01/04/2021

Ceci n'est pas un poisson d'avril

Nos corps sont des temples sacrés.

Un poète passe. Il ne sera pas écouté. Un poète trépasse. Les gens lui ont déjà tendu la corde pour se pendre. Ils lui crachent à la figure. Ils ont la haine. Ils s'en prennent au messager, au troubadour, à l'artiste, tandis que les gouvernements dorment sur leurs deux oreilles et nous contraignent chaque jour davantage, nous immobilisent, nous suspectent, nous rendent dingues, nous obligent, par la torture morale, aux vaccins, aux tests, aux masques, nous écrasent émission après émission TV ou radio par des séances inutiles de masturbation sanitaire consacrées au dieu et au diable, Covid, le Tout-Puissant, Celui qui d'en-haut de ses statistiques morbides nous dicte sa loi à chaque remontée d'infection, à chaque nouvelle vague, à chaque décompte macabre du nombre de morts et de mortes. Covid-19 demande des sacrifices et les gouvernement s'exécutent dans un ensemble de mesures discriminatoires, liberticides, scandaleuses. Mais Covid-19 mute sans cesse et devient incontrôlable, de plus en plus redoutable, de plus en plus le maître de nos discussions et de nos décisions. Les gouvernements lui obéissent et contraignent davantage le peuple, l'appauvrisse, pire encore, le rend inutile, invisible, non-indispensable, voir nuisible à la bonne marche sanitaire de l'économie globale et aux multinationales du profit maximum qui, elles, continuent à avancer tel un tsunami qui nous submerge par ses milliards de bénéfices redistribués à qui de droit, toujours les mêmes, toujours ceux et celles qui profitent du crime tandis que les petits trinquent et s'excluent de force de la bonne société qui suit à la lettre les directives des gouvernements, la Gestapo de la conscience.

Braves gens, il ne faut pas vous méprendre sur le véritable ennemi. Ce n'est pas celui qui crie contre l'apartheid renaissant comme par magie brune, contre l'injustice grandissante, contre la division et la séparation scandaleuse de la communauté humaine entre bons et mauvais citoyens et citoyennes, contre les interdits, la distanciation sociale, les interdictions de travailler et plus encore celui de s'amuser et de s'aimer sans entrave, tous ce que les Etats nous imposent entre douceur de ses bonnes paroles et répression barbare par les actes répétés des contrôles de police, depuis plus d'un an, au nom du Bien, tandis que les hôpitaux croulent bien malgré eux et que les urgences accueillent des malades que le corps médical intube et met sous respirateur artificiel bien que toutes les mesures infâmes aient été prises par l'Etat et respectées par les citoyens et citoyennes. Des mesures infâmes qui font de nous des êtres isolés, bafoués, ignorés dans leurs droits d'exister pleinement, à vivre au grand jour sans masque, sans séparation des familles et des amants, sans la mise en place de fiches vaccinales qui nous donneront accès au fameux passeport vert du fascisme reSSuscité et qui imposera bientôt l'étoile jaune à toutes et tous les non vacciné-e-s, les récalcitrants et récalcitrantes du vaccin mondial obligatoire qui permettra de pouvoir garder son droit au travail et l'accès aux simples plaisirs de la vie tels que voyager, aller au théâtre, manger dans un restaurant, jouir sans entrave, une story-board créée de toute pièce par cette dictature sanitaire globale du tout aux pharmas et plus rien à nos libertés, notre prétendu salut qui devrait venir du liquide injecté des saintes fioles de nos savants et savantes et qui devrait terrasser le dieu, le diable Covid-19, selon leur prodigieuse parole d'évangile sortie des laboratoires de Pfizer ou Moderna.L'ARN messager au lieu de la poétesse messagère... Tout est dit.

Amies, amis,

si j'étais un lépreux,

je vous regarderais dans les yeux

avant de me retirer sur mon île

pour y mourir en poète, en maudit,

avec mes soeurs et mes frères les banni-e-s.

 

Amies, amis,

je ne suis pas un lépreux.

Je suis un homme béni des dieux.

Je suis une femme bénie des dieux.

Je suis une enfant bénie des dieux.

Je suis un vieux béni des dieux.

Je suis l'adolescente

qui danse et séduit dans la rue;

Je suis l'adolescent

qui rêve comme Baudelaire et Rimbaud.

Je suis un homme libre.

Je suis une femme libre.

 

Je croyais vivre sans frontière

mais aujourd'hui je suis en cage

et j'enrage.

Je préfèrerais mourir avec la Covid

que mourir sous le joug du tyran sanitaire.

Je préfèrerais partir avec les Anges

après avoir dansé dans la cave de l'ami Zola

avec Michael-Ange et Camille Claudel

plutôt que mourir seul, isolé,

abandonné dans mon bunker,

dans ma piaule déserté et sans amour,

sans une amoureuse

qui me promet le grand amour,

sans plus personne

pour me donner l'envie

de vivre encore jusqu'à mon saoul,

de me saouler avec cette fille de joie

restée au pays d'Einamour

ou une comédienne de France

dans un estaminet de Paris malfamé

au rendez-vous des fous et des folles

pourchassé-e-s par les nazis

de notre époque,

dénigré-e-s et enfermé-e-s

grâce aux directives liberticides,

puis peut-être un jour déporté-e-s

vers des camps de rééducation

après avoir reçu leur Vaccin, leur Venin,

la dose imposée, la marque du diable de la science,

le marqueur du bon petit soldat soumis

aux lobbies et aux savants de laboratoires,

les néo-staliniens, les néo-hitlériens,

les néocons qui diffusent la Vérité et le Bien

sur TF1 jour après jour, nuit après nuit.

 

Non. Mesdames et Messieurs,

ceci n'est pas un poisson d'avril.

C'est un monde de requins froids

dictant leur Loi aux poissons que nous sommes

et pris dans la nasse de ce coronavirus

tombé à pic pour faire cesser toute contestation

dans la rue et les troquets dissidents,

dans les lieux culturels et les lieux de débauche

où s'entassaient jadis les gens qui vivaient

un autre rêve, une autre solidarité,

les gens qui s'aimaient, les gens qui souffraient,

les gens qui manifestaient dans la rue,

les gens heureux et sans fric,

les clochards célestes qui avaient d'autres rêves

pour notre planète

que le cauchemar du profit maximal

et de la domination sado-masochiste

des maîtres du monde.

 

Je vous laisse avec Jan Halexander

à Paris, hier après-midi avec le groupe HK

et la foule, la foule vivante,

la foule refusant le diktat,

l'immonde, la Bête,

celle qui nous a piégé

à notre corps social-défendant.

 

A toi, Jann, le messager de Paris.

https://soundcloud.com/francesoir/la-liberte-abimee

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