26/11/2021

Les fermetures de frontières recommencent

La dégradation des conditions sanitaires dans certains pays provoquent de nouvelles barrières internationales.

Le Maroc interdit les vols entre la France et son territoire. De son côté, le Royaume-Uni ferme ses frontières à plusieurs pays d'Afrique du Sud victimes d'un nouveau variant aux mutations imprévisibles et potentiellement capable de rendre les vaccins actuels totalement inefficaces.

Le monde nage en plein cauchemar et le découragement comme l'agressivité des populations risquent de monter encore de plusieurs crans face aux mesures sanitaires prises par les gouvernements. Le virus se moque de nous et de nos états d'âme. Lui, il cherche des cibles vulnérables pour se propager encore et encore. Désormais, il semble que la jeunesse soit plus concernée par les nouvelles formes du variant. C'est ce qui peut le plus nous inquiéter. Non seulement les populations jeunes touchées gravement par le virus risqueront de plonger les familles dans un très grand désarroi mais l'économie entière en souffrira avec des risques de déséquilibre et d'entreprises à l'arrêt forcé ou fortement entravée par le manque de personnel en présentiel. Toute l'économie qui a besoin de main-d'oeuvre sur les lieux de travail risque de souffrir terriblement si la population active se voit non seulement confinée mais également mise à l'arrêt par des fermetures d'entreprises provisoires ou définitives suite à l'arrêt forcé en cas de maladie.

Tout l'optimisme de notre Conseil fédéral concernant la vaccination et ses bénéfices est du coup remis fortement en question par ces nouveaux variants menaçants et, il faut quand même le dire, prévisibles vu la situation épidémique de la planète. Nous avons voulu forcer le retour à la normal afin que nos économies repartent comme avant. Hors il aurait fallu réfléchir, durant le long confinement, à des solutions alternatives en continuant à interdire les voyages intercontinentaux sauf pour raisons essentielles (familiales) tant que la pandémie persistait. Cette alternative n'avait évidemment pas les faveurs de la Bourse et des grandes multinationales ni des transports maritimes et aériens. Mais si les avions se retrouvent de nouveau cloués sur le tarmac et les paquebots dans leurs ports, nous n'aurons pas fait beaucoup d'avance dans la lutte contre la pandémie.

En cette veille des fêtes, il n'y a pas de quoi trop se réjouir. Et se faire vacciner malgré tout devient une épreuve d'autant plus pénible que nous ne savons pas si cela sera vraiment efficace et si toutes les barrières nous permettant de voyager seront encore levées dans les mois à venir pour pouvoir nous déplacer et voir nos familles à l'étranger. On ne parle pas de tourisme et de désir de lagons bleus. On ne parle que du droit à revoir ses enfants et petits-enfants vivant à l'étranger après deux ans de séparation et de pandémie...

 

Les commentaires sont fermés.