25/10/2021

La mise à l'écart imposée par le protocole

Nous vivons, depuis quelques semaines maintenant, une sorte de séparation invisible de la société, un rideau de fer transparent entre les personnes vaccinées et les autres non-vaccinées.

Nos vies ont l'air de continuer normalement comme avant. Il n'y a pas de bancs réservés aux vacciné-e-s, par de transports publics leur étant réservé-e-s, pas de théâtres, de cinémas, de restaurants, de bars, de salles de spectacles, de discothèques qui signalent que telle ou telle personne est interdite d'accès. Les gens ne sont pas visés en tant qu'ethnie particulière mais ils sont imaginés et fantasmés en tant que personnes particulièrement dangereuses et contagieuses en fonction de leur statut sanitaire. Le vaccin étant l'élément phare qui détermine qui a droit à exercer toutes ses libertés individuelles et qui en est privé par son refus de se protéger et de protéger les autres à travers la vaccination.

Dans la vraie vie, il y a les personnes très heureuses de cette situation. Les personnes névrosées, apeurées, obsédées par la crainte de contracter la maladie et qui se sont précipitées sur le vaccin sitôt son apparition. Ces personnes-là sont absolument pour la mise à l'écart de ces "imbéciles irresponsables" qui ne se font pas vaccinés. S'en remettant à la toute-puissance des laboratoires, elles voient dans la médecine le salut à leur existence. De ces personnes, il ne faut rien attendre pour la votation du 28 novembre. Elles voteront en faveur du pass sanitaire avec la plus grande des ferveurs sans imaginer une seule seconde que leur décision est lourde de conséquences sur la vie de toutes celles et tous ceux qui résistent au totalitarisme de la vaccination.

Mais nombreuses sont les personnes vaccinées qui ne comprennent pas le sens de cette séparation imposée par des décisions d'Etat. Elles se soumettent à l'autorité par pure obligation pour éviter les amendes voir les fermetures d'établissement. Dans notre restaurant, nous étions 3 personnes (toutes appartenant à la brigade de cuisine, aujourd'hui je suis le dernier à ne pas avoir commencé le processus vaccinal) à refuser le vaccin. Depuis quelques semaines, nous mangeons chacun à notre table, séparés du reste du personnel par une distance de 2 à 3 mètres. Durant le travail, nous portons sans discontinuer le masque à l'exception de se désaltérer et de goûter les plats tandis que le personnel de service (entièrement vacciné) est libéré de port de masque. Tout ce protocole afin qu'en cas de test positif d'une personne, l'établissement ne risque pas une quarantaine et donc une fermeture provisoire.

Cette situation de mise à l'écart n'existerait pas sans les décisions de l'Etat et l'introduction du pass sanitaire. Beaucoup trouvent la situation ridicule et navrante. Mais ce n'est qu'en votant contre l'existence du pass sanitaire que la situation normale pourrait revenir et que la mise à l'écart prendrait fin.

En attendant, le virus progresse un peu partout et les vacciné-e-s attendent leur troisième dose qui ne saurait tarder à être imposée dans les prochaines semaines à la population. Sera-ce la dernière administrée? Pourrons-nous vivre au printemps sans le SARS-COV2 comme promis par Berne? Il y a eu déjà tant de balivernes déversées au sujet de ce virus qu'on ne peut pas croire nos autorités sur la foi de simples déclarations optimistes. Le SARS-COV2 est plus fort que les vaccins actuels sur le marché. Et il l'a déjà amplement prouvé. Il a aussi réussi à prouver que certains et certaines seraient prêt-e-s à faire revivre le fascisme, à instaurer la séparation radicale entre des catégories de personnes et à condamner au confinement sans solde toute personne non-vaccinée, à détruire sa vie, son existence matérielle, son environnement sociale, et sa vie spirituelle, juste parce qu'elle ne pense pas selon la ligne officielle de l'Ordre du Temple Vaccinal. Et cela, c'est bien plus inquiétant que le virus lui-même.

Le 28 novembre prochain, il y a moyen de faire autrement et de redonner à la démocratie ses lettres de noblesse. La Suisse est capable de mieux. De beaucoup mieux que la situation actuelle détestable. La toute-puissance vaccinale de certains devrait être capable d'un lâcher-prise démocratique et admettre que le vaccin vu sous cet angle politique exclusivement basé d'après des sources sanitaires assez nébuleuses et pas si évidentes que ça (la personne vaccinée peut contracter et transmettre le virus même si cela est à 10 contre 1 ou à 4 contre 1 selon la science et le temps écoulé après la vaccination) mène au totalitarisme et à une grande division entre les gens.

 

 

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