19/10/2008

Petite diversion poétique autour de la crise boursière (1)

Les équations magiques du milliardaire
(billet doux d'un enfoiré aux flambeurs et ensableurs de la planète)
Réf. "La France relance l'offensive contre les paradis fiscaux"
in Le Temps, page 24, 16 octobre 2008

1 Agir sur l'impôt par des effets comptables dopant pour en diluer l'addition et en payer le moins du moins possible. Voir, plus confortable encore, placer l'argent capturé à l'économie réelle dans des sociétés offshore sur les terres d'un paradis fiscal artificiel.

2. Investir sur des produits dérivés si complexes qu'ils offrent des bénéfices mirobolants, un peu à la manière d'un dopage siliconé d'une jet-setteuse créant, par sa seule silhouette explosive, une bulle spéculative si attractive que personne n'y résiste. Agir sur son pouvoir de séduction en oubliant tout sentiment noble et en noyant son cœur dans des papiers sans valeurs réelles mais bourrés d'esbroufe et d'artifice.

3. Exiger en dernier recours le secours des Etats quand la baudruche se dégonfle et que le milliardaire se retrouve en danger de tout perdre en demandant aux citoyens travailleurs de boucher les trous afin que le milliardaire puisse continuer à s'enrichir en évitant aux mêmes travailleurs de perdre leurs emplois dans le but de continuer de manière fictive à créer une nouvelle bulle mensongère sur la valeur réelle de leurs entreprises.

4. Faire croire à n'importe quel prix (deux milles milliards de dollars, par exemple) aux citoyens que le système reste fiable en toutes situations de liberté absolue. Impliquer les politiciens véreux ou naïfs dans la tactique afin de rassurer les machines automates qui travaillent et les marchés qui tapinent dans l'obscurité des chiffres. Redonner confiance. Règle d'or des milliardaires amoraux.

Ainsi le milliardaire vivra toujours, du haut de son building, comme un milliardaire libre, anarchiste, et il restera l'artiste es escroqueries maître chanteur d'un monde fantastique corseté par un Etat exigeant qu'envers ses laborieux.
Les deux milles milliards de dollars engagés par l'Europe ne seront productifs qu'à des conditions drastiques. Sinon, les vautours joueurs milliardaires vont se royaumer à se partager la montagne d'or des milliards versés gratuitement dans le système bancaire. Les vautours, comme les requins, n'ont jamais su vivre avec les vivants mais ont toujours attendus la mort, pour les uns, ou donné la mort, pour les autres, pour bouffer au ratelier commun sans aucune perspective de rachat aux cadavres citoyens dépecés. Mr Barroso, il faut tout de suite engager la discussion sur les paradis fiscaux et ne pas attendre le moyen terme. Les Bourses brassent les milliards au jour le jour. A moyen terme, il sera trop tard. Les deniers publics se seront égarés, guerres civiles ou internationales risquent de se déclencher sur vos décisions. Au pire, exigez un coma artificiel immédiat de quelques jours en fermant les Bourses le temps de trouver la ou les bonnes méthodes de conduite à suivre. Mais ne lâchez plus le morceau. Les milliardaires sont trop inconscients pour se réguler eux-mêmes. Il en va de la vitalité de notre monde. C'est une question de vie ou de mort de notre économie… et donc des êtres humains.

Dans le monde, 1% de la population possède 40% des richesses. Où est passé le principe écolo du pollueur payeur? L'honnête citoyen doit-il vraiment devenir encore une fois le dindon de la farce? Des Etats qui se veulent solidaires devront tout mettre en œuvre pour changer nos règles du jeu devenues obsolètes par l'expansion globale et naturelle du monde. A commencer par l'interdiction des transactions bancaires avec les paradis fiscaux qui échappent encore à toutes règles du jeu au grand désespoir des travailleurs.

Si la banque fédéral (l'Etat) offre du cash aux joueurs aux conditions du marché (carry), la banque doit s'assurer que le marché reste dans des normes sanitaires acceptables (les fruits corrompus et pourris doivent être petit à petit retirés de l'étalage et ne doivent en aucun cas pouvoir contaminés leur voisinage) et que le magasin n'est pas attaqué par les pilleurs de bananes (société république off shore établies hors de tous contrôles judiciaires). C'est la deuxième règle du jeu de go. Les trous noirs doivent trouver des règles de conduite acceptables par l'ensemble démocratique.

10:30 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |