14/01/2021

L'amour au temps du Covid

Il est difficile de s'imaginer pire période pour faire des projets amoureux. A part la guerre et la mort, rien ne peut être plus grave qu'une pandémie pour empêcher deux êtres de s'aimer et se rapprocher.

Il y a les amours contrariés de celles et ceux séparés par les distances et les fermetures de frontières, les impossibilités de travailler, ou les quarantaines imposées. Et il y a les amours qui cassent parce que tout lasse, surtout par temps de pandémie.

Depuis le covid, je me suis lancé dans une recherche encore plus affamée d'oeuvres qui signifient quelque chose de profond de manière intime et collective. Et par chance, il ne faut pas toujours avoir un compte en banque bien étoffé pour s'autoriser une petite folie qui viendra égayer la morne plaine de nos jours.

Je suis tombé sur le grand tableau d'un artiste suisse totalement méconnu dont on ne trouve aucune trace sur la Toile. Il a vécu à Lausanne, rue du Maupas. En tous les cas, son atelier devait être là. Probablement disparu aujourd'hui, le seul tableau de lui dont j'ai connaissance a fini dans la boutique d'un antiquaire puis finalement dans mon antre de plus en plus peuplée de bonnes compagnies.

Je suis assez content de vous en proposer la découverte à travers deux images sur mon blog. On pourrait intitulé cette peinture sur bois "L'amour au temps du Covid". Madame regarde tristement le monde avec une sorte d'effroi comparable au Cri d'Edvard Munch. Monsieur, respectant la distance sanitaire, regarde à l'opposé, vers un horizon bouché par les montagnes et les nuages et il se demande quand tout cela prendra fin. Un avenir dans le brouillard et personne pour redonner de l'espoir aux amoureux.Les étendards sont en berne.

Peut-être cela pourrait-il être un couple de restaurateurs au bord de la faillite et de la rupture amoureuse... Camarades fédéraux, encore un effort.

 

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L'Amour, Josef Schmid, année inconnue, Lausanne

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Fermés jusqu'au Ghost Festival

Bon, finalement on pourrait bien fêter la réouverture des restaurants pour le Ghost Festival et celui-ci pourrait alors marquer le retour à la situation normale d'un pays qui dansera en solidarité avec les victimes économiques du Covid.

Bon. Il ne faut pas trop y croire. Les employés et employées de la gastronomie et de la culture ne croient pas trop qu'ils pourront retrouver le plein de leur salaire à partir de mars. Les patrons de bistrots continueront, d'une façon ou d'une autre, à recourir au chômage partiel et ne verseront pas des salaires à 100% pendant des mois et des mois...jusqu'à fin juin ou à la Saint-Glinglin. C'est notre belle promesse d'avenir à nous autres vos serviteurs oubliés de la table ronde.

Bon. Nous autres, nous nous faisons déjà à l'idée d'une situation catastrophique où les variants britannique, sud-africain, et amazonien, plus quelques autres dont on attend avec impatience le pedigree, se liguent entre eux et empêchent tout espoir d'un retour à la normale pour la culture et la restauration en perturbant, de plus, grandement l'efficacité et la réussite de la campagne de vaccination. Ce ne serait plus "Vive la vaccination" mais alors les "Mort aux pharmas charlatans" lancés par tous les complotistes que comptent la planète. Et ils sont désormais aussi nombreux, voir plus encore, que les fans du grand libérateur Donald Trump.

Bon. Ben voilà. J'ai encore mis mes grands pieds dans le plat et le menu du jour d'Alain Berset. On n'est plus sorti de l'auberge depuis longtemps puisqu'on ne peut même plus y entrer. J'attends mon petit ghost writter au coin de la rue pour écrire encore quelques âneries. Entre nègres et exploités du système, on s'entend super bien et on n'a pas franchement peur de se faire détester et rejeter. Cela dure déjà depuis si longtemps.

Bon. Peut-être que le scénario sera celui d'une fin heureuse avec la disparition du grand méchant Covid. ça dépend des dieux ou des pharmas... On verra bien. Le film d'horreur en continu ou le retour au bonheur et la liberté. Le ghost writer s'attend au pire comme au meilleur. Mais surtout au pire car ça il y est relativement familier dans sa vie quotidienne et depuis de très longues décennies.

Le bonheur extatique attendra bien encore un peu. Covid ne nous laisse aucun répit.

 

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La tête en haut ou la tête en bas, votre ghost writer détesté vous salue bien bas.

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