15/02/2010

Le Géoscicoco va encore frapper

A la suite de Swissmetis, l'excellent blog de cette plate-forme blog, je reprends la fameuse chanson « we are the world » sur mon blog.

Ceci pour contrer un quatuor de pieds nickelés en train de sévir sur nos blogs à tous. Le Géoscico, tout le monde qui fréquente le réseau de cette plate-forme saura comment ce nom est né, va encore frappé notre pays de ses délires fascistes et irresponsables.

C'est un vent mauvais, composé du mépris et du rejet de l'Autre, d'un sentiment de supériorité de notre nation, de « y'en a point comme nous », « merde à l'Europe et au monde! ». Cette bande des quatre Suisses a certes le droit de s'exprimer comme tout le monde. Mais parfois la mauvaise fois est si scandaleuse, la parole si meurtrière, que je me demande si c'est à l'honneur de cette plate-forme médiatique que de laisser cette haine se déverser gratuitement contre pas mal de personnes. Surtout que ces gens restent anonymes, bien cachées dans leur forêt, en attendant de porter des coups de poignards réels et définitifs à notre démocratie libérale.

Entre la censure et le droit à la parole, il y a le respect des personnes, des idées, du débat. Ces personnes n'apportent souvent rien au débat, mis à part Scipion, puisque c'est un des quatre personnages symbolisés par le « Géoscicoco ».

En attendant que le Géoscicoco soit relégué aux oubliettes de l'humanité, restons vigilants afin de sauvegarder nos droits démocratiques et notre droit de vivre et d'aimer en toute liberté.

 

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Belle journée à Aven pour la Saint-Valentin

Une belle ballade dans un petit village au-dessus de Sion. Voilà qui convenait parfaitement bien à ce jour de la Saint-Valentin. Une ballade pour les gens heureux qui savent en chaque circonstance de la vie faire contre mauvaise fortune bon coeur.

 

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14/02/2010

Je l'emballe pas!

 

Hors j'avais donc rendez-vous avec une fille en cette nuit J de la Saint-Valentin. En me rendant sur un site de rencontre, j'avais décidé que je chatterais pour une chatte qui faisait miaou-miaou de sa jolie frimousse à travers l'écran de l'ordinateur, ce Grand Niquateur de la blogosphère. Et moi, dans mon fort intérieur je me pourléchais déjà les babines de vieux matou bien organisé au faîte de toutes les combines en escroqueries amoureuses. J'avais juste envie de faire miam-miam avec le chat en visant bassement le plat de chair fraîche et appétissante de moules poulette qui allait bientôt passer à ma casserole de chef des culsines.

Mais je m'emballe dans mes explications emberlificotées d'amateur de restos gastroérotiques (ça sonne gastro- entérique, vous ne trouvez pas? Bref, passons. En fait, je déballe ma vie intime comme un dérouleur glacé de papier Q. Faut dire que le Q sous toute ses formes, je connais relativement bien et que les filles, les malheureuses, elles passent souvent par les égouts avant même d'avoir trouvé le chemin de mon plumard. Il suffit que son parfum arrose toute la République, que son rouge à lèvre lui explose les lèvres, que ses seins débordent à la manière « fesses en l'air », que son string vise la vue saccagée du voisin, que sa voix strille de catalyses cataclysmiques comme si Jeanne d'Arc était en train de brûler vive en « live » sur son bûcher aux vanités, que des mots plus orduriers les uns que les autres viennent remplir sa grande bouche de pétasse à la petite semaine, que je me dis alors « Mais bon dieu, merde, qu'est-ce que tu dragues là, mon vieux? Une pétasse restera pétasse toute sa vie. Tu ne vas pas réussir à la convertir aux Dix Commandements de la Romantique* et à la remettre à s'en tenir ferme une dragée nuptiale autrement qu'en tenant sa pompe amoureuse qui ne dépassera jamais que le stade anal de la bien baisée retournant seule dans sa tanière une fois le forfait accomplit ». Et encore quand je parle de forfait en emberlificotant mes coups d'un put magistral, comme pour Tiger Woods, cela ne consiste qu'au prix de la passe. Le reste vient en sus. Le resto, les bijoux de la Saint-Valentin pour la Castrafiole qui te pompera les bijoux de famille, l'hôtel, tout ça c'est vraiment en sus et pas compris dans le prix du rendez-vous amoureux.

Le pire, c'est quand elle te remballe toi et tes petites affaires amoureuses pas honnêtes du tout. T'as la vague impression d'être une putain de merde avec qui elle a joué au chat et à la souris. Alors la belle mécanique s'emballe. Alors là encore, je pare net avec mon joker et je sors mon coup magique du latin lover. Je lui pose ma petite bombe de terroriste à l'amour dans le hall de son hôtel de Cali en fornication. Las Ketchup sur la platine, je lui dégueule « Eh! Stop petite Gourdasse. On va danser dans tes dunes maintenant pour la putain de contredanse salée que tu m'a infligé pour parking interdit dans ta zone commerciale ». Alors là je sens la brise et les alizés se lever. J'ai mes voiles qui gonflent instantanément et la pseudo princesse sur mon navire qui commence à tanguer et à apprendre à tenir la barre toute allumée de ma splendide libellule des mers. On tourne autour du Cap de Bonne Espérance sans plus rien espérer de l'amour, on suit par son Pot au Noir, elle descend sur mon Cap Horn, et je m'enfonce dans son triangle des Bermudes en toute impunité histoire de réputation de bonne famille au retour du match-racing en inventant une perte de boussole, et une rencontre avec une extraterrestre qui m'aurait enlevé mon bermuda à l'insu de mon stricto sang suce. Assez yéyé, ah, hé, j'vais te niquer ton joli... La fin, je censure, des fois que des enfants lisent toute cette inintelligence crasse.

Voilà. Il es 5 heures. Delémont s'éveille. La musique boum-boum s'arrête. C'était mon carnaval de Saint-Valentin rien qu'à moi. Inventée dans ma tête, évitée sur le terrain du réel, Y'en a marre de cette vie d'intermittant du sexe avec des comédiennes qui ne savent plus jouer la comédie de l'amour qu'en faisant aligner les précieux dollars sur mon corps billard. Tu te crois vraiment sur une table d'opération et t'as le choix de décider qu'entre les pleines ou les cassées. Mais à la fin de la partie, t'a visé tous les trous et t'es le seul à payer les parties de jambes en l'air. Les miss, elles, se retirent après avoir tiré tout ce qu'elle pouvait tirer de ta queue alors que jusqu'à preuve du contraire c'est encore toi qui te retire de son chat d'amour après lui avoir offert son petit ou grand orgasme super bien privé.

Je vous offre 2 vidéo qui ne portent pas sur la plainte amoureuse, mais sur l'exemple de mes ex nuits déjantées, quand j'en avais encore régulièrement. Ce qui se fait trop rare pour manque à l'amour, manque à l'intimité, manque à une fille qui m'aime pour de vrai avec ma putain de situation matérielle.



 

 

 

Les Dix Commandements de la Romantique

Tu ne niqueras pas son porte-monnaie mais tu le niqueras lui.

Tu ne lui porteras pas préjudice mais tu le nourriras de ton amour.

Tu ne le tromperas qu'avec son consentement mais sans son assentiment.

Tu lui joueras la comédie de l'amour sans attendre son retour.

Tu ne liras pas dans ses pensées obscènes.

Tu lui liras des contes érotiques.

Tu l'emmèneras au paradis en lui offrant tes enfers.

Tu le rassureras sur ton amour pour lui.

Tu ne le quitteras que si c'est un con.

 

Quand au 10ème, inventez-le pour votre couple!


 

 

 

05:08 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (4)

13/02/2010

Lettres d'amour

 

Victor Hugo, lettre à Léonie Biard

Samedi – trois heures du matin.

 

Je rentre. J'ai ta lettre. Cette douce lettre, je l'avais lue aujourd'hui dans tes yeux. Que tu étais belle tantôt aux Tuileries sous ce ciel de printemps, sous ces arbres verts, avec ces lilas en fleurs au-dessus de ta tête. Toute cette nature semblait faire une fête autour de toi. Vois-tu, mon ange, les arbres et les fleurs te connaissent et te saluent. Tu es reine dans ce monde charmant des choses qui embaument et qui s'épanouissent comme tu es reine dans mon coeur.

Oui, j'avais lu dans tes yeux ravissants cette lettre exquise, délicate et tendre que je relis ce soir avec tant de bonheur, ce que ta plume écrit si bien, ton regard adorable le dit avec un charme qui m'enivre. Comme j'étais fier en te voyant si belle ! Comme j'étais heureux en te voyant si tendre !

Voici une fleur que j'ai cueillie pour toi. Elle t'arrivera fanée, mais parfumée encore ; doux emblème de l'amour dans la vieillesse. Garde-la ; tu me la montreras dans trente ans.

Dans trente ans tu seras belle encore, dans trente ans je serai encore amoureux. Nous nous aimerons, n'est-ce pas, mon ange, comme aujourd'hui, et nous remercierons Dieu à genoux.

Hélas! Toute la journée de demain dimanche sans te voir ! Tu ne me seras rendue que lundi. Que vais-je faire d'ici là ? Penser à toi, t'aimer, t'envoyer mon coeur et mon âme. Oh ! de ton côté sois à moi ! à lundi ! - à toujours !

 

La réponse imaginée de Léonie à Victor:

Mon amour,

Cupidon nous a frappé de sa flèche comme un petit diable qui nous veut du bien. Mon Victor, la beauté de l'amour ne dure qu'un temps, comme la beauté d'une femme. Dans trente ans, je serai fanée comme cette jolie fleur que tu m'a envoyé et qui s'est fanée en deux jours!

Je préfère ne pas penser à dans trente ans car j'ai peur de n'être plus à tes yeux qu'une vieille femme bien ridée, encombrante et bien folle, aigrie et usée par la vie. Ne crée pas d'espoirs inutiles dans mon coeur. J'ai déjà assez vécu et assez vu pour savoir que les hommes sont régulièrement frappés par le démon de minuit qui les visite en toute clandestinité, quand ils ont la politesse de rester maris convenables, ou pire dans la lumière crue quand ils sont fous amoureux d'une jeunette qu'il présente sans gêne aucune et comme un trophée conquis à leurs relations d'affaire, ou pire encore, à leur famille qui est devenue aussi celle de leur compagne par l'effet du mariage.

Demain, c'est la Saint-Valentin. Cela tombe bien que je ne sois pas près de toi. Je n'aime pas ces fêtes artificielles où nous sommes sensés nous bécoter à longueur de journée avec un coeur planté sur la poitrine, des bouquets de fleurs plein la maisonnée, des loupiottes clignotantes sur le crâne qui mentionnent avec trop d'insistance « I LOVE YOU » comme pour nous rappeler qu'on s'appartient comme un prisonnier appartient à sa cellule de prison.

Victor, tu n'es pas un bécasseau, et moi je ne suis pas une bécassine. Je te demande juste de m'aimer sincèrement, de m'aider quand je te demande de m'aider, de me soutenir quand je te demande de me soutenir, de me câliner quand je te demande de me câliner.

Pour le reste, ne sois pas trop romantique avec moi. J'ai besoin d'indépendance et de liberté, de voyages et de solitude. Mais sois certain, mon doux Victor, que je suis à tes côtés, que je te suis dans ta carrière d'écrivain, que je suis femme passionnée de toi quand je suis tout contre ton corps adoré. Ne me demande pas plus. N'exige surtout pas ma présence. Mais montre-moi que tu tiens à moi, que tu me veux, que tu n'attends que mon retour pour m'offrir cette orgie de sensualité et de poésie corporelle dont tu me gratifies quand tu n'es pas occupé à ta table de travail.

Mon tendre Victor, je t'aime. A lundi. Je me ferai spécialement belle pour toi, rien que pour toi, mon amour.

Ta Léonie.

 

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Hôtel de Ville, Delémont,

Crêperie du Château, Carnaval 2010

 

 

 

 

 

 

15:04 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (3)

Saint-Valentin rien que pour Loredana

Des petites pilules d'amour jetées violemment sur la table du salon devant lui. Elle hurle sa douleur, son désespoir d'avoir un homme croché au Viagra qui ne pense qu'à l'acte d'amour et jamais aux sentiments.

Elle le traite de sex machine, de type pervers devenu à moitié cinglé, de cocaïnomane qui n'est capable de s'éclater que sous l'effet des médics, de l'alcool et des stups. Elle le quitte. Elle lui conseille un médecin. Elle chiale, elle l'aime encore. Mais elle n'en peut plus de cet homme qui croit à une « virilité de la bite » plutôt qu'à « une virilité du sentiment » comme elle le lui reprochait vulgairement et régulièrement quand elle avait bu trois vodkas Red Bull de trop.

Maintenant elle retrouve son calme. Elle est seule. Elle rêve d'un prince charmant qui lui fera l'amour en toute galanterie. Marre des films pornos, des godes, des boules de geishas, des fantasmes de partouzes et de tous ces machins d'hommes qui abîment les sentiments des filles. Elle refuse d'être pute, elle veut être amante, simplement amante, folle amoureuse d'un homme plein de tendresse et d'attention pour elle. Mais elle sait que le train à passer depuis longtemps. Que les hommes sont désormais sur Internet à mater des gonzesses aussi honteuses que désespérantes dans leurs extrémités sexuelles. Elle est dégoûtée. « Mais où est donc passé le romantisme? » hurle-t.-elle dans un sanglot. Et les filles lui répondent: « T'es une gourde, ma vieille. Les mecs ils veulent des gonzesses-objets prêtes à tous les fantasmes les plus dégueulasses ». Elle, elle refuse de croire à ça. Elle refuse d'accepter qu'aujourd'hui il faut faire du sexe, et de plus du sexe tarifé, plutôt que l'amour.

Un homme pense comme elle, quelque part sur la planète. Mais cet homme se sent si minoritaire, si stupide dans son romantisme qu'il préfère renoncer à son romantisme et vivre dans la modernité délirante. Il pense que les filles cherchent d'abord les jeux érotiques hypnotiques, ces jeux qui les entraînent vers des extrémités sexuelles dévorantes. Il sait que pour en garder une, il devra lui offrir ses plaisirs pervers qui finissent toujours mal un jour. Car la liberté de jouir sans restriction se paie forcément un jour. L'homme a déjà perdu plusieurs femmes dont il était très amoureux. L'homme ne sait plus rien, sauf qu'il recherche à nouveau le romantisme avec sa prochaine petite amie. Mais la peur le tenaille. Est-ce que sa nouvelle petite amie sera vraiment romantique sur la durée ou voudra-t-elle, elle aussi, goûter aux fruits défendus des perversions amoureuses comme ses ex conquêtes?

Deux romantiques perdus dans un monde qui se voue aux perversités les plus débridées. Deux romantiques vont peut-être savoir redonner du goût et des couleurs au romantisme de l'amour. Ou alors ils se feront manger tout cru par leurs désirs et finiront par commettre de grosses bêtises qui se payeront forcément cash un jour ou l'autre. Le goût du fruit défendu reste plus fort que la tranquillité sereine d'un couple amoureux, harmonieux, et respectueux l'un envers l'autre.

C'est la loi d'un monde décadent qui offre de la fesse partout et en tous lieux. C'est la loi de l'hédonisme qui prône la jouissance des corps plutôt que la jouissance amoureuse. Et cette loi est si forte que deux romantiques auront de la peine à résister à cette vague pornographique et prostitutionnelle gigantesque qu'est notre post-modernisme.

Heuuu, ça commence comment et ça finit comment une histoire romantique moderne? « Ils s'aimèrent, se marièrent et eurent envie d'enfant...puis divorcèrent » ou « Ils baisèrent, vécurent en concubinage, et n'eurent jamais d'enfants...puis se séparèrent ».

Désolé, Loredana, j'aurais voulu savoir vous écrire un vrai texte romantique. Les moqueurs se seraient alors tellement bidonnés que je les aurais entendus s'éclater à travers l'ordinateur.

Je vous offre cette chanson sur laquelle, il y a très très longtemps, j'ai vécu des extases romantiques avec ma première compagne. Rien que pour vous et pour avoir su me donner la raison romantique de vous écrire ce texte désespéré ci-dessus.

 

01:08 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (4)