23/02/2021

Le voile intégral tue la femme et la culture

Le voile intégral fait offense à la femme dans notre monde occidental et même parmi une bonne frange de la population musulmane, quelle soit pratiquante ou non.

Le voile intégral est un signe de soumission de la femme et d'intégrisme culturel qui pousse au communautarisme et à la séparation entre communautés vivant dans un pays commun. Il n'est en aucun cas l'expression d'une quelconque liberté. Soit il est subi et combattu par des femmes qui aimeraient pouvoir se libérer de cette prison de tissus; soit il est revendiqué comme arme de guerre culturelle par des femmes qui haïssent notre mode de vie occidental et qui font déjà tout pour diviser nos communautés et attirer de nouveaux musulmans et musulmanes dans l'expression sectaire et fasciste de leur religion. Comme toute religion pratiquée à l'exclusion de toutes les autres et à l'exclusion de toutes celles et tous ceux qui n'ont aucune religion, le masque intégral indique à toute femme dénudant tout ou partie de son corps qu'elle est dans le péché et passible d'être à la fois punie de torture, de viol, et de mort par Allah ainsi que bien sûr par tous les hommes adeptes de ce courant extrémiste. Il suffit de voir comment les jeunes femmes qui libèrent leurs corps des signes religieux sont traitées aujourd'hui ,par exemple au Pakistan, pays qui accueillait jadis, il y a à peine 50 ans, les jeunes filles hippies venues d'Occident sans grand risque de se faire violer par les hommes de cette époque...

On se rend compte ainsi de la radicalisation des consciences dans le monde islamique depuis que des ayatollah, des mollah, des imams extrémistes ont pris le pouvoir dans ces pays là au détriment des imams modérés de l'islam.

Dire oui à l'initiative contre le voile intégral c'est dire oui à la volonté de lutter avec nos soeurs et frères musulman-e-s pour un islam de paix, apaisé et progressiste, qui s'intègre pleinement dans la laïcité et les lois de la République, pour la France, ou la Confédération helvétique pour notre pays.

Dire oui à l'initiative c'est soutenir les femmes dans leur lutte pour l'émancipation féminine et leur droit d'échapper à l'oppression masculine. Celles qui acceptent le niquab ou la burqa de leur plein gré ne sont pas amies de notre pays mais ennemies des lois libérales de notre pays et elles ne se réfèrent qu'à Allah, au Coran, et à une ligne extrémiste de l'islam qui n'a pas lieu d'être dans des pays libres et démocratiques.

Voilà. C'est la dernière fois que j'interviens sur ce sujet avant les votations parce que franchement ça me casse la tête et ça me démoralise de constater que pour une question de tourisme et de gros sous les libéraux sont prêts à virer leur cuti pour "protéger" la susceptibilité de la très riche clientèle du Golfe.

Un article daté du mois d'octobre 2012 et paru dans le Figaro, donc d'avant les attentats terribles, pour rafraîchir certaines mémoires inconscientes...

https://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2012/10/15/03015...

 

 

De roseaux à tortue géante à plumes

C'est presque le printemps et cela fait du bien.

Après un hiver à jouer les gros ours en hibernation, je remets à bouger ma vieille carcasse en profitant de la pause forcée qui coûte très cher au porte-monnaie mais pas trop à ma créativité.

Donc, c'est en me baladant à travers champs et forêts que je suis tombé sur une tortue géante à plumes. ça n'existe pas, une tortue à plumes? Et alors. Il suffit de l'inventer pour lui donner vie.

Bonne fin de Covid à toutes et à tous et vivement qu'on puisse refaire la fête avec celles et ceux que nous aimons de très près ou de très loin.

 

 

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Ben tu vois bien que j'existe même si tu ne veux pas que j'existe.

J'ai un visage et je sors en ville boire un pot avec les poteaux.

 

L'Art et la Machine au coeur du processus de création

La guerre d'usure entre les amoureux de l'art moderne, dit abstrait, et les inconditionnels de l'art figuratif, appelé aussi art classique, est assez ridicule et pour tout dire entaché d'un certain snobisme de part et d'autre.

Ce que j'aime dans l'art abstrait, c'est sa capacité infinie d'évasion sans être "encombré" d'une image réaliste qui nous impose la beauté et l'émotion d'un paysage, d'un nu ou de toute autre forme suggestive et figurative.

Ce que je n'aime pas dans l'art abstrait, c'est l'esbroufe qui lui est assez souvent associé, le sentiment d'avoir à faire, parfois, à des artistes largement surévalués, côtés davantage grâce à leur carnet d'adresse bien organisé et leur génie déployé dans les "public relations" que grâce à leur génie artistique évident puisé dans l'oeuvre elle-même.

C'est peut-être ce qui dérangeait le peintre et sculpteur neuchâtelois Léon Perrin, par exemple, qui se considérait comme artisan de l'art plus qu'artiste, un mot bien trop gaspillé de notre temps selon lui. Car pour lui, l'artiste, l'authentique, ne peut échapper à la tragédie humaine et s'emparer de la création qu'à condition de plonger son art dans les profondeurs de la psyché et l'expérience vécue. Tout le reste n'étant que divertissement de masse ou snobisme de salon entre gens de bonne société.

C'est pourquoi Léon Perrin était d'une certaine façon rétif à l'art abstrait et qu'il préférait de loin les classiques et l'art figuratif aux découvertes et innovations de l'art moderne.

Mais peut-on freiner voir stopper les artistes dans leur désir d'innover et de créer de nouvelles sensations, de nouveaux horizons pour leur public?

Il est évident que l'art classique émeut et émouvra toujours au fil des générations actuelles et futures. Les scènes artistiques que l'on découvre jour après jour à Pompéï nous touchent au plus haut point. Aucune discussion là-dessus.

Pourtant, celles et ceux qui aujourd'hui encore s'attardent et utilisent le processus d'art figuratif sont régulièrement rejetés par les courants modernistes. Hans Erni, pour ne citer que lui, en a fait l'expérience de son vivant. Et depuis sa mort en 2015 aucune exposition (à part dans son musée à Lucerne) et aucun article de presse ne lui a été consacré dans la presse romande, voir alémanique.

Les artistes figuratifs modernes sont en somme relégués dans une ligue inférieure par les milieux artistiques en vogue. Le classique, comme en musique d'ailleurs, est réservé à une certaine élite bourgeoise qui elle-même préfère les compositions classiques anciennes comme celles de Mozart ou Beethoven aux compositions de notre temps. Il ne fait pas forcément beau d'être un talent et exercé dans la veine classique de la création. Les rejets d'un certain milieu artistique se disant aux avants-postes de l'art sont alors radicaux. Ton art sent le sapin? De notre temps, il y a autre chose à explorer.

Et pourtant. Que de sculpteurs, peintres, graveurs, ont traversé le siècle passé et le siècle actuel en restant dans la veine classique de la création se détournant eux-mêmes de l'art abstrait actuel dit moderne.

Ne voulant pas trancher entre les différentes manières de concevoir l'art moderne, je reste convaincu qu'il n'y a pas à le faire. L'important dans une oeuvre c'est ce qu'elle apporte au public. Ce n'est pas la façon de créer de l'artiste qui doit être jugée. C'est ce que l'artiste nous apporte comme émotion et comme ouverture pour notre propre esthétique et réflexion.

Pour ma part, l'invention de l'ordinateur m'a permis de créer des oeuvres numériques qui n'auraient jamais existé sans la machine. Cette union entre la machine et l'homme vaut dans l'art comme dans la science qui cherche, par exemple, à créer des prothèses de plus en plus performantes pour les personnes amputées d'un membre. Il n'y a pas d'un côté les "vrais" peintres qui créent avec un pinceau et, de l'autre, les "bidouilleurs" sans talent qui ne feraient rien sans l'aide de la machine. Hors la machine n'est pas une aide. C'est une partenaire qui s'implique dans le processus de création de l'artiste et qui s'unit à lui pour créer une performance. Comme pour un sportif qui s'appuie sur la science pour progresser et réussir pas après pas. Parce que sinon, nous pourrions aussi condamnés les sportifs d'élite qui s'expriment aux Jeux Paralympiques grâce à leur bras ou leur jambe artificielle et dire que les seul-e-s vrai-e-s sportifs-ives sont celles et ceux qui ne boivent que de l'eau et qui n'utilisent aucune machine pour les aider à performer...

J'ai cité dans ce billet le sculpteur et peintre Léon Perrin. Je vous laisse donc avec une vidéo où l'artisan-artiste s'exprime quelques mois avant sa disparition. Dans un prochain billet, je reviendrai un peu plus en détail sur ce Neuchâtelois qui fut un créateur classique majeur pour notre pays et le XXème siècle.

Ci-dessous, une image-vidéo de l'artiste captée par mon Samsung par écran interposé puis travaillée et retravaillée avec la complicité de mon ordinateur. Résultat bluffant. Où quand l'art classique d'une photo devient une oeuvre avant-gardiste assez fantastique.

 

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Léon Perrin lors de l'interview

 

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La même image passée dans l'art abstrait

 

 

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Espacité

Terreur  artistique sur le POD (Godzilla vs Kong)

 

 

 

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