09/01/2021

Drame majeur imminent aux Etats-Unis

Beaucoup de gens veulent se rassurer après les évènements de la "prise du Capitole".

Tout s'est terminé relativement bien malgré 5 morts officiels et le retour au calme  a pu être établi.

Hors si rien de plus grave encore ne s'est passé le jour de l'épiphanie c'est simplement parce que les milices de Donald Trump (il faut les appeler ainsi désormais) n'avaient heureusement pas le droit de port d'armes pour aller manifester devant le Parlement.

Donald Trump est fou de rage. Muselé de toute part sur les réseaux sociaux, blessé à mort dans son orgueil, il veut sa vengeance et il a des millions de partisans avec lui prêts à l'aider dans cette funeste démarche.

Il ne suffira pas de mettre Donald Trump hors d'état de nuire en le tenant, par exemple, en résidence surveillée comme un vulgaire dictateur putschiste. Avec les milliards que lui et ses partisans disposent, avec les soutiens occultent dont les mouvements d'extrême-droites bénéficient, et surtout avec une foule fanatisée à l'extrême qui ne jure que par la parole de leur leader, Twitter, Facebook, Instagram, et autres réseaux seront submergés par des foules ivres et haineuses et des hackers professionnels qui perturberont les entreprises high-tech américaines.

L'Amérique, avec en plus la pandémie de coronavirus, est au bord du gouffre. Les centaines de millions d'armes automatiques en libre-service dans le pays sont prêtes à mettre à feu et à sang le pays. Nous sommes à un tournant historique et si l'armée, dans son ensemble, ne fait pas allégeance à Joe Biden, alors le drame sera total.

Par la faute de certains médias, aussi, qui ont trop longtemps su offrir une parole bienveillante et démesurée aux outrances mensongères de Donald Trump et de toutes celles et tous ceux qui pensent à sa façon, et cela bien avant son élection présidentielle, par la faute de personnalités bien en vue qui ont donné de l'importance à certaines idées politiques qui se propageaient sur les réseaux sociaux au détriment d'autres idées peut-être plus utopiques et humanistes mais sans doute bien moins coûteuses en terme de paix et de sécurité sociale, l'Occident est à un tournant.

Nos démocraties s'effritent et le mille-feuilles est en train de s'effondrer. La liberté d'expression n'a jamais été un champ de foire au service des plus sournois, des plus méprisants, des plus tordus, des plus menteurs, des plus manipulateurs.

Twitter et Facebook semblent le découvrir aujourd'hui et bien trop tard. Vouloir interdire de parole celles et ceux qui vont trop loin dans la liberté d'expression alors même qu'ils et elles ont obtenu une force majeure de frappe et des millions de gens qui les suivent dans leur folle dérive est désormais totalement contre-productif.

Nous allons assister à des évènements d'une gravité majeure. Alors que l'on aurait pu créer d'authentiques forums sociaux de haute qualité, nous avons inventé le pire de ce que l'on pouvait faire. Les complotistes, les gens d'une formation intellectuelle très relative et qui ne s'informent que sur les réseaux sociaux sans jamais tenir compte de l'opinion officielle des grands médias, pire en dénigrant constamment et systématiquement la prise de parole journalistique, ont su décrédibiliser le journalisme de qualité qui lui-même a souvent refusé de tenir vraiment compte de la souffrance des classes populaires maltraitées par les nouvelles méthodes ultralibérales.

D'un côté, une élite à côté de la plaque qui ne voit que ses propres intérêts économiques et sociaux en cherchant à augmenter encore ses avantages déjà considérables; de l'autre une populace dirigée vers les extrêmes par des personnalités adeptes du complot et prêtes à en découdre physiquement avec les autorités officielles et le(s) camp(s)s adverses car, pour mieux régner en leur royaume, les élites ont réussi à diviser le peuple en kyrielles de chapelles allant de l'extrême-gauche à l'extrême-droite.

La stratégie du chaos est en place. Et tout laisse à penser que nous sommes hélas au début de temps très troubles et nauséabonds.