07/09/2021

Pas de connaissance en vaccinologie...comme tout le monde

Non. Pour reprendre les termes d'un commentateur, je n'ai pas de connaissance en vaccinologie.

Mais doit-on connaître l'art de la médecine pour garder une certaine prudence envers tout ce qui arrive de nouveau du côté de la science?

Quand sont arrivés les OGM, on nous a présenté cela avec tellement de bienfaits pour l'Humanité que j'ai gobé le discours des scientifiques. Cela allait être super. Une population entièrement nourrie sur la Terre grâce aux nouvelles semences transgéniques ultra-résistantes. Avant de déchanter sur les conséquences réelles liées aux OGM pour la biodiversité des semences et la dépendance de l'agriculture envers ces sociétés productrices de ces semences très spécifiques.

Et puis avant cela, il y avait eu les miracles des engrais révolutionnaires de la chimie et nos paysans et paysannes ont foncé têtes baissées vers le miracle de la science, présentée tel Jésus multipliant les pains et le vin aux Noces de Cana. On tenait nos nouveaux dieux terrestres qui nous offraient monts et merveilles pour toujours...

Ouais. Effectivement. Je connais rien aux vaccins ni pas grand-chose en science mais j'ai été vaccinée quand j'étais enfant. Et j'ai même pris mon rappel et ma dose contre le tétanos avant de filer vers la Turquie il y a quelques années. Comme quoi, je ne suis pas un vieux con fini qui refuse toute la médecine moderne en bloc.

Comme chaque citoyenne et citoyen suisse, je donne juste mon avis sur un vaccin révolutionnaire et je refuse, pour le moment, de l'injecter dans mon bras malgré toutes les pressions extérieures et les ennuis que cela génèrent.

Pourquoi faudrait-il voter sur l'obligation vaccinale? Simplement, parce que certains et certaines n'ont déjà plus le choix. Ils et elles doivent se faire vacciner contre la covid si elles et ils veulent garder leur job. C'est complètement arbitraire et d'une injustice crasse pour celles et ceux qui doivent faire ce vaccin alors qu'ils et qu'elles ne voudraient pas. On les force. Et je n'aime pas ça du tout car aucun vote du peuple n'a donné son accord collectif pour un vaccin obligatoire. Et puis, une votation aussi capitale pour notre destin communautaire obligerait les médias à consulter tout le monde, les pro comme les anti-vax, et cela de manière juste et équilibrée. Cela donnerait la parole aux anti-vax alors qu'aujourd'hui, ils sont bafoués dans leurs droits d'intervention médiatiques sur les canaux officiels. Un non dans les urnes à l'obligation vaccinale forcerait les autorités à revoir leur copie. Un oui à cette obligation ne serait obtenu qui si nos autorités imposent aux pharmas des prix loin de tout calcul ultra-bénéficiaires et surtout une prise de risques financiers et une obligation de dédommagements aux potentielles victimes de la vaccination. Aujourd'hui, nous n'avons rien de tout cela. Le et la vacciné-e doivent assumer l'entier des risques consécutifs à la vaccination parce que la vaccination est basée sur le volontariat alors qu'on l'Etat l'impose de fait.

Voilà. Je crois avoir répondu par ce billet aux deux derniers commentaires laissés sur ce blog. 

Pour moi, il ne s'agit pas de croire ou ne pas croire. Il s'agit de réfléchir avec conscience et responsabilité aux conséquences de nos actes. Avoir la foi en un médicament ou un vaccin ne sert à rien. J'écoute simplement les uns et les autres. Des compétences qui s'opposent à d'autres compétences. Et je vois que la science n'est pas d'accord et qu'elle se contredit beaucoup. Je fais mon choix en fonction de ce que j'entends et j'accorde ma confiance d'abord aux personnes qui ne me mettent pas une pression incroyable pour que je me vaccine ou pas.

On peut dire que je suis vacciné contre la manipulation des esprits et les comportements moutonniers. Tant pis si cela passe mal et que les personnes m'évitent. La solitude est bonne conseillère. Les comportements moutonniers des uns et des autres sont par définition grégaires et n'apportent pas de nouvel éclairage critique sur la situation du monde. Pire. Vivre en mouton, c'est se lier au dogmatisme ambiant et n'être plus en alerte sur l'état du monde et de la société dans laquelle on vit.

 

 

La Dîneuse consolante, oeuvre perdue d'Henri Huguenin?

Egarée dans un grenier, longtemps cachée aux yeux du monde, une femme allongée, nue, ni jeune ni vieille, sans âge pourrait-on dire, est venue s'allonger sur ma table à manger.

Je la contemple et je trouve, à l'heure de l'apéro, que mes convives fantasmés pourraient bien aimer et être agréablement surpris par cette touche d'érotisme culturel tout en trinquant avec un verre d'un bon vin blanc pétillant de Neuchâtel.

Elle est revenue de Suisse allemande par la train, d'un petit bled perdu des environs de Winterthur plus précisément. Elle est en plâtre teinté d'un vernis bleu-vert émeraude grisâtre. Elle a reçu quelques coups et égratignures et le plâtre est à peine fissurée au niveau de la nuque. Elle a du être suspendu à un mur, jadis. Mais depuis quand vivait-elle dans un grenier abandonnée de tout le monde? Mystère. La personne qui me l'a vendue ne sait rien sur elle.

Elle porte une signature à sa base, un monogramme. Difficile à déchiffrer. Mais un double H collés l'un à l'autre semble probable à moins que non. Le mystère reste entier. Je l'ai déposée délicatement sur ma table de cuisine et je crois qu'elle va rester là pour nos dîners futurs. Je l'ai d'ailleurs appelé "La Dîneuse consolante" parce qu'elle me tient compagnie et qu'elle me parle réellement bien qu'elle soit muette comme un plâtre.

J'essaye de me convaincre qu'elle pourrait avoir été conçue, tiens j'utilise un drôle de mot, par Henri Huguenin peu avant sa mort. J'ai cherché des points de comparaison avec ses rares oeuvres personnelles sculptées hors médailles. C'est d'ailleurs le buste de sa mère, réalisé peu avant sa mort et intitulé "Ma mère", qui m'a tout de suite fait pensé à une oeuvre inconnue d'Henri Huguenin. Mais rien n'est moins sûr. L'artiste n'avait guère l'habitude de créer des bronzes ni même des médailles de femmes nues. La seule que je connaissance où une jeune fille est entièrement nue, à genoux, et plantant un jeune arbre, est la médaille créée pour l'inauguration de la Société des Nations, médaille d'ailleurs posthume puisque Henri Huguenin est mort plusieurs mois avant la sortie de cette médaille le 15 novembre 1920.

Voir ici un exemplaire de cette médaille: https://numispassion.ch/produit/medaille-geneve-1920-prem...

Ci-dessous, vous trouverez une page de Proust qui se trouve dans "Le Temps retrouvé". La belle dame, elle aussi, a retrouvé le temps où on l'admirait jadis. Sur ma table, elle dîne avec moi. Mais déjà, des satyres tentent de la dévorer et de me l'enlever...

" (...) C'’est d’un hochement de tête philosophe, sans haine, que, prêt à repartir pour la guerre, il disait en voyant se bousculer les embusqués retenant leurs tables : « On ne dirait pas que c’est la guerre ici. » Puis à 9 h. ½, alors que personne n’avait encore eu le temps de finir de dîner, à cause des ordonnances de police on éteignait brusquement toutes les lumières et la nouvelle bousculade des embusqués arrachant leurs pardessus aux chasseurs du restaurant j’avais dîné avec Saint-Loup un soir de perme avait lieu à 9 h. 35 dans une mystérieuse pénombre de chambre l’on montre la lanterne magique, ou de salle de spectacle servant à exhiber les films d’un de ces cinémas vers lesquels allaient se précipiter dîneurs et dîneuses. Mais après cette heure-, pour ceux qui, comme moi, le soir dont je parle, étaient restés à dîner chez eux, et sortaient pour aller voir des amis, Paris était, au moins dans certains quartiers, encore plus noir que n’était le Combray de mon enfance ; les visites qu’on se faisait prenaient un air de visites de voisins de campagne. Ah ! si Albertine avait vécu, qu’il eût été doux, les soirs j’aurais dîné en ville, de lui donner rendez-vous dehors, sous les arcades. D’abord, je n’aurais rien vu, j’aurais eu l’émotion de croire qu’elle avait manqué au rendez-vous, quand tout à coup j’eusse vu se détacher du mur noir une de ses chères robes grises, ses yeux souriants qui m’auraient aperçu, et nous aurions pu nous promener enlacés sans que personne nous distinguât, nous dérangeât et rentrer ensuite à la maison. Hélas, j’étais seul et je me faisais l’effet d’aller faire une visite de voisin à la campagne, de ces visites comme Swann venait nous en faire (...)

 

 

 

La Dîneuse consolante

( plâtre, oeuvre inconnue peut-être attribuable à Henri Hugunenin)

 

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Comparaison avec le visage de "La Moissoneuse" d'Henri Huguenin

 

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Comparaison avec le buste et la chevelure de "Ma mère" d'Henri Huguenin.

 

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Les deux Satyres s'invitent à la table de la Dîneuse