26/03/2010

La promesse de Zapatero

On ne zappe pas cette annonce d' il y a quelques minutes du chef du gouvernement espagnol. Selon lui, nous sommes au tout dernier millimètre de la crise entre la Suisse et la Libye...

Mais on ne sait encore rien de la suite à donner dans l'affaire Hannibal Kadhafi... Max Göldi, par contre, devrait retrouver rapidement la liberté... Encore qu'il faudra une grâce présidentielle de Muammar Kadhafi... Par ailleurs, on ne fait pas fi d'un simple claquement de doigt de la décision d'un Tribunal libyen... Zap semble zapper d'un coup de baguette magique sur tout le contentieux qui existe entre la Suisse et la Libye. Est-il magicien que l'on ne serait même pas étonné. En attendant, quand Muammar dira que Max Göldi est libre de chasser les papillons paparazzi en Suisse, nous croirons à la réalité de sa libération. En attendant, cela fait si longtemps qu'entre la Suisse et la Libye l'amour s'est étiolé pour passer au désamour et à la haine réciproque qu'il nous faut un tube tout neuf pour recoller les morceaux à la colle de Bananarama... Let's Go!

 

15:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |

Sophie Hunger & Co, honig ohne hamburger

 

Nous les Romands, nous n'avons pas trouvé une méthode pour apprendre le Suisse allemand. Alors nos politiciens de ce côté-ci de la barrière de rösti pourraient acquérir cette « barbarie » langagière grâce à un certain Kutti MC et une non moins certaine Sophie Hunger.

En musique, c'est tellement plus facile d'adoucir les moeurs d'une langue gutturale et gloutonne...

 

Et après, quand on se dit que nos oreilles ont besoin de retrouver de la douceur, du rêve beaucoup moins dadaïste et nettement plus atmosphérique, on garde bien au chaud une Suisse allemande dans notre placard du coeur à röstigraben. Et on se cuisine un plat magique et exceptionnelle avec l'émotionnelle et sensuelle Sophie Hunger. Ainsi va la Suisse. Ainsi va un peuple heureux qui ne cesse de critiquer l'étranger, à commencer par son frère naturel, tout en intégrant toutes les cultures du monde à son petit coin de paradis.

Et nous les Helvètes ne serions-nous pas tous des étrangers partis un jour de nulle part dans le désert pour se retrouver en Suisse?

 

 

Comme je découvre à l'instant la version "Take away" de ne me quitte pas (c'est marrant les coïncidences), je modifie mon article et je rajoute cette version "live" dans la rue et formidable de notre princesse Sophie. C'est obligé, je suis votre obligé, chère Sophie qui êtes née la même année que ma première fille, Manon.


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25/03/2010

Cercle de la rose des sables libyens

Les rois n'aiment que les actes d'allégeance à leur souveraineté. La démocratie est mise en échec par des méthodes et des usages d'un autre âge.

L'affaire libyenne rend bien compte du niveau de corruption, de faiblesse, de compromissions existant dans nos démocraties modernes qui s'épuisent à la recherche permanente de l'intérêt économique prioritaire plutôt que dans l'état prioritaire de la démocratie, soit l'absolu interdit de céder devant des preneurs d'otages. Mais étant donné que les otages suisses n'ont de fait jamais été reconnus internationalement comme des otages grâce au machiavélisme de Muammar Kadhafi, il est bien arrangeant de continuer à faire des courbette devant ce dictateur.

Cependant, si l'affaire s'envenime encore, je suis certain que le clan Kadhafi finira par perdre sa partie d'échec au lieu d'en obtenir au mieux le nul. Face à la Suisse seule, il tenait stratégiquement l'échiquier. Depuis que l'Europe est entrée dans la danse – et je souhaite de tout mon coeur qu'elle n'en sortira pas – les faveurs de l'échiquier sont en mains suisses et européennes.

Ne sous-estimez pas l'Europe, Monsieur Kadhafi. Le Spartacus helvétique a gagné bien des bataillons démocrates à sa cause. Et devant ce pouvoir-là vous serez défait, vous et votre clan, si vous persistez dans votre mauvaise foi.

Un soldat démocrate qui sait ce qu'il dit et ce qu'il fait. Reste à savoir si l'Europe serrera les rangs autour du Spartacus suisse.

 

09:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) |

24/03/2010

Si Calmy-Rey était Spartacus...

La Suisse négocie à nouveau avec la Libye. La Suisse cède...avec l'appui européen. Nous ne savons pas en échange de quelles garanties certaines de revoir Max Göldi au pire dans 3 mois, au mieux tout de suite. Par contre, si dans 3 mois, Max Göldi reste entre les mains libyennes, nous pourrons dire de notre pays qu'il aura été la parfaite marionnette de Kadhafi sous la bénédiction européenne. Capitulation devant la dictature d'un roi ou bonne stratégie de la Suisse? Pour cela, il faudrait savoir si le chat Botté Muammar Kadhafi a plus intérêt à laisser filer le Suisse qu'à le garder encore de longs mois entre ses griffes...

A voir...

23:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/03/2010

Recours Göldi, la plus grande prudence s'impose

Max Göldi ne sera peut-être pas libéré au bout des 4 mois qu'il a écopé dans le procès bizarre qui l'oppose aux autorités libyenne.

Sa demande en grâce ayant jusqu'ici échoué, il y a très peu de chance pour lui que sa peine soit réduite ou annulée. Quant à la demande de recours déposée par son avocat libyen, elle n'a toujours pas été examinée alors que l'otage a déjà passé un mois dans les geôles libyennes. Et pour cause. La Libye attend certainement que l'Europe bascule dans le camp italien dans la restriction des visas Schengen demandée par la Suisse pour les dignitaires libyens.

Et après? Si ces gens retrouvent le droit de voyager en Europe? C'est simple. On aura sans doute une Suisse qui boira le calice jusqu'à la lie avec un recours qui débouchera non sur une diminution de peine pour Max Göldi mais sur un rallongement de celle-ci afin de faire pression sur le Tribunal arbitral international qui devrait alors donner un avis plutôt favorable à la Libye dans l'affaire Kadhafi afin que Max Göldi ne risque pas des années de prison en Libye...

Cela suffit! La Suisse, si elle n'est plus soutenue par l'Europe, doit au moins insister pour que le Tribunal libyen se prononce définitivement sur le cas de Max Göldi avant d'accepter d'enlever de la liste noire de Schengen les dignitaires libyens. Comme la Libye continue de prétendre, avec la plus parfaite mauvaise foi, que le cas Göldi n'a rien à voir avec l'affaire Hannibal Kadhafi, elle sera obligée de dire si elle raccourci, prolonge ou maintient la condamnation à son niveau actuel avant la décision suisse sur la restriction Schengen. Et si à la fin de la peine prévue, la Libye ne libère pas notre compatriote, l'Europe comprendra alors que la Suisse aura bien fait d'user de ses droits démocratiques pour lutter contre une dictature ignoble. La Libye est au pied du mur. La Suisse ne doit surtout pas lâcher du lest maintenant. Attendre la décision sur le recours Max Göldi et se prononcer après. C'est la seule décision sage en ce moment pour notre diplomatie suisse et notre otage.

 

 

 

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