26/06/2022

La grande régression des sociétés humaines

La femme est l'avenir de l'homme...

C'était hier quand les poètes avaient encore de l'influence sur la société. C'était avant la grande consommation planétaire et globale, avant la captation des richesses par la Finance et les prédateurs voraces, avant la déprédation finale de notre biosphère, avant Poutine, avant Trump, avant toute la saleté actuelle qui régit notre monde.

Aux rigoristes et terroristes de l'islam rétorquent aujourd'hui les rigoristes et terroristes du christianisme qui veulent imposer leur modèle absolu d'autorité masculine, leur violence machiste, leurs guerres claniques, leurs saloperies en tous genres pour prendre et garder le pouvoir.

Rien ne va plus. Les violences sexuelles, les contraintes, les viols, ont envahi tous les champs de la société. Les drames familiaux sont nombreux malgré les appels à la dénonciation des violences. Les journaux font leurs choux gras de tous ces faits divers absolument scandaleux et horribles. Les mouvements de protestation n'arrivent pas à endiguer toute cette violence, cette terreur, ces armes à feu qui déversent leur mitraille sur des enfants innocents, des femmes, des hommes qui ont juste commis l'erreur d'être là au mauvais endroit et au mauvais moment.

La justice est un grand cirque permanent. Quelques criminels sont enfermés pour quelques années puis revivent au grand jour en recommençant leur schéma monstrueux. Les séries et les films glorifient les actes de terreur et font des criminels des héros voir des victimes du système. Certes. Le système est lui-même catalyseur des violences à travers la propagande matérialiste qu'il véhicule. Si tu n'as pas de pognon, tu n'es rien dans notre monde. Si tu ne marches pas sur les autres, ce sont les autres qui marcheront sur toi. Chacun pour soi. Et gare à celles et ceux qui renoncent à cette loi quasi divine de notre société. Ils et elles sont condamné-e-s à se laisser écrasé par le système qui n'a aucun état d'âme mais que des administrations brutales, sans humanité, promptes à rappeler aux endetté-e-s leur devoir de rembourser leur dette jusqu'au dernier centime plus les intérêts et les frais mirobolants qui vont avec. Le système engendre la violence et cette violence entraîne d'autres violences et la mise en place d'un système encore plus répressif, plus radical, plus dogmatique, plus injuste et inégalitaire.

Pendant ce temps, les vieilles idéologies religieuses renaissent avec leur puissance de feu. Des juges interdisent l'avortement mais autorisent plus que jamais le droit à la possession citoyennes d'armes à feu. Des juges veulent interdire le droit à la contraception ainsi que les relations sexuelles libres hors mariage mais donnent le pouvoir aux armées de partir en guerre au nom de la défense de la patrie. Notre époque est de nouveau à la guerre. Tout est prétexte à démolir son voisin, sa voisine qui ne pense pas et ne vit pas comme soi. On ne veut plus comprendre les étrangers, celles et ceux qui ont des soucis et des problèmes qu'on ne cherche pas à vouloir comprendre. On veut juger, punir, salir, expulser celle et celui qui ne vit pas selon les dogmes d'une majorité qui veut imposer ses lois aux minorités et qui doivent se faire discrètes, se taire, ou tout simplement disparaître.

Les poètes n'ont plus rien à dire. Leur pensée est foulée au pied par des masses arrogantes et incultes qui s'arrogent et monopolisent le droit de parole. La guerre semble acceptable et même désirable pour beaucoup. La loi du plus fort doit régner. Il n'y a plus de place pour les sensibles, celles et ceux qui s'alarment de l'état de nos sociétés. La femme n'est plus l'avenir de l'homme. C'est Robocop qui s'impose partout et gare à nos fesses.

Ce monde n'est plus le miens. Il s'enfonce dans la décadence et la violence.

 

Les commentaires sont fermés.