12/01/2021

Bientôt au Musée

Quand on écrit ou qu'on dit "bientôt au musée" c'est que ça sent le sapin pour la personne concernée.

Mais le titre de cet article ne fait pas référence à une personne et encore moins à un certain Donald Trump qui aura droit à son effigie de cire comme tout bon dictateur romain, oups, comme tout bon président américain.

Si je parle de musée, je parle Histoire de la numismatique et donc Histoire tout court.

Goethe écrivit ceci à propos de la monnaie:

"... L'histoire, les inscriptions, les monnaies dont je ne voulais rien savoir jusqu'ici, tout cela s'impose à moi avec force aujourd'hui ..."
GOETHE, Voyage en Italie, Rome, 3 décembre 1786

in http://www.tradart.be/fr/accueil

Oui. La monnaie est une traçeuse d'Histoire et la voir disparaître sous les traits virtuels et fantomatiques de fausses monnaies spéculatives me fait mal au coeur. Une Civilisation sans vraie monnaie n'est plus une Civilisation. C'est une société où une partie de la population, ultra- formée et spécialisée dans l'informatique, tire toutes les ficelles pour s'octroyer richesses et privilèges en imposant surveillance drastique et impuissance au reste de la population.

C'est mon point de vue et on ne m'enlèvera jamais l'idée que des monnaies virtuelles qui s'affranchissent du contrôle populaire de l'Etat de Droit sont des monnaies scélérates et renégates qui n'ont pas lieu d'exister dans des sociétés démocratiques. Donc je bannis de mes intérêts personnelles toute monnaie virtuelle.

Mais ce billet n'est pas destiné à être une attaque en règle contre Bitcoin et autre Libra.

Si je parle de musée c'est que bientôt vous aurez l'occasion de découvrir en vrai de vieilles monnaies qui datent de quelques siècles avant Jésus-Christ pour certaines d'entre elles.

La démocratie veut que le patrimoine de l'Humanité appartient plutôt à la communauté et non à quelques collections privées qui se revendent à prix d'or entre collectionneurs.

C'est donc un choix que j'ai fait il y a longtemps en accumulant un trésor dérobé à la terre par quelques chercheurs pas toujours bien intentionnés et surtout intéressés par les gros bénéfices qu'ils peuvent en retirer sur le marché noir intéressant collectionneurs et musées. Les faux pedigree se fabriquant aussi pour donner l'impression de légalité officielle... Aujourd'hui, et c'est sans doute bénéfique, même les musées commencent à regarder de près ce qu'ils achètent ou ce qu'ils reçoivent en don. Le vol et le pillage ne sont plus autorisés mais parfois le pedigree et le lieu d'origine de certains trésors sont tout bonnement introuvables. Le musée a donc le droit de recevoir en héritage certaines pièces antiques de collection dont on ne peut définir avec certitude le pays de découverte du trésor.

Si, comme je l'espère, les objets que je vais bientôt remettre entre dans ce cadre légal, vous aurez l'occasion, dans un avenir plus ou moins proche, d'admirer quelques pièces remarquables provenant de l'Antiquité.

Ci-dessous, un statère de toute beauté édité sur l'île de Kaunos vers moins 400 avant Jésus-Christ. Peut-être découvert par un chasseur de trésor dans un des pays du Proche-Orient, voir Turquie ou Grèce, ou dérobé à un musée syrien ou un collectionneur privé lors de l'horrible guerre non terminée. Sans pedigree authentifié, la pièce remarquable restera peut-être la propriété d'un musée dont je tais le nom pour le moment.

"A de rares intervalles, la fille de Thaumas, Iris aux pieds rapides vient, à travers le dos de la vaste mer, porter un message, toutes les fois qu'une contestation, une querelle s'est élevée entre les Immortels. Alors, si l'un des habitants de l'Olympe trahit la vérité, Zeus envoie Iris, vers cette région lointaine, chercher, pour le grand serment des dieux, dans un vase d'or, la fameuse eau glacée qui tombe d'un rocher haut et escarpé.
Hésiode, Théogonie (v. 780-787)" https://mythologica.fr/grec/iris.htm

Iris, la déesse ailée, appelée aussi Niké dont la fameuse marque américaine de chaussures a repris le nom...

https://www.numisbids.com/n.php?p=lot&sid=1338&lo... sans doute l'exemplaire le plus abouti de ce style. Celui que je vous montre ci-dessous le suit sans doute d'assez prêt pour sa qualité et sa beauté. Et pourtant, il m'est quasi tombé du ciel dans ma petite cuisine de restaurant il y a quelques années. Comme quoi les dieux sont parfois équitables avec les justes qui défendent la liberté et la démocratie. Une petite fortune à lui tout seul. Mais surtout un témoin de notre Histoire qui mérite sa place dans un Musée.

 

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Les trésors du passé appartiennent aux peuples libres, instruits, et cultivés

 

Des aides si compliquées aux restaurateurs

Incompréhensible.

Chacun y va de sa recette pour sauver la gastronomie de faillites nombreuses et dommageables pour le tissu économique et social de notre pays.

Il y a eu les prêts Covid remboursables, les APG aux patrons, les aides locatives, les 10% complémentaires de RHT délivrées par les cantons de Vaud et Neuchâtel pour couvrir la part patronale des cotisations sociales sur les salaires, les cas de rigueur... et j'en passe et des meilleures.

Les bistrotiers sont fâchés. Mais ont-ils été crédibles dans leur défense? Certains ont voulu sauver leurs bénéfices avant de défendre les salaires de leurs employés privés de 20% de leur salaire assez misérable...

Si j'avais encore été patron, j'aurais à la fois défendu mes employés pour une rétribution à 100% de leur salaire tout en me battant pour obtenir un seuil minimal d'aide pour pouvoir faire vivre ma famille au moins à la hauteur du salaire le plus faible de mes employés et de mes charges fixes privées ordinaires.

Mais bon. Je ne suis plus patron depuis longtemps.

Il y a deux grandes catégories de restaurants. Ceux qui sont gérés par des familles avec pas ou très peu de personnel (souvent des extras pour les moments de grande affluence). Et tous les autres qui emploient du personnel.

Pour la première catégorie de restaurants, l'Etat pouvait définir une aide sur la base des bénéfices annuelles déclarées par l'entreprise. En général, une famille travaillant sans employé, ou avec un personnel très restreint, ne gagne pas des sommes astronomiques et l'aide n'aurait pas servi à enrichir davantage les restaurateurs sur le dos de la collectivité mais bien de les maintenir en vie.

Pour les autres entreprises, le recours aux APG avec plafond maximum semble totalement adéquat. Un patron au chômage c'est comme un footballeur au chômage technique. Il n'a pas à recevoir des sommes astronomiques de la collectivité publique. Et si, pour le patron, cela signifie une chute drastique de son bénéfice net, ce n'est pas la fin du monde. Du moment que l'entreprise puisse repartir d'un bon pied dès la reprise de l'activité, il peut accepter le deal durant plusieurs mois. Ces réserves financières sont généralement importantes. Ce qui lui importe avant tout, c'est que les charges sociales de son personnel ne lui incombent pas et que les frais fixes puissent être couverts par l'aide étatique durant le temps de fermeture.

Il semble que l'Etat aurait pu se baser sur une aide fixe, en plus du recours aux APG, de 20% du chiffre d'affaire moyen déclaré pour couvrir les frais fixes ( baux commerciaux, assurances, chauffage-électricité, charges sociales des employés) des restaurateurs sans avoir recours aux fameux prêts Covid remboursables.

Aujourd'hui, il serait possible, pour la Confédération et les Cantons, de tenir compte des prêts accordés et de renoncer aux remboursements en rapport à ces 20% du C.A. mensuel pour les mois de fermeture imposés. En accordant également un petit pourcentage de l'ordre de 5% du C.A. pour les mois de pandémie où le chiffre d'affaire à reculer dans de nombreuses entreprises.

Les restaurateurs n'ont jamais fait ce genre de proposition à la Confédération et on se demande bien pourquoi.

 

Républicains d'Amérique, démarquez-vous!

Nous sommes en période de soldes. Et il est temps que l'Amérique cesse de solder les liens qui la relient encore aux idéaux démocratiques.

Depuis la présidence Reagen et les théories fumeuses de l'ultralibéralisme, les conditions pour une vie en démocratie ne cessent de se détériorer partout sur la planète.

J'avais 5 ans quand John Kennedy a été assassiné. J'en avais 4 de plus quand Bob Kennedy et Martin Luther King ont été à leur tour assassinés. Je voyais alors l'Amérique, par la lucarne de la TV toute nouvelle, comme un grand pays avec des foules joyeuses, libres, qui ouvraient le monde tandis que l'URSS et ses goulags me semblaient un pays où les gens étaient en permanence tristes et jetés en prison dès qu'ils critiquaient le pouvoir de Brejnev. Maman faisait le reste contre les diables communistes pour me convaincre que nous avions de la chance de vivre presque comme l'Amérique.

Puis j'ai grandi, et j'ai commencé à comprendre que les Russes n'étaient pas le diable et que l'Amérique n'était pas le bon dieu. Che Guevara avait passé par là lui qui disait même que le cerveau du monstre se trouvait en Suisse.

L'Amérique avait perdu sa virginité. Elle portait aussi son masque de laideur, ses imperfections, ses vices de première puissance capitaliste du monde. Elle n'était pas la reine de la liberté et sa statue couronnée couvrait son visage pleins d'épines qui la condamnait pour ses manquements et ses dérives fascistes.

Mais je n'ai jamais abandonné le rêve de la liberté et de démocraties ouvertes sur le monde et les autres. Je n'ai jamais rêvé vivre dans un pays où des autocrates au pouvoir écrasent le peuple et le soumet au goulag. J'ai toujours cru que l'Amérique pouvait encore et toujours se relever et donner de l'espoir pour les peuples du monde soumis aux pires tortionnaires.

Hélas, depuis le jour ou l'extrême-droite a jeté son grappin sur l'Amérique et que les plus grands médias se sont mis à réfléchir et penser comme un grand bordel réservé aux puissances de l'argent, je me suis exilé sur ma propre liberté philosophique et je ne fais plus confiance aux puissances de l'argent pour donner du lustre à la démocratie.

Ce n'est pas une question de Droite ou de Gauche, de Républicains ou de Démocrates. C'est une question d'idéaux démocratiques. Et il semble que ceux qui ont le moins cédé aux sirènes du pouvoir ultra-nationaliste Blanc, fasciste, et au règne tout-puissant de Wall-Street sont aujourd'hui bel et bien plutôt Démocrates que Républicains. Et il semble que celles et ceux qui ont dérivé vers la grande laideur de l'Amérique et l'immondice d'une ultra-droite ont su placer un drôle de gars au sommet du pouvoir, un homme qui a tellement intrigué pour éviter sa défaite présidentielle qu'il a fini par commettre l'irréparable erreur de la prise du Capitole par la force grâce à ses milices de supporters surchauffés et dans le déni. Si une partie de l'armée l'avait suivi, l'Amérique serait aujourd'hui à feu et à sang. Mais heureusement, l'armée a tenu bon. 

Il est temps de démettre Donald Trump de toute responsabilité politique future. Il est temps de faire le ménage idéologique au sein même de la droite républicaine. L'Amérique blanche ne souffre pas de trop d'immigration. Elle souffre d'un manque de sens moral et éthique. Elle souffre d'un manque de leaders charismatiques genre Bob Kennedy qui sauraient unir l'Amérique et lui redonner de la grandeur et de la confiance en elle-même.

Amis Républicains, l'Histoire de l'Amérique est vieille de quelques siècles. Elle ne peut pas oublier le péché originel mortel, le génocide des natifs de ce Continent. Elle ne peut pas oublier l'esclavage de l'immigration noire. Elle ne peut pas oublier qu'aujourd'hui la seule chance de survie du modèle démocratique lui impose l'intégration des minorités dans les plans de sa construction. Sans les minorités ethniques, sans une plus juste égalité des chances et de la répartition des richesses, il n'y a plus de démocratie ni d'Amérique. Il n'y a que le chaos et la guerre civile, le putsch militaire et la tyrannie.

Républicains d'Amérique, il est temps de lâcher les sirènes de l'ultra-libéralisme. Il est temps de repenser tout le système et de redonner plus de justice pour toutes et pour tous, qu'ils soient des Blancs à la rue qui ont perdu tout espoir d'une vie meilleure ou des Noirs, des amérindiens, des hispaniques, des métisses, abandonnés dans les ghettos d'une Amérique égoïste qui regarde le monde que du haut d'une montagne de milliards de dollars accumulés sur le dos de la sueur des travailleurs et des travailleuses ou de la spéculation boursière.

La démocratie vivante n'a jamais été une opération financière orchestré par une oligarchie de banquiers. La démocratie vivante c'est le sel de la liberté acquise grâce au pouvoir et au devoir civique des citoyennes et citoyens d'un pays instruit, cultivé, innovant, altruiste, et généreux.

Si l'Amérique veut revivre de nouveaux temps démocratiques, elle doit commencer par se débarrasser de l'homme qui a osé défier les fondements même de la démocratie grâce à un pouvoir ayant sans cesse corrompu les consciences et violé les principes de la proportionnalité démocratique tout en défendant les manipulations et les mensonges les plus éculés des masses média acquises à une vision bancale de la démocratie.

Le courage politique, c'est ce qui manque le plus aujourd'hui au parti Républicain. Sans un sursaut et un renouveau fondateur du grand vieux parti, l'Amérique ne pourra alors s'épargner une terrible guerre civile.