21/02/2010

Dans la tente de la libération...

Nos deux otages, Rachid Hamdani et Max Göldi attendent impatiemment l'avion qui va les ramener après bientôt 600 jours passés loin de leurs proches.

Les fleurs bleues sont sur le pied de guerre pour faire la paix avec les Libyens. Voici en chansons et en attendant ce grand jour, les prémices d'une nouvelle aube...

 

 

 

 

 

 

 

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14:42 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (10) |

Une fois, en Suisse (mix for Scipion et Cie)

J'ai fait un horrible cauchemar. A cause de ce foutu réchauffement climatique, j'ai rêvé la nuit dernière de palmiers, de déhanchements inouïs, de chaleur tropicale parvenue jusqu'en Suisse. Et vous ne me croirez jamais, il y avait au bord de la piscine municipale de Lausanne, en train de siroter un mojito, la bande des 4 surveillés par 4 balèzes blacks aux biscotos faramineux. Et puis, le sommet de ce rêve aphrodisiaque, un groupe originaire de Côte d'Ivoire avait créé « La chanson du  Géoscicoco », une chanson qui transforme la pureté nationale d'un gars ou d'une fille en métissage mondial.

Voilà ce que ça donne. Attention, c'est chaud show! Rallonger les mini-jupes de vos paupières et marrez-vous come des enfants à marée basse et à marée haute. Olé!

 

 

12:53 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (4) |

Ostalgie d'un amour perdu

Toi et moi, on jouait tout le temps à la roulette russe avec notre amour. Toi, dans ton cabaret, à descendre tes coupes de champagne sur un tapis vert en tirant les cartes du tarot masculin qui allait nous donner la mort. Moi, sur mes blogs, à tenter l'ouverture et le poker d'as qui allait nous donner un succès médiatique.

Toi et moi, pourtant, on jouait comme des enfants lors de nos rendez-vous amoureux. Tu exigeais. Je t'obéissais comme je n'ai jamais obéi à une femme. Tu étais cette petite fille dans la cour de la récré qui dirige la manoeuvre, la petite peste de service qui se fait critiquer par toutes les gamines mais qui se fait courtiser par tous les garçons à l'exception de celui qui n'avait peut-être pas de goût pour une provocatrice de ton espèce.

Et ton espèce ne tient pas de l'animal de compagnie. Non. Ton espèce à toi c'est l'animal de galanterie. Tu es une grande prédatrice, une terrifiante séductrice, une abominable infidèle qui joue les vierges et les coeurs purs. Je te comparais tout le temps à Mylène Farmer. D'ailleurs tu as l'oeil de la vilaine Mylène. Sauf que, hélas, tu n'as ni sa voix ni son talent de chanteuse. Pourtant ta petite voix fluette, quand elle me parlait la nuit, c'était celle d'un ange, de mon ange adoré. Et cette voix, je ne l'oublierai jamais. Elle me hante encore aujourd'hui et pour l'éternité.

Tu joues toujours dans ta cour de récré, entourée de tous tes courtisans. Et moi, parfois, je pleure de n'avoir pas pu trouver le chemin qui nous amènerait à notre maison, à notre bonheur, à notre confort. Car je sais ça de toi: même le plus glacial animal de galanterie a besoin d'un refuge quand dans sa vie tout tombe autour d'elle.

 

 

 

10:16 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/02/2010

Tiger Woods, un golfeur à l'image de l'Occident

« Sarcastique, le Guardian juge que l'image du premier sportif milliardaire, la mine sombre, devant un pupitre, et avec des rideaux austères en arrière plan, était digne "d'une vidéo d'une personne kidnappée sur le point d'être exécutée par des terroristes".

Tourmenté, en train de supplier, désespéré: il ne manquait que des hommes armés cagoulés debout derrière lui. »

Voilà ce qu'écrit le Guardian après la prestation et l'acte de contrition du golfeur Tiger Woods pour ses relations extra-conjugales répétées. Voilà ce que l'on fait en Occident d'un grand champion devenu multi-milliardaire quand il n'arrive plus à cacher ses relations parallèles. Voilà notre terrorisme puritain à nous. Voilà ce que font pratiquement tous les hommes qui vivent et gagnent très bien leur vie. Ils se payent régulièrement des escort-girls. Mais la morale du monde occidental c'est « fais ce que tu veux de ta vie privée mais officiellement, pour l'entreprise, pour les sponsors, pour le sport, tu ne donneras de toi qu'une image lisse, une image de conte de fée, une image de perfection sentimentale. Si tu romps le pacte ou si par malheur tu te fais pincer, nous serons comme des loups avec toi. Nous ne te pardonnerons pas tes écarts, ni n'accepterons tes explications. Tu seras déchu. Tout simplement ».

Est-ce que l'on prend les citoyennes et les citoyens pour des cons dans ces milieux-là? Est-ce que le conte de fée que l'on nous vend à longueur de presse people avec des couples soi-disant mythiques et bien sous tous rapports est créé pour nous signifier que nous autres les petits, nous sommes de pauvres natures bien inférieures à ces grandes âmes humaines? En tout cas, l'exécution de Tiger Woods nous montre que les riches n'accepteront jamais que l'on démasque leurs petites et grandes combines. Le conte hollywoodien survivra à Tiger Woods car les gens ont trop besoin de princesses et de princes immaculés de blancheur virginale et divine. Et tant pis si le conte de fée est un conte de faux-semblants, de supercheries, et de machiavélisme bien entretenu par un peuple consentant.

Et bien entendu, nous ne pouvons finir cet article que par un fameux tube chanté par le duo d'usurpateurs le plus fameux de la variété. Le faux a parfois des avantages cousus d'or que la vérité n'obtiendra jamais...

 

Ricardo Lumengo, une bêtise d'enfant

 

Parce qu'il est Noir de peau, et qu'il est le premier parlementaire de couleur à Berne, cette histoire d'une quarantaine de liste électorale remplie par lui va encore donner du poids et du vent favorable à la peste brune qui envahit notre pays.

Tout ce qui compte de mauvaise foi et de racisme va jouer sur l'erreur de cet homme pris en faute. Alors certes, il a commis une connerie démocratique il y a quelques années. Certes, on ne lui pardonnerait pas de recommencer et d'agir de la même manière. Mais restons lucides. Si tous les millions jetés par des milliardaires dans les campagnes publicitaires et le poids de la richesse comme des lobbies n'avait jamais compté sur la décision du vote des citoyennes et citoyens, on pourrait dire que la démocratie ne s'appuie effectivement que sur la pureté du débat d'idées. Hors nous le savons tous, même en Amérique, première démocratie du monde, sans le poids de l'argent aucune élection ne peut être gagnée. Et comme l'argent ne possède pas d'odeur, nous savons tous que le poids d'un chèque bancaire peut soudain réveiller des ardeurs électrices chez des concitoyennes et concitoyens ayant obtenu des subventions de l'Etat...

Ne soyons pas naïfs au point de croire que Monsieur Lumengo ne mérite pas la confiance sur la base de cette faute-là. Car alors personne ne mérite la confiance dans ce monde car qui dit intérêts financiers dit forcément vote orienté... La main de Dieu dirait Maradona.

Pour faire plaisir aux nombreux fans de culture, voici une double vidéo propre à offrir du rock'n'roll au champagne de la politique.

 

 

 

10:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (25) |