28/04/2022

La nécessité de rompre avec la sociale-démocratie

Pourquoi la sociale-démocratie, ça ne marche plus?

C'est la question que les journalistes devraient sérieusement se poser par ces temps de fascisme rampant et même montant vers les sommets du pouvoir.

La sociale-démocratie ne fonctionne plus parce qu'elle a été cannibalisée et noyautée par l'ultra-libéralisme, en particulier en France ou la Gauche comme la Droite ont trahi, présidence après présidence, et cela depuis les années 80, soit juste après la fin de la Présidence Mitterrand, les idéaux révolutionnaires de la Constitution françaises.

Nous avons eu les trente glorieuses, les années durant lesquelles la société s'est émancipée et dans laquelle le prolétariat s'est senti respecté par la bourgeoisie, et même d'une certaine aristocratie. La société voulait alors, dans son ensemble, partager les profits du progrès et de la production de plus en plus mécanisée. Il y a eu les vacances accordées, les deux jours de congé hebdomadaire, la mise en place d'une protection vieillesse, les salaires améliorés et l'accession à la culture du monde ouvrier. C'était le temps de la "douce France".

Puis on suivit ce qui allait devenir les 40 calamiteuses sous les coups de boutoir de l'ultra-libéralisme jamais remis en question, toujours mis en avant comme l'ultime forme du progrès démocratique sous le slogan trompeur moins d'Etat, plus de liberté. Dans l'idéal, tout le monde est près à vouloir moins d'Etat fouineur et fiscal et plus de liberté individuelle. Sauf que dans la tête des idéologues de l'ultra-libéralisme c'était d'abord moins d'entraves pour les riches et plus de contrôles administratifs et fiscaux sur la classe moyenne et les pauvres. Essorer les travailleurs et travailleuses, les petits indépendants, les petites PME et les pousser les uns contre les autres tandis que la stratégie des plus riches étaient de créer un monde élitistes fait d'ultra-riches, d'ultra-puissants, d'ultra-sportifs, d'ultra-artistes, d'ultra-PDG. et des actionnaires pompant les bénéfices au détriment des travailleurs et des travailleuses. Ce projet ultra-libéral n'était pas le projet d'origine de la sociale-démocratie et c'est pourquoi il y a eu divorce entre les socialistes et Jean-Luc Mélenchon, admirateur du socialiste Jean Jaurès, son modèle et son inspirateur principal avec Victor Hugo, pour ne citer qu'un des plus célèbres clash politique de la sociale-démocratie française.

40 ans plus tard, la sociale-démocratie a explosé sous les coups de boutoir de l'ultra-libéralisme. Les défaites de la Républicaine Valérie Pécresse et plus encore le score misérable obtenu par la Socialiste Anne Hidalgo au premier tour de la Présidentielle, actent définitivement la chute de la sociale-démocratie à la française. Le terrain politique est dévasté par une extrême-droite prête à achever la France de la Révolution et une soi-disant résistance sociale-démocrate, sous Macron aujourd'hui, qui a trahi ses propres idéaux. Mais heureusement, à Gauche, il y a une prise de conscience d'une Union populaire absolument nécessaire pour remettre en quelque sorte une nouvelle République, la VIème, au milieu du village gaulois.

Jean-Luc Mélenchon parle d'une fédération et même d'une confédération du peuple avec des partis de gauche gardant leur liberté d'action tout en s'unissant sous la même bannière des luttes sociales à mener.

Voilà, Pour celles et ceux qui ne veulent toujours pas comprendre le personnage Mélenchon et qui le dénigrent sans cesse, voir le vilipendent rageusement, je vous laisse avec un podcast réalisé par la RTS hier en fin d'après-midi ainsi qu'une grande interview du leader de l'Union populaire dans l'Humanité. J'imagine que les personnes qui ne veulent voir que l'extrême-droite comme solution à la France, tout en condamnant une soi-disant extrême-gauche ultra-dangereuse, ne feront jamais l'effort d'apprendre un peu plus sur ce monde de gauche qu'ils et qu'elles ne veulent absolument pas voir en préférant nous dénigrer sans cesse tout en nous réduisant à des nuls déambulant sur les quais de gare... C'est si facile de dire du mal des petites gens qui se battent chaque jour pour garder leur dignité et la tête hors de l'anéantissement social auquel ils sont bien trop souvent réduits et assignés tel quel par le monde d'aujourd'hui de plus en plus fait de sauvagerie et d'agressions dans tous les domaines sociaux, y compris dans les rapports hommes-femmes.

https://www.rts.ch/info/monde/13047985-podcast-qui-est-vr...

https://www.humanite.fr/politique/jean-luc-melenchon/legi...

 

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