02/03/2021

Ex-présidents: entre la France et l'Amérique, un abysse

Tandis que Donald Trump se pavane et annonce déjà son grand retour sur la scène politique sitôt après sa défaite qu'il n'a d'ailleurs jamais cessé de retourner en victoire grâce à la manipulation des foules, ses fake news maison, ses grossiers mensonges, Nicolas Sarkozy se bat devant les juges et perd le combat de l'éligibilité présidentielle en se voyant même condamné à de la prison ferme pour des affaires et des faits sans doute bien moins graves que les agissements répétés et scandaleux de l'ex-président américain.

Il y a un abysse qui se creuse entre la manière de traiter judiciairement un ex-président soupçonné d'actes répréhensibles graves en Amérique et un ex-président français coupables de malversations. Il est sans doute avéré que Nicolas Sarkozy n'a jamais été un enfant de choeur avouant tous ces péchés au curé de la paroisse et acceptant la repentance sans mot dire. Ce président a été surnommé le petit Napoléon et ce n'est pas pour rien. L'empereur dit la loi et la justice s'exécute. Hors la France révolutionnaire a voulu une justice indépendante et impartiale qui défend avant tout la République et ses intérêts. Si un président se met au-dessus des lois, il doit être jugé pour ses actes répréhensibles.

Aux Etats-Unis, Donald Trump semble avoir réussi à mettre sa personnalité au-dessus des lois et une partie du peuple l'approuve dans son arrogance à vouloir être l'astre suprême d'Amérique dont personne ne peut toucher un cheveux. Triste Amérique et décadence flagrante de ce peuple en déroute. Donald Trump fascine et c'est bien là l'immense danger qui guette ce pays et le reste du monde. Comme Adolf Hitler, il réussit à magnétiser les foules chez lui comme ailleurs dans le monde. Et même certains médias français, assez stupides en l'occurrence, continuent à lui faire des ponts d'honneur en diffusant en direct son discours de retour aux affaires.

D'un côté, un Nicolas Sarkozy qui ne sera sans doute plus jamais Président pour avoir osé jouer un peu trop avec les lignes du pouvoir. De l'autre, un Donald Trump menaçant qui continue à chauffer éhontément et en toute impunité les foules dans son arène politique digne des empereurs romains.

La France démocratique va un tout petit peu mieux que l'Amérique. Pourtant, il n'est pas certain que cela dure encore longtemps. L'extrême-droite est au bord du pouvoir. Il faudra peut-être un Général d'armée élu démocratiquement pour remettre d'aplomb un pays qui ne se comprend plus lui-même et qui se déchire sans cesse sur la façon d'imaginer l'avenir du pays.

Mais entre le général de Villiers et Donald Trump, il n'y a pas photo sur les intentions démocratiques et les chances de sortir du chaos actuel.

Comme la Gauche-verte est incapable de s'entendre et se morfond dans ses combats de coq et d'ego au lieu de se donner la chance d'une candidature féminine à la hauteur de la tâche; que le président actuel Emmanuel Macron n'est pas à la hauteur des attentes du peuple français; et que l'extrême-droite menace de plus en plus, le général de Villiers semble être le candidat le plus adéquat pour redonner un peu d'humanité à un pays qui se déshumanise et se hait de plus en plus au lieu de s'aimer.

L'Amérique fait peur. La France fait soucis. La Suisse se dispute. Tout ne va pas forcément bien dans le meilleur des mondes possibles...

 

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