28/11/2021

Crises

Crises sanitaires, crises climatiques, crises migratoires, crises économiques, crises politiques, crises sociétales (Me Too, Black lives matter)

C'est un Cri mondial qui s'amplifie et crée des situations d'angoisses, de stupéfaction et d'effroi au sein des populations. Pourtant, rien ne bouge vraiment. Le monde reste assis sur ses acquis ou sur ses détresses. Le déséquilibre Nord-Sud n'a jamais été combattu réellement ce qui provoque aujourd'hui les vagues migratoires et les vagues de variants du virus à travers le brassage des populations et les voyages touristiques ou d'affaires qui ont repris leurs bonnes vieilles habitudes malgré un virus qui circule toujours et les alertes pourtant bien visibles de l'été dernier avec ses pointes de contamination des populations autochtones par les touristes vacciné-e-s...

On dira aujourd'hui que si Omicron est parti d'Afrique du Sud faire la nique au reste du monde et qu'il est en train de bouleverser la donne en ce nouvel hiver calamiteux, c'est un peu comme si le Sud nous rendait la monnaie de sa pièce après notre inconscience estivale voyageuse suite à l'optimisme presque béat des gouvernements prêts à déifier les vertus des vaccins anti-covid et la Science à leur source... Retour sur Terre. Le vaccin n'est pas le Sauveur escompté. Il nous aide à supporter la maladie sans grand mal, sur un délai trop court tout de même, mais il ne réussit pas à empêcher la transmission du virus et à compliquer la donne pour les hôpitaux en provoquant encore de trop nombreuses hospitalisations et décès ainsi que de grands risques de mutations rapides du virus vu l'inégalité de traitement vaccinal entre pays riches et pays pauvres et vu que nous avons voulu retourner à la normale aussitôt sans plus user des confinements qui freinaient fortement la progression de SARS-COV2. 

La période des fêtes approche et nous avons la fâcheuse impression que cela va assez mal se dérouler pour l'économie touristique et gastronomique. D'autant que peu de monde fait attention dans ses comportements. Une fois le vaccin pris, c'est comme si le passeport pour la liberté était acquis. Même le port du masque dans les transports publics n'est plus vraiment respecté par nombre de personnes, souvent plutôt jeunes, qui s'estiment protégées et n'ont plus d'égards pour les autres personnes qui tentent de continuer à respecter les consignes nationales.

Il faudra des signaux d'urgence qui arrivent de Berne pour nous imposer de nouvelles mesures. C'est triste. Vraiment triste. Les milieux culturels, touristiques et gastronomiques vont trinquer une fois de plus et payer pour toute l'inconscience des gens, vaccinés en majorité, qui ont pris les placards publicitaires de la Confédération à la lettre, eux qui vantaient trop la liberté retrouvée grâce aux vaccins...

Quant aux antivax complotistes, ils vont continuer à déverser des tonnes d'insanités sur les nouvelles nécessités de se faire vacciner malgré tout leurs désirs de s'immuniser naturellement en cas de maladie.

Nous sommes le 28 novembre. Le peuple suisse vote sur l'infâme pass sanitaire qui est de toute façon un vote caduque n'ayant plus vraiment d'importance dans la nouvelle situation d'urgence actuelle. Nous risquons d'être bientôt toutes et tous condamné-e-s aux mesures d'un nouveau confinement général. Il aurait plutôt fallu voter sur la vaccination obligatoire et, en cas de oui du peuple, montrer vraiment ce que risquaient les antivax à refuser la vaccination non seulement en termes d'inconscience face au danger du virus mais aussi en termes de libertés perdues et d'exclusion du milieu du travail. Ainsi, on aurait vraiment fait une avance vers plus de cohésion sociétale et seule une poignée de personnes fanatiques et puristes auraient continué à semer leur venin antivax qui met en danger l'équilibre démocratique. Une crise de plus à gérer pour les démocraties du monde en général et la Suisse en particulier.

Le retour au beaux jours insouciants n'est pas vraiment pour demain.

 

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