03/03/2021

Des prisons et des exclusions

L'avenir que nous réserve la pandémie n'est pas vers une sortie du tunnel et le retour à la lumière, il est sinistre, sombre, et mortel.

En Israël, ce sont les passeports "verts" donnant libre accès à la vraie vie et réservés aux vaccinés, ainsi que les bracelets électroniques permettant d'éviter la quarantaine dans un hôtel désigné par l'Etat au retour d'un voyage, qui sont imposés de force par l'Etat.

Et tout le monde trouve ça cool et sympa à défaut de mieux!!! Ameutant ici la mémoire d'un très vieux philosophe visionnaire qui n'exerçait pas à BFM TV et autres chaînes au pied du Donald et très fières d'offrir du direct et de l'attention aux discours du grand dictateur américain qui reviendra bientôt au pouvoir comme Hitler l'avait fait après son putsch manqué et cela grâce à la folie médiatique mondiale actuelle.

Ameutant donc ce grand philosophe qui serait bien entendu exclu des plateaux TV par les temps qui courent pour cause de dissidence à la pensée imposée.

« C’est le peuple qui s’asservit, qui se coupe la gorge, qui, ayant le choix d’être serf ou d’être libre, abandonne sa liberté et prend le joug, et, pouvant vivre sous les bonnes lois et sous la protection des États, veut vivre sous l’iniquité, sous l’oppression et l’injustice, au seul plaisir [du] tyran. C’est le peuple qui consent à son mal ou plutôt le recherche. »
Étienne de La Boétie
Par les temps covidiens, donc orwelliens, qui courent, on devrait placarder cette sentence sur tous les murs des villes du monde dit libre. Histoire de vacciner la population et l'immuniser contre cette propagande affolante actuelle qui fait du covid19 la star incontestée de notre soumission volontaire à une idéologie totalitaire qui se répand sur toute la Terre avec l'approbation des populations elles-mêmes. Bien aidées en cela par des médias obséquieux à la botte de grands cyniques gras, vulgaires, brutaux préférés à des figures pâles mais sérieuses qui essayent de protéger comme elles peuvent la démocratie et de la chérir malgré la haine ambiante.
Je crois savoir que les grands écrivain-e-s et artistes n'ont jamais été dopé-e-s à la testostérone et qu'assez souvent ils et elles avaient plutôt des allures physiques relativement peu signifiantes en égard à la masculinité. Mais leur pâleur et leur relatif rachitisme ne faisaient pas d'ombrage à leur travail et les TV n'avaient pas besoin de gros bras et de tronches distillant du poison pour faire le triste spectacle pour leur audience. Je crois aussi savoir qu'on ne les méprisait pas à ce point même à la Cour des rois de France. Donald Trump accaparant les esprits funestes et les plateaux TV français en mauvaise compagnie de la pandémie, il ne reste pas grand chose pour imaginer d'autres horizons plus riants.
Alain Berset semble lui-même contaminé à l'idée qu'un passeport covid deviendra obligatoire pour pouvoir vivre normalement. Pressé par les milieux économiques et sanitaires, déjà tellement détesté par une partie de la population, il est en train de craquer sur nos libertés essentielles et admettre l'idée nauséabonde que demain, sans passeport covid, n'est plus permis pour les rebelles.
Pauvre monde! Nous sommes condamnés, donc absolument cons et damnés. Nous permettons à notre esprit de se faire envahir par la crainte d'une maladie, certes mortelle pour une très petite minorité de personnes souvent très âgées, et d'obéir comme des chiens et des chiennes à des lois liberticides qui permettent un contrôle absolu sur nos vies et sur nos droits à nous déplacer, à travailler, à se divertir, à s'embrasser et à s'aimer. L'Etat prend tout le pouvoir sur nos libertés individuelles et nous approuvons cela en fustigeant par ailleurs les rebelles, les insoumis-e-s, les clairvoyants-tes, celles et ceux qui ont compris que la peste a bon dos pour faire de nous des gentils toutous dociles se soumettant à des inquisiteurs et des gardiens de l'Etat sanitaire offrant aux big pharmas le pouvoir total sur la distribution du pass rose et euphorisant permettant l'accès à nos paradis artificiels (culturels et sportifs si vous préférez).
 
Comme le disait hier encore Patrick Pelloux sur la Matinale de la Radio romande, ma liberté s'arrête là où celle de l'autre commence. Mais alors il faudra désormais interdire à un enrhumé de voyager ou de venir à un spectacle parce qu'il pourrait condamner à mort son voisin de siège âgé de 85 ans qui n'a pas demandé à se faire contaminé par une mauvaise grippe. Mais alors il faudra interdire à un sidéen ou une sidéenne de coucher avec un non-porteur ou une non-porteuse du virus parce qu'il y a toujours un risque de transmission une fois qu'on est malade même si le ou la contaminé-e fait très attention à ne pas transmettre la maladie.
L'enfer c'est les autres. Et actuellement cela se vérifie pleinement.
J'ai mal à ma liberté et cela va de mal en pis.
Quelques notes de nostalgie dans ce monde de sidération abrutissante.

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