et que c'est un officiel de la ville qui l'a chopé? On prend un sac de confettis officiels et on se le balance sur la tête? On prend une cuite seul dans son coin?

Les gens veulent de la joie, de la bonne humeur. Alors ils sortent quoi qu'il leur en coûte. On refuse jusqu'à 100 personnes les soirs de week-end.  Et ce n'est pas Radio Marseille qui parle. Mais paraît que la branche est à l'agonie et que les patrons pleurent la misère. Notre vieux briscard au service, notre garde chiourme aussi, qui est par ailleurs un vieux forçat du travail, a battu son record de clients en un seul jour à lui tout seul hier. 183 couverts d'une journée! Moins de personnel implique un investissement encore plus grand de ceux qui restent au taf... Et puis t'as les RHT pour te dire que tu fais quand même du chômage partiel et que l'entreprise serait en péril sinon. Et mon patron il a dit qu'il clouera les deux fenêtres de la cuisine si par hasard on se moquait encore de lui et si on voulait respirer un peu d'air frais durant les très longs services du samedi soir. La fièvre sur le front, la transpiration ça se mérite et pas question d'enlever le masque. La loi c'est la loi et il ne faut pas contester les ordres. Et il ne faut surtout pas tomber malade parce qu'un simple refroidissement et le test Covid ça te cloue à la maison minimum deux ou trois jours. Et mon patron, sans cuistot, il doit tout simplement fermer sa boîte ou supprimer les congés des restants.

J'ai l'impression d'être sur une plage à Ibiza par 45 degrés, piscine, shots, et girls friends à gogo. C'est pas qu'une impression. C'est une réalité qui me trotte dans la tête. Alcatraz à Ibiza. Il y a même des confettis qui jonchent le sol devant notre bistrot. Il y a quand même les carrousels à Neuchâtel pour faire comme si. Il y a le salaire qui tombe à la fin du mois. Pour faire normalité et privilégié. Il y a le monde entier qui pleure famine par ailleurs. Il y a la bourse qui flambe et même le dollars qui remonte même si la planche à billets tourne à plein régime chez l'oncle Trump et l'or et l'argent qui retombent comme un soufflé après avoir fait croire que, comme dans l'Antiquité, on pouvait encore compter sur eux pour survivre au cas où l'apocalypse nous tombait dessus.

Notre restaurant est au bord de la faillite humanitaire. On se tient à distance. On se fait réprimander si on ouvre une fenêtre. On n'a pas le droit de choper un mal de gorge ou un rhume. On n'a pas le droit de partir en vacances à l'étranger et même de prendre nos vacances tout court. On n'a juste le droit de faire comme avant mais en pire. Travailler, travailler, travailler, et se dire que c'est une chance, que tout va bien tant qu'on garde notre boulot et que le covid n'a touché qu'une personne ou l'autre de notre clientèle et pas un ou plusieurs membre du personnel.

Et dire qu'à Nouvel-An les gens fêteront avec la danse du coude et du picoulet.

Vous prendrez bien un ch'tit canon de Neuchâtel avec votre soupe aux pois et lard? C'est le corso fleurit aujourd'hui. Mais je crois que seuls les corbeaux du lac y assisteront cette année. Comme derrière un corbillard, ils croasseront à souhait d'un ton espiègle et enchanteur.

 

 

 

26/09/2020

Été - hiver; terre et lac

Atmosphère magnifique devant le lycée Jean Piaget, future Maison du livre et ancien Collège latin.

J'ai raté néanmoins le passage d'un-e cycliste portant pèlerine transparente qui volait dans tous les sens. C'est dommage. L'occasion ne se représentera jamais.

 

 

 

 

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C'est quoi ce drôle d'animal?

 

 

 

La liberté ne meurt jamais

Dans un pays où la liberté d'expression est sacrée, aucun censeur, aucun criminel ne peut détruire la liberté.

Les extrémistes islamistes peuvent blesser et tuer. Ils peuvent nous terroriser. Ils peuvent nous faire souffrir et nous atteindre dans notre chair et notre coeur. Mais jamais ils ne pourront tuer la liberté.

La France n'est pas plus exemplaire que n'importe quelle nation au monde. Mais elle peut s'enorgueillir de laisser la liberté d'expression et de croyance à son peuple. Elle peut s'enorgueillir aussi de laisser les religions en dehors du cénacle politique et des lieux publics. La protection et la défense de la laïcité entraînent la meilleure gouvernance démocratique possible des peuples. Le droit de choquer; le droit de contester; le droit de questionnement et d'ironie; le droit à l'humour même le plus crade ou le plus scandaleux, le droit de blasphémer font partie intégrante d'un pays qui respecte les principes de laïcité. Le droit au pardon aussi.

Les personnes qui ne se sentent pas à l'aise avec nos principes laïcs et notre libre expression, non négociables, des libertés individuelles et collectives, peuvent quitter nos terres et vivre sur des terres hostiles à la liberté où elles auront l'occasion et tout le loisir de s'entre-tuer avec d'autres personnes qui n'acceptent pas la liberté de l'Autre, la différence, la marginalité, les dynamiteurs et dynamiteuses de nos pensées communément admises par un groupe de personnes voir une société entière. La France est une terre d'accueil pour celles et ceux qui aspirent à la liberté, l'égalité, la fraternité. la solidarité, ainsi qu'à l'ouverture au combat démocratique par la dissidence non-violente et aux échanges forcément contradictoires et multiples. Elle n'est pas une terre d'accueil pour les terroristes, les intolérants, les fascistes qui veulent imposer leur propre loi au détriment de tous les autres.

Je suis Charlie et je le reste. La liberté ne meurt jamais.

 

 

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La liberté ne meurt jamais

(artefact réalisé à partir d'un fragment d'une des fresques de l'artiste-graffeur C215

qui se trouve près de l'ancienne rédaction de Charlie Hebdo où a eu lieu la nouvelle attaque terroriste)

 

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Le Diable c'est Charlie. Et ta soeur?

 

 

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Je suis Charb dit le coléoptère Charbonnier

" C'est peut être un peu pompeux ce que je vais dire, mais je préfère mourir debout que vivre à genoux "

 

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La fresque de C215 dont sont tirés les artefacts ci-dessus

(merci pour accepter ici la reproduction sur ce blog)