07/12/2020

Le grand feu festif puis la nuit?

Difficile de retourner au turbin avec le corps tranquille et détendu comme au printemps dernier.

Nous étions alors à moins de 50 cas d'infection en moyenne pour toute la Suisse au moment de rouvrir les bars-restaurants.

Aujourd'hui, à  J-3, nous sommes entre 50 et 100 cas quotidiens pour le canton de Neuchâtel sur la seule dernière semaine, soit la situation de la deuxième semaine d'octobre, soit à trois semaines de la fermeture des restaurants durant la seconde vague, acte I.

Car oui. Avec de telles statistiques, il y a de très fortes probabilités d'une seconde vague acte II avec un retour au confinement pour la gastronomie d'ici à fin janvier.

D'autant que nous allons traverser la période la plus risquée de l'année avec les réunions familiales et festives en milieu fermé.

Alors oui, vraiment, notre profession est à grand risque économique et sanitaire.

Personnellement, depuis le début de la pandémie, je n'ai visité mon père qu'après avoir observé un minimum de 4 ou 5 jours à la maison et je l'ai fait sans embrassade ni prise dans les bras.

En décidant de rouvrir les restaurants, il va de soi que les travailleurs et travailleuses de la branche risquent malheureusement d'exposer sérieusement leurs parents et leur famille à la covid durant les fêtes.

Nous pouvons évidemment croiser les doigts et prendre toutes les mesures d'hygiène nécessaire au sein même du restaurant mais il est clair que passer sa journée entre transports publics bondés et restaurant où les gens ne porteront pas de masque ne porte pas à un enthousiasme débordant et serein pour traverser les fêtes de Noël et Nouvel-An ainsi que de fêter avec nos parents à la retraite.

Sans compter que l'on voit poindre la réplique du séisme de novembre pour fin janvier déjà.

Qui a dit que les petits métiers étaient des métiers qu'il fallait mépriser et laisser à l'ombre des élites qui prennent tellement plus de risques et font tellement plus d'efforts pour réussir leur carrière et avoir ainsi droit à des salaires élevés bien au-delà du minimum vital?

 

 

 

 

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