07/03/2010

La clef genevoise n'a pas été trouvée

Une question de droit se pose, ce soir, alors que l'otage suisse encore en détention en Libye n'a pas retrouvé la liberté ni même bénéficier de la demande de grâce promise en début de semaine par son avocat.

Une question qui, à cause de l'escalade et de l'importance des coups portés de part et d'autres, me paraît amplement légitime:

Un juge d'instruction peut-il obtenir la levée du secret des sources d'un rédacteur en chef quand il y a raison d'Etat qui touche gravement, outre une prise d'otage de citoyens, à la stabilité citoyenne entre communautés d'origine déjà mise à mal par la votation sur les minarets; à ses intérêts économiques; à ses relations directes avec ses voisins européens; à ses rapports avec les pays musulmans?

On le voit, l'enjeu de cette affaire pourrait être lourde de conséquence pour la politique future de notre pays. Et nous aimerions vivement que le Conseil fédéral, ainsi que l'Etat de Genève, donnent une réponse à cette question. La loi fédérale prévoit-elle le devoir de lever du secret des sources en cas d'urgence, et en cas de guerre (n'oublions pas que, même si l'appel au djihad du Président libyen n'est qu'une gesticulation, l'appel a été lancé)?

Hannibal Kadhafi a tendu une perche à la Suisse en ce début de semaine. Les Libyens sont dans l'embarras. Ils veulent tout comme nous mettre un terme à cette histoire d'otages. Ne pouvons-nous pas trouver un moyen d'offrir la clef de sa libération à Max Göldi en dénonçant le coupable de la fuite des photos puisqu'il est incapable de se dénoncer par lui-même?

 

 

 

21:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (11) |

8 mars 2010. hommage à Shakira

Une gitane à la spiritualité libérée, une chanteuse aux performances artistiques sensuelles et proches de l'extase. Shakira nous réserve le meilleur et laisse le pire derrière elle...ou presque. Une vidéo très bonne de la dompteuse de loup... et une parodie très marrante de son dernier clip vidéo de la louve en cage « She Wolf » pour nous les hommes qui apprécions la nouvelle liberté des filles mais regrettons leur peu d'attention à notre amour pour elles... Enfin, pas toujours...

 

 

 

11:29 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/03/2010

Le tissu et le voile à Berne

« Das Tuch » en allemand, le tissu en français. « Das Badtuch », le linge de bain. Une cinquantaine de personnes, seulement, ont manifesté cet après-midi à Berne contre l'instrumentalisation de la population musulmane suisse par le régime libyen. Comme je n'ai pas encore vu de comptes rendus de la presse écrite jusqu'à maintenant (23heures), je m'en tiens à l'intervention de la RSR1 de 22.30heures de ce dimanche soir. La manifestation aurait été placée sous le signe de la main de Fatima qui n'est pas un symbole religieux mais d'abord un signe féminin provenant à l'origine de la main de la fille de Mahomet, Fatima. Elle possède deux pouces et désignerait le chiffre 5. Elle serait utilisée comme amulette pour protéger du mauvais oeil et aussi comme porte-bonheur dans les pays africains. Les pays du Maghreb, et l'Inde, apprécient particulièrement la représentation de la main de Fatima.

 

 

Deux exemples de mains de Fatima ou Khomsa

 

La main est aussi celle qui tisse, qui fabrique le tissu, l'étoffe, qui sert à la mode, à sa beauté, àson élévation spirituelle, à l'habillage des femmes. « Das Tuch » en allemand. J'ai trouvé une chanson sous ce terme qui mélange sonorités médiévales et maghrébines, ainsi que culture germanique. Très surprenant le mélange des sonorités...et les mains qui se rejoignent...

 

23:26 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (12) |

TU + CH = Tuch too much!

La Tunisie et la Suisse ont parfois des difficultés de communications téléphoniques. Cela change de la communication diplomatique avec la Libye.

Alors j'ai inventé aujourd'hui une pub pour les agences de voyage qui travaillent sur les deux pays.

 

TU + CH = TUCH TOO MUCH YOUR HOLLIDAYS!

TUNISIE – SUISSE, DEUX PAYS FAITS POUR SE RENCONTRER.

 

J'ai fait cette trouvaille en attendant de renouer le contact avec ma petite amie, Imen, entre vendredi et samedi.

Et comme j'ai aussi trouvé des merveilles sur Y tube avec ce terme « TUCH », je vous offre deux vidéos en prime.

Maintenant si les agences anticipent et me piquent l'idée, je fais passer le chapeau de l'artiste dans les rangs du management.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tuch too much
envoyé par ertu5504.


Oh you tuch my tralala
envoyé par adfish. - Plus de vidéos de blogueurs.

18:02 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/03/2010

La TdG ne s'excusera pas pour les photos

 

Liberté de la presse. Les photos d'Hannibal Kadhafi publiées par la TdG ne feront pas l'objet d'un mea culpa du rédacteur en chef de ce quotidien.

Il ne donnera pas non plus l'origine de la source. Nous pouvons retenir deux choses au moins. La liberté de la presse ne peut pas violer ses principes, et la décision du rédacteur en chef est tout-à-fait juste et légitime. Sinon l'arbitraire s'installerait partout, ce qui est déjà parfois le cas avec le dévoilement d'identité pour certains cas judiciaires et pas pour d'autres.

Par contre, il est vrai que le responsable de ce journal aurait pu nous donner les raisons de son autorisation à diffuser ces photos dans la TdG. L'humiliation, comme il le dit lui-même? Mais alors faut-il rajouter de l'humiliation à l'humiliation pour se faire respecter et écouter? Difficile à accepter cette explication-là. J'espère simplement que ce n'était pas sous le désir de vengeance que cette décision délicate a été prise. Car nos otages n'avaient pas besoin d'un acte vengeur pour être libéré mais d'un acte réparateur.

Bref. C'est déjà du passé. Le mal a été fait. Et apparemment, l'auteur de la fuite n'a pas l'intention de se dénoncer lui-même. Il faudra donc y aller au forceps judiciaire. Peut-être l'auteur ne se rend-il pas compte qu'il est en liberté, lui, alors que deux autres personnes ont payé sans doute à cause de sa faute (car c'est une faute punissable par la loi suisse) un prolongement de leur peine loin de leurs familles. Pour cela, Max Göldi et Rachid Hamdani ne vous diront sans doute pas merci, Monsieur de la Source (je dis « Monsieur » parce qu'une Dame se serait dénoncée spontanément à l'heure où j'écris ces lignes car elle aurait compris la souffrance endurée et prolongée de nos deux otages...).

Je laisse, en musique, le train passé sur mon corps et me demande si tant de photos et de vidéos prises dans la vie d'une femme et d'un homme peuvent parfois nous blesser quand elles sont publiées à grande échelle sur l'Internet...

 

14:36 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (26) |