02/08/2011

Strauss-Kahn: l'armure des puissants

 

Il a trouvé une femme qui défend son territoire. Une femme dont personne ne remet en cause son témoignage. Elle, au contraire de Nafissatou, parle sans arrière-pensées, sans intérêts financiers, sans chèque versée par des intermédiaires dans un méli-mélo financier et bancaire dont personne et surtout pas un juge ne trouvera la trace physique mettant en cause la crédibilité de DSK et de cette femme.

Une ex-maîtresse bien pratique par les temps qui courent à l'usage du faux, éventuellement du vrai, car plus personne ne sait à quel saint ou quelle sainte se vouer pour savoir où se tient la vérité. DSK a tout pour mettre en pièce Nafissatou: une victime d'un viol présumé pas au-dessus de tout soupçon, une presse française et financière pas prête à noircir un de leurs alliés dans le jeu de la caste des nantis contre celle des réprouvés, petites mains forts utiles pour les basses besognes qui rendent facile la vie des gens riches. Quel riche n'a pas besoin de sa femme de ménage? Et puis, si au passage, cette femme de la serpillère peut aussi assouvir les vices et les fantasmes de ces riches qui s'ennuient à tous instants à claquer leurs tunes, pourquoi pas? Un troussage de domestique n'a jamais tué son homme. Au contraire, cela le conforte dans son autorité et sa domination. Bref. Effacer le procès, Mesdames et Messieurs les gens de la High Society. Annuler toutes les charges retenus contre l'ex-directeur du FMI. Car relation sexuelle il y a bien eu. Furtive, rapide, brutale. Et si Nafissatou n'est pas la victime de cette affaire mais l'instigatrice d'une manigance machiavélique contre DSK, alors pourquoi pas avant, et pas avec d'autres hommes? Mère d'une fille de 15 ans, ayant un emploi pénible, si Nafissatou était vraiment diabolique n'aurait-elle pas dès sa jeunesse essayé de gagner beaucoup d'argent en se prostituant pour se mettre à l'abri de la misère? Mais ce genre de questions limpides et d'amnésie généralisée, les journalistes professionnels ne se la posent pas. On entend juste la rumeur qui enfle en défaveur de la fille venue des basses couches de la société: Nafi accorde des interviews pour s'en mettre plein les poches. Nafi a ouvert un compte pour blanchir l'argent de la drogue de son petit copain. Nafi est louche, voir même vulgaire, au sens populaire du terme. Petite pauvresse de la rue, elle a juste utilisé les dérisoires moyens de son corps déjà usé par le travail pour tenter une ultime opération kamikaze par une action désespérée: s'en prendre à un super puissant et soutirer du fric à l'homme qui dirige le Fond monétaire international en offrant son corps pour mieux piéger le mâle par la suite. Menthe religieuse, sorte de bombe H qui devait irradier l'homme super riche au profit d'une oeuvre mercantile orchestrée par cette espionne ménagère au service de sa propre majesté. L'ego Nafi, femme vénale et fatale, plus fort que l'ego de DSK. Nafi trébuche. L'espionne du balai n'aura pas la peau du boss. Elle aura juste passer le plumeau sur la tige du Monsieur.

En souvenir, elle aura reçu en plein visage la marque de la triste jouissance d'un homme comme cadeau empoisonné pour sa vie future. Mais on vous le dit, la presse a fait son choix. C'est cette jouissance mâle qui est la plus véridique dans cette affaire. Le reste, on s'en fout. Le drame de Nafi c'est qu'elle se heurte au mur infranchissable de la caste. La justice ne peut pas la défendre vu son manque de virginité en matière de parole véridique. Il aurait fallu qu'elle soit une authentique oie blanche, sans passé compromettant, sans mensonge, sans compte ouvert dont elle a donné le numéro à un trafiquant de H.

Un riche ne doit pas justifier ses abus de pouvoir face à une potentielle victime pauvre qui a des choses à se reprocher. C'est ainsi. Encore une fois le poids de la balance judiciaire penche en faveur de ceux qui ont tout pour plaire. Les femmes et la justice sortiront perdantes. C'est ce que l'on retiendra de cette lamentable histoire de viol.

 

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