16/10/2021

Le certificat sanitaire n'est pas digne d'une démocratie

Dans nos sociétés modernes, l'obligation vaccinale pour adultes n'existe guère.

Preuve en est, la façon dont les Etats, et les peuples, refusent d'imposer la vaccination par force obligatoire.

Mais alors, il faut être conséquent et admettre que les personnes sont des êtres doué-e-s de raison qui assument leur choix quand une épidémie se présente à nos portes. Si le vaccin apparaît un jour, comme c'est le cas pour lutter contre la covid, il est raisonnable de laisser à chacune et chacun sa libre conscience de se protéger avec ce produit ou d'y renoncer pour divers motifs personnels qui peuvent parfois être valables même si contestables par celles et ceux qui y voient un égoïsme exacerbé de la part du non-vacciné plutôt qu'un acte fondamentalement libre d'accepter ou non un vaccin ou un médicament pour son corps physique entraînant également des conséquences sur le corps psychique et spirituel de la personne.

Car oui, l'acte vaccinal nous met fasse à un choix crucial: celui de nous confronter aux dangers de l'existence avec sa prise de risque consciente et assumée pour soi et envers les autres. Il ne s'agit pas de griller un feu rouge, de mettre ou non sa ceinture de sécurité, ou de dépasser la limitation de vitesse imposée, tout acte sujet à réprimande et à sanction par une amende.  Il s'agit de son corps, de pouvoir choisir ce qui semble le meilleur chemin afin de lutter contre un danger imminent, qui plus est invisible: Un virus minuscule diffusé dans l'espace public par les déplacements des êtres humains et potentiellement dans l'espace privé.

Le virus fait peur. C'est une évidence. Personne n'a envie de tomber gravement malade. Mais le SARS-COV2 n'est pas seul dans la nature pour nous agresser. Tant de microbes, de bactéries, de virus sont potentiellement responsables de nos petites et grandes maladies. Pourquoi s'acharner autant sur le SARS-COV2 et vouloir créer un si grand malaise dans nos sociétés par la séparation bien réelle entre les droits des vacciné-e-s et les non-droits des non-vaccinées?

La tuberculose, par exemple, est beaucoup plus dangereuse que la covid pour les enfants et les jeunes adultes. On n'interdit pourtant pas les non-vacciné-e-s au BCG de circuler librement. Les mesures prises par les gestes barrières devraient être largement suffisant. Seulement là, ça pèche grave car les gestes barrières vont à l'encontre de ce que nous aimons: nous serrer la main, nous toucher, nous embrasser, nous rapprocher les un-e-s des autres. Alors si le vaccin peut nous permettre de vivre normalement, la plupart de nous font ce choix vaccinal pour retrouver cette liberté tactile sans craindre de tomber gravement malades. Ils et elles préfèrent les risques de la vaccination en imaginant que la science a créé des produits inoffensifs pour leur corps et que ce dernier ne souffrira en rien des doses vaccinales inoculées. C'est un choix raisonnable.

Mais pour d'autres, ce choix n'est pas convenable à leur façon de vivre et de penser, où en tout cas, il est moins convenable que de prendre le risque de se confronter à la maladie tout en se protégeant de manière optimum pour ne pas tomber malade. Ces personnes sont responsables, mieux, elles sont certainement les personnes qui prennent le plus en compte les dangers de la covid et font le nécessaire pour se protéger et protéger les autres en évitant trop les contacts étroits avec beaucoup de personnes en consacrant leurs touchers tactiles aux personnes du premier cercle, et encore, en tenant compte de la présence conséquente ou non du virus sur le lieu de vie. Pourquoi alors vouloir faire subir cette punition collective aux personnes non-vacciné-e-s alors même que nous pouvons toutes et tous être porteurs et porteuses asymptomatiques du virus?

Cette division de la société va à l'encontre de notre Constitution et elle bafoue la démocratie. Elle crée du ressentiment, de l'extrême tension, voir de la haine radicale, des risques d'attentats contre des personnalités politiques voir même contre des centres médicaux. Cela crée un état policier qui va bien au-delà du contrôle du pass sanitaire et de nos cartes d'identité. Nos Conseillers fédéraux commencent à craindre la foule et la promenade dans nos villes et campagnes de Suisse. Ce qui n'avait jamais été le cas jusqu'ici.

Est-ce vraiment cela que nous voulons? Plus nous prolongerons cette séparation entre les personnes, plus les risques de violence, de persécution, d'attentats contre les personnes et les institutions grandiront et plus l'état policier se mettra en place dans notre pays, garant jusqu'ici des droits démocratiques, et première démocratie du monde du fait que nous pouvons voter sur tous les sujets grâce au droit d'initiative et de référendum.

Dire NON au pass sanitaire le 28 novembre, c'est dire non à l'apartheid, aux dérives fascistes et dire oui à la liberté.

Le pays d'Heidi ne mérite pas un apartheidi. Nous valons mieux que ça en tant que citoyennes et citoyens d'un pays libre, responsable, et conscient de ses choix de liberté.

 

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