15/12/2020

Donald Trump, un imposteur ordinaire

Parmi les amateurs de complot, il y a celles et ceux qui tirent les ficelles.

Le populisme est-il toujours une imposture et surtout un ennemi de la démocratie?

A contrario, les partisans de la démocratie sont-ils toujours des chevaliers blancs au service de la liberté alors que l'argent mène bien trop souvent à la victoire électorale au détriment de la justice et de l'égalité entre les citoyens et citoyennes?

Donald Trump a perdu face aux institutions démocratiques américaine et devant le peuple. Mais il reste un vainqueur indéboulonnable pour ses dizaines de millions de partisans et partisanes. Loin d'être un Che Guevara sensible à l'égalité des peuples et partisan de la guerriera armé pour libérer le pays d'un tyran, Donald Trump inspire une partie du peuple à se soulever contre les pesanteurs bureaucratiques de Washington qui freinent les libertés individuelles les plus extrêmes (comme le droit de porter une arme, le droit d'être raciste, le droit de tuer arbitrairement au nom de la propriété privée, le droit de revendiquer la légitimité de la race supérieure et de la nation first, le droit de bafouer les lois de justice pour en créer d'autres au nom d'une justice plus partiale et favorisant exclusivement la fierté blanche au détriment de toutes les autres fiertés interethniques).

Il faut le dire. La Factory Donald Trump ne quittera pas le pouvoir comme la famille Bush Père et Fils. Ces derniers respectaient les codes démocratiques bien que leur façon de diriger donnait déjà les signes d'un fascisme ravageur. Donald Trump, lui, pisse allègrement sur le respect de l'institution et de la constitution américaine. Il veut en faire sa chose pour pouvoir la manipuler à sa guise. Et comme tout tyran il est prêt à user de toutes les armes anti-démocratiques pour arriver à ses fins.

L'imposture est donc sa source d'oxygène pour mettre le pays à feu et à sang si nécessaire. Il se fout des conséquences d'une guerre civile. Quand il accuse le mouvement Black Lives Matter des pires dérives violentes et d'un anarchisme destructeur pour l'Amérique, lui revendique, dans le même temps, le recours aux armes et chauffent ses partisans pour en découdre avec ces démocrates "illégitimes, voleurs et truqueurs d'élection, pédocriminels, incompétents, losers, minuscules, malades, dégénérés, fornicateurs et impurs parce que mêlant leur sang à celui de races inférieures".

Par sa posture grossière et assimilable aux discours diaboliques d'un Adolf Hitler, Donald Trump joue sa partition en but de détruire les institutions qui lui sont défavorables. C'est pourquoi il a tenté de placer, jusqu'à la dernière minute, des femmes et des hommes tout en haut du pouvoir qui auraient du lui rester fidèles pour réussir à retourner magistralement en sa faveur le vote donnant la victoire indiscutable à Joe Biden. A ce tarif-là, sa victoire à lui face à Hillary Clinton en 2016 étaient bien davantage entachée d'illégitimité et proche d'un retournement de situation de dernière minute. Mais la vérité ne compte pas pour Donald Trump. Seul compte sa victoire même au prix d'une défaite de son adversaire, inexistante, et inventée de toute pièce par ses services de désinformation, ses propres fake news. C'est comme cela que les fascistes invisibilisent et assassinent toutes celles et tous ceux qui les dérangent parce que travaillant pour l'égalité et les valeurs démocratiques.

Nous savons qui sont les fascistes et comment agissent les fascistes mais les fascistes tentent sans cesse de raconter aux médias que les fascistes ce sont ceux qui s'opposent à eux par les lois démocratiques définissant les limites institutionnelles à la liberté d'expression (diffamation, propos destructeurs et haineux, sexisme, racisme, antisémitisme, homophobie, xénophobie, etc.).

Donald Trump devra partir. De gré ou de force. Mais dehors de la Maison-Blanche attendent des dizaines de millions de personnes prêtes à le suivre en enfer.

Il lui suffit de galvaniser ses troupes pour que ses troupes se mettent à tuer et à tenter de déstabiliser définitivement la démocratie américaine par des actes de guerre civile et de barbarie perpétrés sur les communautés honnies et haïes par elles.

Donald Trump prendra le leadership de ses partisans et partisanes tout en condamnant officiellement leurs actes criminels afin de rester en liberté et de continuer en toute impunité son jeu pervers et malade causant la destruction de l'Amérique et l'avènement futur d'un fascisme sauce yankee dirigé par la famille Donald Trump.

Nous n'avons pas fini d'entendre parler de Donald Trump.

 

 

 

 

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