30/03/2021

Task Force One

Il faut que je vous l'avoue. Je suis un mauvais élève. En réalité, vous le savez depuis fort longtemps.

Face à ce monde de plus en plus f(l)ou, voir fasciste, où certains (oui, oui, ma soeur en fait partie) voudraient condamner au peloton d'exécution une partie de cette jeunesse indisciplinée, rebelle et à priori contre la campagne vaccinale obligatoire mise en place, caractère obligatoire qui ne le serait cependant pas selon Berne, et le port du masque obligatoire, qui lui est applicable mais n'est pas forcément appliqué au sens stricte du terme, il faut que je vous le dise, j'ai développé ma propre force opérationnelle concernant mon attitude face à Covid-19.

Je ne sais pas encore si j'opterai pour le vaccin pour pouvoir garder mon travail ou si je perdrai mon travail parce que mon patron ne voudra pas d'un récalcitrant dans son restaurant. Comme apparemment il aura le droit d'agir arbitrairement et à sa guise parce que notre Berne fédérale continue à prétendre qu'un bistrot c'est du droit privé alors que dans l'ancienne réalité c'était encore un établissement publique...avec le droit qui va avec et une demande d'interdiction d'auberge d'un-e client-e indésirable qui passe en temps normal par une autorisation de police... Quant à se donner le droit de jeter à la porte un collaborateur ou une collaboratrice pour cause de refus d'un vaccin cela ne s'était encore jamais vu jusqu'ici mais cela pourrait bien le devenir dans la nouvelle réalité covidienne voulue par nos sept Sages. Comme Berne se tait grave sur le sujet, c'est alors que nous devons peu à peu devenir notre propre task force en matière vaccinale. Ferai-je partie des Blancs moutons ou des moutons Noirs? Vu ma force de caractère, j'aurai plutôt tendance, c'est certain, à être du côté des opprimé-e-s que des gens de pouvoir qui se taisent mais n'en exigent pas moins. Je risque donc au final de faire partie des moutons noirs, de ceux et celles qui ne se vaccineront pas et seront jeté-e-s par-dessus bord du navire confédéral avec interdiction de consommer de la culture ou son petit noir dans un troquet local. Sans passeport covid, je n'irai nulle part et je ferai partie de celles et ceux qui subiront l'apartheid des sains d'esprit qui se seront faits vacciner comme de gentils moutons dociles et heureux de la bonne protection toute-puissante de Big Pharma.

Je pourrais même, au final, perdre partiellement mon droit au chômage et aux indemnités pour faute grave commise dans le cadre de mon emploi, le refus vaccinal pouvant être considéré comme faute grave si je suis l'esprit non divulgué clairement par Berne... En fait, on n'en sait rien du tout, nous les travailleuses et travailleurs. Et dire que dans un mois ou deux je devrais, en principe, être de retour au turbin avec cette épée de Damoclès sur la tête. Un Conseil fédéral qui se tait, un Parlement qui ne légifère pas en la matière... Mais c'est si insignifiant et anodin que ça cette histoire de vaccin qui nous pend au nez et bouscule notre conscience?

En attendant, j'ai mis en place ma propre task force one et je décide désormais par moi-même si je vais me faire tester ou vacciner, voir ma famille sans masque de protection et avec pleins de bisous même si mes petits-enfants ont la nique au nez ou mal au cou. C'est le seul avantage qu'il me reste. Tous mes week-ends de libre après en avoir eu pratiquement aucun pendant près de deux ans dans l'ancien monde où je trimais encore pour enrichir grassement mon patron. Je peux disposer de mon temps comme bon me semble. Je ne vais quand même pas encore sacrifier ma famille après avoir sacrifier mon salaire pour la survie économique de la collectivité et la survie privée de mon patron qui n'arrive pas à cracher au bassinet pour sauver un salaire décent à un de ses cadres responsables de la cuisine...

Alors sachez-le. Je faisais déjà partie des pestiférés en temps normal. La situation s'est encore aggravée par temps covidien. Je pourrais bien finir par devenir un drôle de mouton noir qui rôde dans les esprits voltairiens pour sauver nos libertés bafouées et notre droit absolu à préférer naturellement une immunité collective face à une maladie relativement dangereuse plutôt que de se prendre une dose vaccinale dont on connaît très mal les effets à long terme mais dont on sait très bien le caractère cupide voir criminogène de ceux qui vendent leur vaccin de la peur dans le monde entier. Même le docteur Didier Pittet, interviewé par l'hebdomadaire L'Illustré de cette semaine, ne se rétractera pas face à ma dernière affirmation...L'argent de la corruption peut-il être à l'origine de l'éradication de cette pandémie?   

Je laisse mes lectrices et mes lecteurs à leur propre réflexion avec cette question d'une certaine importance capitale et d'une profonde gravité.

 

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