28/10/2021

L'immunité collective impossible

SARS-COV2 n'a pas fini de nous surprendre.

Après avoir affirmé qu'un fois 70% à 75% de la population adulte vaccinée les populations seraient libérée du virus, les milieux de la santé déchantent. L'immunité collective n'existe pas et les populations ont tendance à se réinfecter au fur et à mesure des échanges que nous pratiquons au quotidien dans nos déplacements.

La vaccination protège assez bien contre les formes graves de la maladie. Elle n'empêche ni la transmission ni la survie du virus. Actuellement, la 3ème dose de rappel semble donner quelques espoirs d'anéantissement du virus en Israël. Il faut encore attendre. Rien ne dit qu'il ne faudra pas une 4ème, une 5ème, une 6ème dose pour se protéger plus efficacement et surtout que le pass covid tombe. Il y a plutôt de très fortes chances pour qu'il se pérennise dans le temps avec toutes les obligations de surveillance et les contraintes que cela suppose.

Les personnes qui ne se font pas encore vacciner, un bon quart pour notre pays, risquent d'être durablement condamnées à la mise à l'écart de la vie sociale avec tous les risques en terme de déséquilibres psychiques et de propension à la violence déclenchés par cet apartheid créé par l'existence du pass covid.

A Berne, les autorités doivent être conscientes de cette situation dramatique qui devrait perdurer dans le temps aussi durablement que nous n'avons pas trouvé la solution à l'élimination du virus. D'autant que certaines personnes vaccinées vont devenir très réticentes à des doses de rappel qui devraient survenir tous les 6 à 12 mois après chaque rappel. Pour bien des personnes de mon entourage, âgées comme jeunes, la 3ème dose de rappel est déjà la dose de trop. Il est donc capital que celle-ci puisse prouver qu'elle stoppe réellement le virus durant un temps long pour que les populations se convainquent à large échelle que nous serons enfin plus libres dans nos activités sociales une fois que la 3ème dose sera administrée à la plupart des personnes et que le virus sera vaincu. Si tel n'est pas le cas, alors nous vivrons de plus en plus dans un monde dépressif, dangereux, où les non-vacciné-e-s, et les personnes refusant les rappels vaccinaux, deviendront les boucs émissaires faciles condamnés à l'exclusion et, pour certains d'entre eux et d'entre elles, des personnes attirées par des actes de violence désespérés mettant en péril la démocratie et, de facto, permettant l'institution d'un état d'exception où ces personnes seront définitivement considérées comme ne faisant plus partie de la collectivité au même titre que les personnes vaccinées.

Au moment de la votation du 28 novembre, nous devons bien réfléchir à ce que nous voulons pour notre avenir. Un pays libre qui assume la liberté de toutes et de tous en matière vaccinale ou un pays qui ressemblera de plus en plus à un pays comme la Chine dont nous disions détester le modèle...

 

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