25/02/2021

Rouletabosse

Tu peux me dire

ce que je foutimasse

à ne rien faire d'autre

qu'à t'écrire Godasse,

Godasse boit la tasse,

Godasse mange-rapace,

Godasse perd sa place?

 

Regarde cette vie

qui s'arrête à mon palier de porte,

ces visages absents

réduits aux expressions virtuelles,

ce silence de cathédrale dans mon lit

et ses nuits mortes sans amour.

 

J'ai pris les traits de la fée Carabosse

mais je suis Rouletabosse

le marin resté sur le quai

 jeté loin des spots TV,

loin de la vague populaire.

 

Les jours sans toi

sont des jours perdus.

Les jours sans nuit

sont des jours pendus.

 

Reste à savoir

pourquoi je trace la route

avec ces vents de déroute.

Reste à savoir

pourquoi ce livre maudit

sur les pages d'à côté,

ses phrases sans réponse

noyées par ce bruitisme infernal,

ce public sans expression

au bord de l'abîme,

ces dizaines d'année

à voyager dans ma montgolfière

comme un chasseur d'atmosphère,

un révolté de la vie,

un détraqueur de système et de théorème,

terroriste affamé d'amour nostalgie

plutôt que tueur bourré d'idéologie.

 

La bande passante

me rappelle à toi.

Le passé me hante

et l'avenir ne me sourit plus.

C'est comme si la vie

m'avait guidé sur les routes

vers ces déserts de solitude.

 

Les chanteurs s'en vont au paradis

et mon adolescence revit sa vie

dans la chambre de la Cité universitaire.

 

Qu'est-ce que j'ai raté dans mon jeudi,

dis-moi Lili?

Qu'est que j'ai oublié dans mon jeudi,

dis-moi Cricri?

 

Ma vie n'a pu être dévoilée que par un fou

 

Edvard Munch dédicace

 

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L'Amour au temps de Covid

d'après l'oeuvre tragique d'un artiste lausannois de la Rue de Maupas

 

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