21/09/2022

Poutine: la fuite, la prison, ou la mort

Ce qui attend le dictateur de Russie n'est pas réjouissant pour lui.

Vladimir Poutine a très mal joué sa partition macabre en voulant prendre l'Ukraine par la force et défaire ainsi les démocraties occidentales sur le terrain de la guerre.

S'appuyant sur ses hommes, ses femmes, et les appareils d'Etat et médiatiques tous deux à la botte inconditionnelle du tyran car sous peine de connaître la censure, la prison, voir un attentat criminel contre leur personne, Vladimir Poutine n'a jamais considéré l'opinion publique russe comme indispensable à la validité de sa guerre. Au contraire d'Adolf Hitler, par exemple, qui avait obtenu, avant la seconde guerre mondiale, le soutien d'une bonne partie de l'Allemagne acquise à son combat et des foules nazifiées par centaines de milliers qui déclaraient leur flamme au leader nazi, Vladimir n'avait personne dans la rue pour l'acclamer et se prosterner devant lui. Erreur fatale primordiale. Le peuple ne se sacrifie pas pour une cause à laquelle il n'adhère pas. Et il finit par se retourner contre le fauteur responsable de la mort de dizaines de milliers de jeunes soldats sacrifiés sur le terrain d'une guerre injustifiée.

Seconde erreur commise, il n'a jamais su mesurer la résistance du peuple ukrainien. Pourtant, lors de la Révolution Orange ou celle de Maïdan, le peuple ukrainien a montré par deux fois toute sa détermination et sa farouche résistance face au pouvoir russe de Poutine. Le tyran n'en a pas tenu compte et il s'est persuadé que la grosse majorité ukrainienne souhaitait rejoindre le giron de la Mère Patrie la Russie contre la prétendue nazification décadente occidentale qui gouvernait l'Ukraine élue pourtant démocratiquement par le peuple. Trois fois le même péché capital. Trois fois la défaite tragique et amère sur le terrain de vérité...

Troisième erreur commise. Après le refus du Président américain Obama d'intervenir en Syrie en 2012 contre les forces de Bachar Al Assad, Vladimir Poutine a cru que l'Occident reculerait sans cesse face à lui. Il lui a semblé que, grâce à  la prise de la Crimée par son armée, acte réussi sans violence, il était devenu invincible face à l'Europe et l'Amérique. Avec Trump au pouvoir, il aurait peut-être réussi son sale coup en Ukraine puisque le Donald se serait sans doute refusé absolument et obstinément de se mêler des guerres en pays tiers...surtout s'ils étaient agressés par son frère dictateur qui l'avait si bien aidé pour qu'il devienne Président des USA... Mais en face de lui, il a eu ce brave Sleepy Joe Biden qui ne dormait que d'un oeil et gardait l'autre bien ouvert sur les abominations du pouvoir poutinien. On se souvient encore de sa petite phrase du 18 mars 2021 qui qualifiait Vladimir Poutine de tueur et ce dernier lui répondant du tac au tac "c'est celui qui dit qui est". Pourtant, tout le monde savait bien que c'est Poutine qui se débarrassait par le crime de ses oppositions politiques et non le placide et expérimenté Joe Biden qui n'a jamais trahi ses idéaux démocratiques et les protocoles de la Constitution américaine.

Quatrième erreur commise. Vladimir Poutine a toujours cru que les Européens ne croyaient plus qu'au seul marché commun et n'avaient plus aucun idéaux démocratiques à défendre sur cette Terre.  Preuve en était la dégringolade des nations et du patriotisme dans les coeurs pour laisser la place à une Union Européenne sans âme, corrompue, vouée au veau d'or. Il croyait trouver un appui énorme en Occident grâce aux réseaux sociaux alimentés par des trolls rémunérés par les hommes de Poutine et chargés de démolir les forces spirituelles et de cohésion de l'Europe. Ce fut un échec colossal et total pour lui. Pour paraphraser Charles de Gaulle, l'Europe avait compris. Tout le monde a serré les rangs comme un seul homme, ou une seule femme, et a défendu la stratégie des sanctions et la défense totale en faveur de l'Ukraine même sans intervention directe des troupes de l'Otan sur le territoire ukrainien.

Cinquième erreur. Vladimir Poutine s'est appuyé sur une troupe peu formée au combat idéologique contre une population soeur agressée militairement. De plus, beaucoup de soldats russes ne sont pas des soldats qui se battent par patriotisme et honneur envers leur nation mais plutôt des mercenaires engagés pour de l'argent afin de nourrir leurs familles pauvres. Vladimir Poutine et ses généraux ont fort mal jugé la résistance armée ukrainienne qui elle se battait pour sa survie et son indépendance vis-à-vis d'un voisin qui voulait la mettre sous tutelle. Il n'y a rien de pire pour une nation que de partir en guerre, nue et désarmée moralement et spirituellement, pour vaincre un ennemi qui lui, bien au contraire, sait ce qu'il désire et contre quoi il résiste. La liberté contre la dictature, cela n'a pas de prix et vaut le sacrifice du peuple. La débandade était quasi assurée dès les débuts de l'opération spéciale.

Vladimir Poutine ne passera pas l'hiver sur son trône. Soit il aura disparu d'une façon ou d'une autre au printemps soit il deviendra le plus grand criminel du XXIème siècle en commettant un génocide nucléaire monstrueux. La Russie, elle-même, ne lui laissera pas commettre cet acte irréparable. La Chine, quant à elle, a déjà annoncé qu'elle s'en tenait à l'intégrité des territoires et qu'elle exigeait un règlement du conflit par la diplomatie. Poutine ne pourra pas entraîner la planète dans une troisième guerre mondiale. Il n'a pas d'amis criminels assez cinglés et hors de la réalité pour commettre cette folie finale.

Il ne reste que la porte peu glorieuse de la fuite en terre étrangère chez un ami dictateur qui voudra bien avoir la charité de l'accueillir sur ses terres. Sinon ce sera le prix du jugement et la prison à vie ou alors carrément l'exécution et la mort.

A trop avoir voulu se réfugier seul dans sa tour d'ivoire, Vladimir Poutine a déjà tout perdu en plus de son opération spéciale en Ukraine fort mal préparée et pensée.

Les victimes de cette guerre absurde ne reviendront pas mais l'Occident n'oubliera jamais ce qu'elle doit à l'Ukraine et à son peuple au cours des prochaines décennies. La démocratie a encore de belles lettres de noblesse à écrire devant elle.

 

 

Les commentaires sont fermés.